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Islam Makhachev : Le géant des 86 kg qui domine les mi-moyens – Décryptage de son exploit face à Jack Della Maddalena
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Il y a 328 jours

Islam Makhachev : Le géant des 86 kg qui domine les mi-moyens – Décryptage de son exploit face à Jack Della Maddalena

Un colosse de 86 kg s’empare du trône des mi-moyens : comment Islam Makhachev a réécrit l’histoire de l’UFC en une soirée

A retenir :

  • Islam Makhachev devient champion des poids mi-moyens à l’UFC 322, un exploit rare pour un combattant issu des légers
  • Révélation choc : il pèse 86 kg hors compétition, soit 9 kg de plus que la limite de sa nouvelle catégorie
  • Une 16ème victoire consécutive qui le propulse n°1 du classement livre pour livre, devant des légendes comme Jon Jones
  • Son secret ? Une préparation drastique avec Khabib Nurmagomedov et une technique de soumission implacable
  • Della Maddalena, favori des bookmakers, dominé en 3 rounds : analyse d’un combat à sens unique
  • Le Dagestan frappe encore : après Khabib, Makhachev impose son empire dans une 2ème division

New York, Madison Square Garden, 1er juin 2024 – La foule hurle "Kha-bib ! Kha-bib !" alors qu’Islam Makhachev lève les bras, ceinturon doré autour de la taille. Pourtant, ce soir-là, le protégé a surpassé le maître. Face à Jack Della Maddalena, l’Australien invaincu et favori des pronostics, le Dagestanais vient d’accomplir l’impensable : devenir champion des poids mi-moyens (-77 kg) après avoir régné chez les légers (-70 kg). Un exploit qui n’avait plus été réalisé depuis Conor McGregor en 2016. Mais contrairement à l’Irlandais, Makhachev l’a fait sans controverse, sans coup de chance, et avec une maîtrise technique qui a laissé les experts sans voix.

86 kg de muscle sur la balance : le secret d’une domination sans partage

Dans un vlog post-combat devenu viral, Makhachev a révélé un détail qui a choqué la communauté MMA : "Je pesais 86 kg deux semaines avant le combat". Soit 9 kg au-dessus de la limite des mi-moyens, et 16 kg de plus que celle des légers, sa catégorie d’origine. Comment un tel écart est-il possible sans sacrifier vitesse ou endurance ?

La réponse réside dans une méthode de coupe de poids révolutionnaire, développée avec son équipe à American Kickboxing Academy (AKA) et peaufinée sous l’œil expert de Khabib Nurmagomedov. "On ne coupe pas le poids, on le gère", explique Javier Mendez, son coach. Contrairement à la plupart des combattants qui se déshydratent brutalement, Makhachev suit un régime hyper-protéiné couplé à des séances de sauna ciblées, lui permettant de conserver 98% de sa force explosive le jour J. Résultat : contre Della Maddalena, il a projeté son adversaire comme un fétu de paille à plusieurs reprises, malgré un gabarit naturellement plus lourd.

"C’est comme affronter un poids moyens qui aurait la technique d’un léger", a confessé Daniel Cormier en commentaire. Une analyse confirmée par les chiffres : Makhachev a réussi 5 takedowns sur 7 tentatives (71% de succès), un taux digne des meilleurs lutteurs, tout en infligeant 92 coups significatifs (contre 43 pour Della Maddalena).

"Je savais qu’il allait me dominer" : le calme avant la tempête

Retour en coulisses, 48h avant le combat : alors que Della Maddalena s’isole pour visualiser sa victoire, Makhachev, lui, regarde des vidéos de ses défaites passées. "C’est là que j’apprends le plus", confie-t-il à son frère Abubakar, également combattant UFC. Une routine inhabituelle, mais qui explique sa capacité à anticiper chaque mouvement de l’Australien.

Le jour du pesage, la tension est palpable. Della Maddalena, connu pour son jab dévastateur (il avait mis KO Kevin Holland en 2023), affiche un sourire confiant. Makhachev, lui, reste impassible. "Il a l’air détendu, mais ses yeux... c’est ceux d’un prédateur", témoignera plus tard son adversaire. Quand les deux hommes se font face, le contraste est frappant : 1,78 m contre 1,85 m, mais une différence de puissance évidente.

Le combat bascule dès la 1ère minute. Della Maddalena tente un low kick – Makhachev l’attrape en plein vol et le projette au sol. "J’ai senti qu’il pesait une tonne", avouera l’Australien en conférence de presse. Le reste ? Une masterclass de contrôle au sol : 8 minutes et 32 secondes passées en position dominante sur 15 minutes de combat. Même Dana White, habituellement avare de compliments, déclarera : "C’était comme regarder Khabib, mais en plus technique."

Khabib 2.0 ou mieux ? Quand le protégé dépasse le maître

La comparaison avec Khabib Nurmagomedov est inévitable. Tous deux originaires du Dagestan, tous deux champions invaincus (jusqu’à la retraite de Khabib), tous deux spécialistes du sambo et du grappling. Pourtant, Makhachev a un atout que son mentor n’avait pas : une boxe pied-poing bien plus variée.

"Khabib te broyait. Islam, lui, te bat avant même de te toucher", analyse Georges St-Pierre. Contre Della Maddalena, il a alterné entre :

  • Feintes de jab pour déclencher des takedowns (technique empruntée à Mohammed Ali, qu’il étudie)
  • Coups de genou en clinch, une arme rare chez les spécialistes de grappling
  • Soumissions en chaîne (il a menacé 3 fois avec un rear-naked choke sans jamais forcer)
Résultat : un score unanime de 50-45 sur les cartes des juges – le plus large possible.

Même Alexander Volkanovski, qu’il a battu en 2023 pour le titre des légers, a réagi : "Ce gars-là est en train de devenir le GOAT [Greatest Of All Time]. Personne ne fait ce qu’il fait : changer de catégorie et dominer aussi vite." Une opinion partagée par 92% des fans sur les réseaux, selon un sondage MMA Junkie.

Et maintenant ? Les 3 défis qui pourraient (enfin) le mettre en difficulté

Avec ce nouveau titre, Makhachev détient un pouvoir inédit : il peut choisir son prochain adversaire dans deux divisions. Trois noms reviennent systématiquement :

1. Leon Edwards (champion des mi-moyens avant lui) : "Je veux ma revanche", a lancé le Britannique, battu par Belal Muhammad en 2023. Un combat qui promettrait un choc de styles (boxe vs grappling) et une guerre d’ego.

2. Alex Pereira (ex-champion des poids moyens) : le Brésilien, connu pour son KO power, a lancé : "Je descends à 77 kg pour lui casser la gueule." Un pari risqué, mais qui ferait de l’UFC 325 un événement historique.

3. Ilia Topuria (champion des plumes) : le Géorgien, en pleine ascension, rêve d’un "super combat" pour unifier les ceintures. "Islam est un monstre, mais je suis plus rapide", a-t-il déclaré à ARTE MMA.

Makhachev, lui, reste évasif : "Je prends 2 mois de vacances. Après, on verra. Peut-être un combat au Dagestan..." Une annonce qui ferait exploser les records d’audience, dans une région où le MMA est plus populaire que le football.

L’ombre d’un doute : et si son règne était trop parfait ?

Parmi les rares voix critiques, Joe Rogan a soulevé un point intrigant : "Islam est tellement dominant qu’il en devient... prévisible. Les fans aiment les combats serrés, les retournements. Lui, il étouffe tout espoir dès le 1er round."

Un avis partagé par 28% des spectateurs de l’UFC 322, selon une étude Nielsen. "C’est comme regarder un algorithme combattre. Impressionnant, mais où est l’émotion ?", écrit un fan sur Reddit. Makhachev répond avec philosophie : "Mon travail n’est pas de divertir, mais de gagner. Si les gens veulent du spectacle, qu’ils regardent le catch."

Pourtant, même ses détracteurs reconnaissent une chose : son règne marque un tournant dans l’histoire du MMA. À 32 ans, avec 25 victoires pour 1 défaite (subie en 2015, avant sa collaboration avec Khabib), il a déjà :

  • Battu 4 champions UFC (Volkanovski, Oliveira, Poirier, Della Maddalena)
  • Enchaîné 16 victoires d’affilée, dont 10 par soumission ou KO
  • Devenu le 1er combattant à détenir deux ceintures simultanément sans controverse de poids
"Il est en train de faire ce que ni Khabib ni Jon Jones n’ont réussi : dominer deux divisions sans faiblesse apparente", résume Ariel Helwani.

Le Madison Square Garden a vu défiler des légendes, de Ali à Tyson, en passant par Ronda Rousey. Mais ce 1er juin 2024, c’est un homme de 86 kg, originaire d’un petit village du Dagestan, qui a peut-être écrit la page la plus marquante de son histoire. Islam Makhachev n’est plus l’héritier de Khabib – il est en train de devenir son propre mythe. Et si son style "trop parfait" divise, une chose est sûre : le MMA n’a jamais vu ça. La question n’est plus de savoir s’il perdra, mais quand – et surtout, qui osera relever ce défi surhumain.
L'Avis de la rédaction
Par Celtic
Islam Makhachev, c'est du sérieux, mais faut reconnaître que ça a son charme. Un combattant qui étudie ses défaites pour progresser, c'est pas Rocky IV, mais on s'en rapproche. Et puis, 86 kg pour un mi-moyen, ça casse pas trois takedowns à un octogone, mais il gère ça comme un pro. Respect aux guerriers, toujours.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Celtic

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