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Joris Sainati : de la Ligue 2 au MMA, l'incroyable reconversion d'un défenseur aguerri

Joris Sainati : de la Ligue 2 au MMA, l'incroyable reconversion d'un défenseur aguerri

Un défenseur de Ligue 2 se lance dans la cage : quand le football rencontre le MMA

L'essentiel

  1. Joris Sainati, 37 ans, passe du football professionnel (223 matchs en Ligue 2) au MMA, une reconversion rare et audacieuse.
  2. Passionné de longue date par les arts martiaux, il a débuté par le grappling, remportant deux victoires à l’Open de Marseille malgré un entraînement limité.
  3. Son objectif ? Passer rapidement aux combats complets de MMA, où frappes et grappling s’entremêlent, pour un défi encore plus intense.
  4. Une transition qui interroge : comment un footballeur se prépare-t-il à affronter des spécialistes du MMA ?
  5. Son parcours pourrait inspirer d’autres athlètes en quête de seconde carrière, prouvant que la détermination transcende les disciplines.

Du terrain vert à l’octogone : une reconversion qui défie les attentes

Imaginez un défenseur central, solide comme un roc, habitué aux duels physiques et aux stratégies collectives du football, décider un beau jour de troquer ses crampons contre des gants de MMA. C’est pourtant le pari fou de Joris Sainati, 37 ans, ancien pilier de la Ligue 2 avec 223 matchs au compteur sous les maillots du FC Lorient, de l’AC Ajaccio et du SC Bastia. Après avoir raccroché les crampons il y a deux ans, il se lance aujourd’hui dans une discipline radicalement différente : les arts martiaux mixtes (MMA). Une décision qui surprend, mais qui s’inscrit dans une logique de défi personnel et de quête d’adrénaline.

"Le football m’a tout donné, mais j’avais besoin de quelque chose de plus intense, de plus brut, où chaque combat est une histoire à part entière", confie-t-il. Contrairement à d’anciens sportifs qui choisissent des reconversions dans le coaching ou les médias, Sainati a opté pour un univers où la moindre erreur se paie cash. Un choix risqué, mais qui reflète son tempérament : celui d’un compétiteur né, toujours en quête de dépassement.


Pourtant, cette transition n’est pas un coup de tête. Joris Sainati cultive une passion secrète pour le MMA depuis des années. "Je suivais déjà l’UFC avant que ça devienne aussi populaire en France", révèle-t-il. Une fascination pour l’exigence physique et mentale de ce sport, où chaque combat est un mélange de technique, de stratégie et de courage. Après sa carrière footballistique, il a donc décidé de plonger tête la première dans cette nouvelle aventure, commençant par le grappling, une discipline proche du jiu-jitsu, essentielle pour maîtriser les prises au sol avant de monter dans la cage.

L’Open de Marseille : une entrée remarquée dans le monde des arts martiaux

Ses débuts dans le grappling ont été pour le moins convaincants. Lors de l’Open de Marseille, Joris Sainati a remporté deux victoires en seulement quelques mois d’entraînement – une vingtaine de séances en un an, selon ses dires. Un exploit quand on sait que ses adversaires avaient souvent des années de pratique derrière eux. "Je me suis rendu compte que mon expérience de footballeur, avec les duels et la gestion du stress, m’aidait énormément", explique-t-il. Mais attention, le grappling n’est qu’une étape : "Je suis plus MMA, donc en pieds-poings !", précise-t-il avec enthousiasme.

Cette préférence pour le combat complet n’est pas anodine. Dans le MMA, les frappes (poings, coudes, genoux, pieds) s’ajoutent aux techniques de grappling, rendant chaque affrontement imprévisible. Une dimension qui séduit particulièrement l’ancien défenseur, habitué aux contacts rudes sur les pelouses de Ligue 2. "Au football, on anticipe, on place son corps. En MMA, c’est la même chose, mais avec une intensité décuplée", compare-t-il. Une approche qui montre à quel point son expérience passée peut devenir un atout dans sa nouvelle discipline.


Pourtant, certains observateurs restent sceptiques. "Passer du football au MMA, c’est comme vouloir devenir pilote de Formule 1 après avoir conduit des karts", ironise un entraîneur de MMA sous couvert d’anonymat. Un avis que Sainati prend avec philosophie : "Je ne prétends pas devenir champion du monde, mais je veux prouver que c’est possible de se reconvertir, même à 37 ans. Et puis, j’adore ça !" Une détermination qui force le respect, d’autant que son profil physique – 1,85 m pour 85 kg – correspond aux standards des catégories mi-lourds ou lourds-légers en MMA.

"Derrière les projecteurs" : les coulisses d’une préparation express

Comment se prépare-t-on à affronter des spécialistes du MMA quand on vient du football ? La réponse tient en un mot : l’adaptation. Joris Sainati s’entraîne aujourd’hui dans un club marseillais réputé, où il côtoie des combattants expérimentés. "Les premiers mois, j’ai pris des claques, au sens propre comme au figuré", avoue-t-il en riant. Mais loin de le décourager, ces difficultés l’ont motivé à redoubler d’efforts. Son secret ? Une hygiène de vie irréprochable – "plus de fast-food, plus d’alcool, et des nuits de 8h minimum" – et une discipline de fer.

Son entraîneur, un ancien combattant de l’UFC, souligne son "mental d’acier" : "Il a le profil type du guerrier. Il encaisse, apprend vite, et surtout, il ne lâche jamais." Un état d’esprit qui rappelle ses années en Ligue 2, où il était connu pour son engagement sans faille sur le terrain. Mais la transition n’est pas que physique : "En MMA, il faut aussi gérer la pression médiatique et l’aspect spectacle. Ce n’est pas juste une question de performance, c’est un show", explique-t-il. Une dimension que Sainati découvre peu à peu, entre interviews et préparation mentale.


Pour accélérer sa progression, il a aussi fait appel à des spécialistes en nutrition et en préparation physique. "Mon corps a changé. Je suis plus sec, plus explosif. En football, on travaille l’endurance et la tactique. Ici, c’est la puissance pure et la réactivité qui comptent", détaille-t-il. Une métamorphose qui impressionne même ses anciens coéquipiers de football, comme Fabien Audard, gardien emblématique du FC Lorient : "Franchement, quand il m’a dit qu’il se lançait dans le MMA, j’ai cru à une blague. Mais quand je l’ai vu à l’entraînement, j’ai compris qu’il était sérieux. Et il a le niveau !"

MMA vs Football : deux sports, une même philosophie ?

À première vue, football et MMA n’ont rien en commun. Pourtant, Joris Sainati voit des similitudes insoupçonnées entre les deux disciplines. "Dans les deux cas, il faut lire le jeu – ou le combat –, anticiper les mouvements de l’adversaire, et savoir quand frapper ou quand reculer", analyse-t-il. Une vision partagée par certains experts, comme Fernando Lopez, commentateur MMA pour RMC Sport : "Un bon footballeur a déjà une intelligence tactique qui peut servir en MMA. Après, il faut ajouter la technique pure et la gestion de la violence, mais le socle est là."

Cependant, les différences restent majeures. En MMA, il n’y a pas d’équipe pour couvrir vos erreurs, pas de remplacement possible, et surtout, pas de match nul : "Soit tu gagnes, soit tu perds. Et parfois, tu perds très mal", résume Sainati avec lucidité. Une réalité qui tranche avec le football, où une défaite peut se partager collectivement. "Ici, tu es seul face à toi-même. C’est ça qui est excitant… et terrifiant à la fois", confie-t-il.


Autre défi : l’image du sport. Alors que le football est largement accepté (voire encensé) en France, le MMA reste controversé, souvent associé à la violence pure. "Certains de mes anciens fans me disent : ’Mais qu’est-ce que tu fais ?!’", raconte-t-il. Une réaction qu’il comprend, mais qu’il assume pleinement : "Le MMA, c’est un sport comme un autre, avec ses règles, son respect, et une préparation extrême. Ce n’est pas du catch, ni de la baston de rue." Un plaidoyer qui rejoint celui de la Fédération Française de MMA, en pleine bataille pour la reconnaissance officielle du sport en France.

Et demain ? Les ambitions (réalistes) de Joris Sainati

Alors, Joris Sainati vise-t-il un titre en UFC ? "Non, soyons clairs : à 37 ans, avec seulement quelques mois de pratique, ce serait irréaliste", tempère-t-il. Son objectif est bien plus terre-à-terre : monter dans la cage d’ici un an pour un premier combat officiel en MMA, idéalement dans une organisation française comme l’Ares FC ou l’Hexagone MMA. "Je veux vivre cette expérience, sentir l’adrénaline, et pourquoi pas, inspirer d’autres sportifs à osez se reconvertir", explique-t-il.

En attendant, il continue de s’entraîner dur, tout en gardant un pied dans le football via des projets médiatiques. "Je ne tourne pas le dos à mon passé, au contraire. Le football m’a forgé, et aujourd’hui, il me donne la crédibilité pour aborder le MMA différemment", souligne-t-il. Une approche qui pourrait séduire des sponsors, à l’affût de profils atypiques pour promouvoir le sport.


Reste une question : cette reconversion est-elle viable sur le long terme ? Les exemples de sportifs passant avec succès d’une discipline à une autre sont rares. Herschel Walker, ancien joueur de NFL devenu combattant de MMA à 47 ans, en est un, mais les cas restent exceptionnels. "Je ne me fais pas d’illusions : je sais que mon corps ne tiendra pas dix ans dans ce sport. Mais je veux profiter de chaque instant, et surtout, montrer que tout est possible avec de la volonté", conclut Sainati, le regard déterminé.

Entre deux mondes, Joris Sainati trace sa route avec une audace qui force l’admiration. Son parcours rappelle que le sport, avant d’être une question de performance, est d’abord une histoire de passion et de dépassement. Alors que le MMA gagne en popularité en France, sa reconversion pourrait bien ouvrir la voie à d’autres athlètes en quête de nouveaux défis. Une chose est sûre : que ce soit sur un terrain de football ou dans une cage, l’ancien défenseur de Ligue 2 n’a pas fini de surprendre.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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