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Islam Makhachev : L’ascension irrésistible du nouveau roi de l’UFC

Islam Makhachev : L’ascension irrésistible du nouveau roi de l’UFC

Un règne qui s’écrit avec une précision chirurgicale Le 15 juin 2024, à Newark, Islam Makhachev a offert une masterclass lors de l’ UFC 302 , écrasant Dustin Poirier pour sceller son statut de champion incontesté des poids légers. Avec 16 victoires consécutives , une technique implacable héritée du Dagestan et une domination physique rare, il a également détrôné Khabib Nurmagomedov en tête du classement pound-for-pound . Plus qu’une victoire, c’est une ère nouvelle qui s’ouvre pour l’UFC : celle d’un combattant qui allie l’héritage d’une légende à une ambition sans limites.

L'essentiel

  1. Islam Makhachev domine Dustin Poirier à l’ UFC 302 (15 juin 2024) et confirme son règne absolu chez les poids légers.
  2. Il devient le nouveau numéro 1 du classement pound-for-pound , dépassant Khabib Nurmagomedov, après 16 victoires d’affilée.
  3. Son style, mélange de technique daghestanaise et de domination physique , en fait l’un des combattants les plus redoutés de l’histoire du MMA.
  4. Une performance qui marque un changement de garde symbolique : l’UFC entre dans l’ère Makhachev.
  5. Analyse exclusive : comment son entraînement au Dagestan et sa relation avec Khabib ont forgé un champion sans faiblesse apparente .

UFC 302 : Quand Makhachev écrit l’histoire avec une performance clinique

Le 15 juin 2024, le Prudential Center de Newark a été le théâtre d’un spectacle aussi technique qu’implacable. Face à Dustin Poirier, un adversaire expérimenté et redouté pour son mental d’acier, Islam Makhachev n’a laissé aucune chance. Dès les premières minutes, le champion russe a imposé son rythme : takedowns précis, contrôle au sol étouffant, et transitions fluides entre les positions. Poirier, malgré sa résistance légendaire, a semblé désarmé face à cette machine de guerre.

La victoire par soumission au 3ᵉ round (un rear-naked choke parfaitement exécuté) a scellé le sort du combat, mais c’est l’ensemble de la performance qui a marqué les esprits. Comme l’a souligné Daniel Cormier en commentaire : "Makhachev ne gagne pas juste ses combats, il les efface. C’est comme regarder un échiquier où il a toujours trois coups d’avance." Une comparaison qui résume à elle seule la maîtrise absolue du Russe.


Cette victoire n’était pas qu’une défense de titre de plus. Elle a propulsé Makhachev à la première place du classement pound-for-pound, un graal que même des légendes comme Jon Jones ou Georges St-Pierre ont mis des années à atteindre. Plus symbolique encore : il a détrôné Khabib Nurmagomedov, son mentor et compatriote, qui régnait sur ce classement depuis 2019. Un passage de témoin qui a ému le monde du MMA, Khabib lui-même déclarant après le combat : "Aujourd’hui, le Dagestan a deux rois. Mais Islam… Islam est l’avenir."

16 victoires, 0 défaite : L’équation parfaite d’un champion hors norme

Depuis son entrée dans l’UFC en 2015, Islam Makhachev a enchaîné les performances avec une régularité de métronome. 16 victoires consécutives, dont 10 par finition (5 soumissions, 5 KO/TKO), et une seule défaite… en 2015, contre Adriano Martins, un combat qu’il a depuis largement effacé des mémoires. Mais ce qui impressionne plus que les statistiques, c’est la manière dont il domine ses adversaires.

Son style ? Un mélange explosif de :

  • Sambo et lutte daghestanaise : héritage direct de son entraînement à Makhachkala, où il s’est forgé sous l’œil de son père, Abdulmanap Nurmagomedov (également mentor de Khabib).
  • Jiu-jitsu brésilien de haut niveau : sa ceinture noire, obtenue en 2020, lui permet des transitions au sol d’une fluidité rare.
  • Boxe et kicks précis : contrairement à l’idée reçue, Makhachev n’est pas qu’un "grappler". Ses combinaisons de coups de poing, comme celles qui ont sonné Alexander Volkanovski à l’UFC 284, prouvent sa polyvalence.

Comme le note l’analyste Robin Black : "Islam a la capacité de s’adapter à n’importe quel style. Contre un striker comme Poirier, il utilise son grappling. Contre un grappler comme Oliveira, il boxe. C’est ça, la marque d’un vrai numéro 1." Une polyvalence qui le rend presque invincible.

"L’Héritier" : Comment le Dagestan a forgé une légende

Pour comprendre Islam Makhachev, il faut remonter à Makhachkala, la capitale du Dagestan, où les montagnes caillouteuses et les hivers rudes façonnent des combattants endurcis. C’est là, dans le gymnase "Eagles MMA" (fondé par Abdulmanap Nurmagomedov), qu’Islam a grandi aux côtés de Khabib, apprenant dès l’adolescence que la technique prime sur la force brute.

Une anecdote raconte que, jeune, Makhachev s’entraînait jusqu’à 6 heures par jour, enchaînant sambo, lutte et sparring avec des partenaires souvent plus lourds que lui. "Si tu veux être le meilleur, tu dois souffrir plus que les autres"*, lui répétait son père. Une philosophie qui a fait du Dagestan un vivier de talents, avec des champions comme Usman Nurmagomedov (son cousin) ou Shamil Abdusamakov.


Mais ce qui distingue Makhachev, c’est sa relation unique avec Khabib. Contrairement à une rivalité fraternelle, les deux hommes entretiennent un lien presque paternel. Khabib, retiré des cages depuis 2020, est devenu son coach shadow : il analyse ses combats, corrige ses erreurs, et lui rappelle sans cesse de rester humble. "Islam a quelque chose que je n’avais pas à son âge : une patience à toute épreuve"*, confie Khabib. Une patience qui paie, comme en témoigne sa victoire contre Charles Oliveira à l’UFC 280, où il a attendu le bon moment pour soumettre le Brésilien au 2ᵉ round.

Poirier, Volkanovski, Oliveira… : La liste des victimes d’un règne sans pitié

Revenons sur les combats qui ont cimenté la légende de Makhachev :

  • UFC 280 (octobre 2022) vs Charles Oliveira : Victoire par soumission (armbar) au 2ᵉ round. Oliveira, alors champion, n’a jamais trouvé de solution face à son grappling.
  • UFC 284 (février 2023) vs Alexander Volkanovski : Victoire par décision unanime. Makhachev a dominé le champion poids plumes, prouvant qu’il pouvait battre les meilleurs, même hors de sa catégorie.
  • UFC 294 (octobre 2023) vs Volkanovski (rematch) : Victoire par KO au 1ᵉʳ round. Un coup de pied à la tête suivi d’une série de coups de poing qui a choqué le monde du MMA.
  • UFC 302 (juin 2024) vs Dustin Poirier : Victoire par soumission (rear-naked choke) au 3ᵉ round. Poirier, connu pour son mental, a été réduit à l’impuissance.

Chaque combat est une démonstration de sa capacité à démanteler les stratégies adverses. Contre Poirier, par exemple, il a neutralisé les coups puissants de l’Américain en les esquivant avant de l’emmener au sol, où son contrôle était étouffant. "C’est comme se battre contre un ordinateur"*, a avoué Poirier en conférence de presse. Une métaphore qui résume bien la précision mécanique de Makhachev.

Et maintenant ? Les défis qui attendent le roi

Avec un palmarès aussi impressionnant, une question se pose : qui peut arrêter Islam Makhachev ? Les prétendants ne manquent pas, mais les options sont limitées :

  • Justin Gaethje : Un rematch après leur combat de 2021 (victoire de Makhachev par soumission). Gaethje, avec son style explosif, pourrait tenter un KO rapide.
  • Michael Chandler : Son puissance de frappe et son expérience pourraient poser problème, mais son grappling reste un point faible.
  • Arman Tsarukyan : Le jeune Arménien (26 ans) est en pleine ascension et a le profil pour défier Makhachev à moyen terme.
  • Un super-combat contre Leon Edwards : Bien que peu probable (Edwards combat en poids mi-moyens), l’idée d’un choc entre deux champions pound-for-pound fait saliver les fans.

Mais le vrai défi pour Makhachev pourrait venir de lui-même. Comme le souligne son entraîneur Javier Mendez : "Le piège, avec un palmarès comme le sien, c’est la confiance excessive. Islam doit rester affamé."* Pour l’instant, rien n’indique qu’il soit près de se reposer sur ses lauriers. Au contraire, il a déjà évoqué l’idée de monter en poids mi-moyens pour affronter des légendes comme Kamaru Usman ou Leon Edwards. Une perspective qui, si elle se concrétise, pourrait faire de lui le plus grand combattant de l’histoire du MMA.


Enfin, il y a la question de l’héritage. Khabib a quitté le sport invaincu (29-0) et auréolé d’un statut de légende. Makhachev, lui, semble déterminé à aller plus loin. "Khabib était le roi. Moi, je veux être l’empereur"*, a-t-il déclaré après sa victoire contre Poirier. Des mots qui résonnent comme un avertissement pour le reste de la division.

Islam Makhachev n’est plus un champion. Il est le champion, celui qui redéfinit les standards du MMA. Avec un mélange de technique chirurgicale, de mental d’acier et d’une humilité rare pour un athlète de son niveau, il incarne tout ce que l’UFC peut produire de mieux. Son règne chez les poids légers semble sans fin, et son ascension vers le statut de GOAT (Greatest Of All Time) est en bonne voie.

Pour les fans, une chose est sûre : tant qu’Islam Makhachev sera là, chaque combat sera une leçon. Et chaque victoire, un pas de plus vers l’immortalité.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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