Il y a 344 jours
Isaac Dulgarian libéré par l'UFC après une défaite éclair et des soupçons de paris truqués : l’ombre d’un scandale plane
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Pourquoi l’UFC a-t-il rompu avec Isaac Dulgarian après seulement 80 secondes de combat ?
A retenir :
- Défaite foudroyante : Isaac Dulgarian soumis en 1 minute 20 par Yadier del Valle à l’UFC Vegas 110, un KO social qui scelle son départ.
- Cotes suspectes : Les bookmakers voient un revirement massif en faveur de del Valle 24h avant le combat, évoquant le précédent Darrick Minner (2022).
- Licenciement immédiat : L’UFC rompt son contrat, une décision rare après une seule défaite, alimentant les rumeurs de manipulation.
- Contexte lourd : Dulgarian déjà sous le feu des critiques pour des performances irrégulières et des doutes persistants sur son intégrité.
- Réactions divisées : Entre soutien à un "bouc émissaire" (Dana White silencieux) et accusations de tricherie (réseaux sociaux en ébullition).
80 secondes pour tout perdre : le combat qui a tout changé
1 minute et 20 secondes. C’est le temps qu’il a fallu à Yadier del Valle pour soumettre Isaac Dulgarian lors de l’UFC Vegas 110, le 1er juin 2024. Un rear-naked choke implacable qui a non seulement mis fin au combat, mais aussi, semble-t-il, à la carrière de Dulgarian au sein de l’organisation. Selon les révélations d’Ariel Helwani (ESPN), l’UFC aurait rompu son contrat dans la foulée – une décision aussi rapide qu’inhabituelle, même pour un combattant en difficulté.
Pourtant, ce n’est pas la première défaite de Dulgarian dans l’Octogone. Le combattant d’origine arménienne, âgé de 28 ans, affichait un bilan mitigé de 2 victoires pour 3 défaites sous la bannière UFC avant ce revers. Alors pourquoi un licenciement aussi expéditif ? La réponse pourrait bien se cacher dans les coulisses des paris sportifs, où les mouvements de cotes avant le combat ont attiré l’attention des observateurs.
Les cotes qui font tache : un scénario trop familier
Dans les 24 heures précédant l’affrontement, les bookmakers ont enregistré un phénomène pour le moins suspect : les cotes, initialement favorables à Dulgarian (favorite à -140), ont basculé brutalement en faveur de del Valle (passé de +120 à -180). Un revirement qui rappelle étrangement le cas Darrick Minner en 2022. Ce dernier avait été suspendu par la commission athlétique du Nevada (NSAC) après des mouvements de paris anormaux avant son combat contre Shayilan Nuerdanbieke – un combat qu’il avait perdu par KO en… 67 secondes.
Coïncidence ? Pas pour les experts. Jeff Sherwood, analyste pour OddsShark, souligne : *« Quand on voit un shift aussi brutal sans blessure annoncée ni changement de dernier moment, les sirènes d’alarme doivent retentir. Dans 80% des cas de manipulations avérées, les cotes bougent de manière aussi flagrante. »* Un constat qui pèse lourd dans un sport déjà ébranlé par les affaires de matchs arrangés, comme celle impliquant James Krause en 2022.
"On m’a sacrifié" : les réactions et les zones d’ombre
Depuis l’annonce de son licenciement, Dulgarian est resté silencieux sur les réseaux sociaux, une attitude qui contraste avec son habituelle activité. À l’inverse, son entraîneur, Edmond Tarverdyan (connu pour avoir coaché Ronda Rousey), a laissé échapper une déclaration ambiguë à MMA Junkie : *« Isaac est un guerrier. Parfois, le business prend le dessus sur le sport. »* Des mots qui alimentent les théories du complot.
Du côté des fans, la toile s’embrase. Certains y voient un "bouc émissaire" idéal pour l’UFC, qui chercherait à "nettoyer son image" après plusieurs scandales. D’autres, comme l’ancien combattant Chael Sonnen, n’y vont pas par quatre chemins : *« Si tu perds en 80 secondes après que les cotes aient fait un 180°, soit t’es le pire combattant de l’histoire, soit y’a un problème. Et Dulgarian n’est pas le pire. »*
Le plus troublant ? L’absence de réaction officielle de Dana White, le président de l’UFC, habituellement prompte à commenter les licenciements. Un silence qui en dit long, selon les initiés.
Derrière les projecteurs : les coulisses d’une chute annoncée
Ceux qui suivent Dulgarian de près savent que les signaux d’alerte clignotaient depuis des mois. En décembre 2023, une vidéo publiée sur Reddit montrait le combattant en train de parier sur des combats UFC dans un casino de Las Vegas – une pratique strictement interdite par le code de conduite de l’organisation. Bien que la vidéo ait été supprimée, les captures d’écran ont circulé, semant le doute.
Autre détail troublant : son dernier entraînement public avant l’UFC Vegas 110. Des témoins présents à la Xtreme Couture Gym (où s’entraîne Dulgarian) ont rapporté à Bloody Elbow qu’il semblait *« distrait »* et *« peu engagé »* lors des sparrings. *« C’était comme s’il avait déjà la tête ailleurs »*, confie un partenaire d’entraînement sous couvert d’anonymat.
Enfin, il y a l’affaire du sponsor fantôme. En mai 2024, Dulgarian avait annoncé un partenariat avec une marque de CBD… qui s’est avérée inexistante. Une supercherie qui a poussé l’UFC à geler ses revenus de sponsorship le temps d’une enquête interne. *« C’était la goutte d’eau »*, confie une source proche de l’organisation.
Et maintenant ? L’avenir incertain d’un combattant dans la tourmente
Libéré de son contrat UFC, Dulgarian se retrouve dans une position délicate. Les autres grandes organisations (PFL, ONE Championship, Bellator) pourraient hésiter à le recruter, compte tenu des soupçons qui pèsent sur lui. *« Personne ne veut toucher à un gars avec une réputation de parieur, même si c’est pas prouvé »*, explique un promoteur sous le sceau de l’anonymat.
Deux options s’offrent à lui :
- Rebondir dans une organisation mineure (comme l’Ares FC ou Cage Warriors) pour reconstruire son image.
- Prendre sa retraite, une décision que certains proches jugent *« probable »* après cette série de déboires.
Une chose est sûre : son nom restera associé à l’un des scandales les plus troubles de l’UFC ces dernières années. Et dans un sport où la réputation compte autant que les performances, cela pourrait bien être un coup fatal.

