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De Joanna Jędrzejczyk à 3,5 millions par combat : l’ascension fulgurante des revenus féminins à l’UFC
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Joanna Jędrzejczyk, pionnière du MMA féminin à l'UFC, révèle comment les revenus des combattantes ont été multipliés par dix en une décennie. Entre contrats dépassant désormais les 3,5 millions de dollars par combat et la fin du système pay-per-view, l’organisation a transformé le paysage financier du sport.
A retenir :
- Joanna Jędrzejczyk révèle une évolution spectaculaire des revenus dans l'UFC, avec des contrats pouvant atteindre 3,5 millions de dollars par combat aujourd’hui.
- Les nouveaux talents signent désormais des contrats dépassant ses gains passés, autrefois records pour une combattante.
- La suppression du pay-per-view a redistribué les revenus, offrant des garanties financières bien plus élevées aux athlètes.
- Son record de cinq défenses consécutives du titre poids pailles (2015-2017) reste un exploit rare, avec des gains cumulés inférieurs à 2 millions de dollars à l’époque.
Il y a douze ans, lorsqu’elle foulait pour la première fois l’octogone de l’UFC, Joanna Jędrzejczyk n’aurait jamais imaginé que ses revenus pourraient un jour être dépassés par ceux d’une simple recrue. Pourtant, aujourd’hui, une combattante dominante peut signer un contrat à 3,5 millions de dollars par combat – un montant qui aurait semblé irréel en 2012, lorsque la Polonaise faisait ses premiers pas dans l’organisation.
« À mes débuts, mes cachets étaient une fraction de ce que gagnent les nouvelles générations », confie-t-elle. En effet, ses premiers contrats ne dépassaient pas quelques dizaines de milliers de dollars, là où une recrue comme Erin Blanchfield ou Cheyanne Vlismas peut aujourd’hui négocier des garanties bien supérieures à ses gains cumulés lors de ses plus grands combats.
L’explosion des revenus s’explique en grande partie par la fin du système pay-per-view, qui a redistribué les richesses. Avant 2020, les primes dépendaient largement des ventes de PPV, laissant peu de marge aux athlètes en dehors des combats phares. Désormais, l’UFC garantit des montants fixes bien plus élevés, même pour des combats moins médiatisés. Un changement qui a permis à des luttatrices comme Zhang Weili ou Valentina Shevchenko de bâtir des carrières financièrement viables sans dépendre d’un seul événement.
Pourtant, cette révolution a un revers : les inégalités persistent. Si les têtes d’affiche féminines profitent de cette manne, les combattantes moins exposées peinent encore à vivre décemment de leur sport. Jędrzejczyk, dont le règne entre 2015 et 2017 reste gravé dans l’histoire, avait accumulé moins de 2 millions de dollars pour cinq défenses de titre – un record à l’époque, mais une somme dérisoire comparée aux standards actuels.
Alors que l’UFC continue de dominer le MMA mondial, une question se pose : cette croissance exponentielle des revenus profitera-t-elle un jour à l’ensemble des athlètes, ou restera-t-elle l’apanage d’une élite ? Une chose est sûre, l’organisation a bel et bien transformé le visage financier du sport féminin.
L’ascension des revenus féminins à l’UFC illustre une mutation profonde du MMA, où les luttatrices passent d’un statut de pionnières sous-payées à celui d’athlètes sur-sollicitées. Pourtant, le défi reste entier : rendre cette prospérité accessible à toutes.

