Il y a 321 jours
Ilia Topuria vs Paddy Pimblett : Le choc des titans que tout le monde attend ?
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Pourquoi Ilia Topuria préfère Paddy Pimblett à Arman Tsarukyan pour son prochain combat ?
A retenir :
- Ilia Topuria défie ouvertement Paddy Pimblett pour son prochain combat, malgré les attentes autour d'Arman Tsarukyan.
- Une rivalité explosive : entre provocations médiatiques et enjeux sportifs, ce duel pourrait devenir l’un des plus attendus de l’année.
- Le champion invaincu (17-0, 15 victoires par KO/soumission) voit en The Baddy un adversaire idéal pour un spectacle garanti.
- L’UFC hésite : Tsarukyan, mieux classé, reste une option plus "logique" pour la défense du titre.
- Topuria envisage déjà un passage en poids mi-moyens après ce combat – un projet qui divise les experts.
Un défi personnel avant tout
Ilia Topuria, champion des poids légers de l’UFC, n’a pas caché son envie de croiser le fer avec Paddy Pimblett plutôt qu’avec Arman Tsarukyan, pourtant mieux positionné dans les classements. Derrière cette préférence se cache une rivalité qui dépasse largement le cadre sportif. Les échanges musclés entre les deux hommes sur les réseaux sociaux, les interviews et même en coulisses ont transformé ce potentiel combat en un véritable clash culturel. Topuria, connu pour son franc-parler, a même déclaré : "Pimblett, c’est le seul qui me donne envie de me lever le matin pour m’entraîner. Les autres, c’est juste du business."
Mais pourquoi ce choix ? Au-delà des tensions personnelles, The Baddy incarne pour le Géorgien un défi à multiples facettes. D’un côté, Pimblett est un showman né, capable d’attirer les projecteurs comme peu de combattants dans l’histoire de l’UFC. De l’autre, son style agressif et imprévisible correspond parfaitement à ce que Topuria recherche : un adversaire qui ne recule pas, qui prend des risques, et qui offre au public un spectacle explosif. Une équation gagnante pour les deux hommes, mais aussi pour l’UFC, toujours à l’affût de combats capables de faire monter l’audience.
Pourtant, cette option n’est pas sans risques. Pimblett, bien que populaire, n’est pas le combattant le mieux classé. Arman Tsarukyan, lui, représente une menace technique bien plus crédible, avec un grappling et un jeu au sol redoutables. Mais Topuria, invaincu en 17 combats (dont 15 par KO ou soumission), semble prêt à miser sur l’émotion plutôt que sur la logique sportive. Une stratégie qui pourrait lui coûter cher… ou le propulser encore plus haut dans la légende de l’UFC.
Le style contre le spectacle : un dilemme pour l’UFC
L’UFC se trouve face à un casse-tête. D’un côté, Ilia Topuria vs Paddy Pimblett promettrait un PPV (Pay-Per-View) monstrueux, avec des records d’audience à la clé. Les deux hommes savent vendre un combat, et leur rivalité est déjà un sujet brûlant sur les réseaux. De l’autre, Topuria vs Tsarukyan serait un affrontement bien plus équilibré sur le papier, avec des enjeux sportifs plus clairs pour la division des poids légers.
Dana White, le président de l’UFC, a d’ailleurs laissé planer le doute : "On écoute les champions, mais on doit aussi penser à la crédibilité des ceintures. Pimblett est un gros nom, mais est-ce le combat qui a le plus de sens ?" Une question qui divise les fans. Certains y voient une opportunité de voir Topuria briller contre un adversaire moins technique mais plus médiatique. D’autres, comme l’analyste Daniel Cormier, mettent en garde : "Si Topuria choisit Pimblett juste pour le spectacle, il risque de se faire critiquer. Tsarukyan, c’est le vrai test."
Il faut dire que Pimblett n’est pas un adversaire à sous-estimer. Malgré ses défaites récentes (notamment face à Jared Gordon), il reste un combattant dangereux, capable de retourner une situation en un instant. Son bras droit dévastateur et son mental d’acier en font un client bien plus coriace qu’il n’y paraît. Topuria le sait : une victoire contre Pimblett, même si elle est moins "valorisante" sur le papier, pourrait être bien plus difficile à obtenir qu’un combat contre Tsarukyan.
"Je veux le faire taire" : la guerre psychologique est lancée
La dimension psychologique de cette rivalité est peut-être son aspect le plus fascinant. Paddy Pimblett a toujours été un maître dans l’art de la provocation. Que ce soit en insultant les fans adverses, en moquant les performances de ses rivaux ou en jouant avec les médias, il sait comment déstabiliser ses adversaires avant même qu’ils ne montent dans la cage. Topuria, lui, n’est pas en reste. Le champion a répondu aux attaques de Pimblett avec une froideur calculée, comme ici :
"Il parle, il parle… mais dans la cage, il pleure. Je vais lui montrer ce que ça fait d’affronter un vrai champion. Pas un gars qui gagne parce qu’il a un beau sourire."
Une stratégie payante ? Peut-être. Car si Pimblett excelle dans le trash-talking, Topuria semble immunisé contre ces tentatives de déstabilisation. Au contraire, il en tire une motivation supplémentaire. "Plus il parle, plus j’ai envie de lui casser la gueule. Simple.", a-t-il lâché lors d’une conférence de presse.
Les deux hommes se connaissent depuis des années, et leur animosité remonte bien avant leur arrivée à l’UFC. Des rumeurs évoquent même une altercation en coulisses lors d’un événement en Europe, où Topuria aurait poussé Pimblett après des propos jugés irrespectueux. Rien n’a jamais été confirmé officiellement, mais ces histoires alimentent le mythe autour de leur futur combat.
Et après ? Topuria vise les mi-moyens
Au-delà de ce combat, Ilia Topuria a déjà les yeux rivés vers l’avenir. Dans plusieurs interviews, il a évoqué la possibilité de monter en poids mi-moyens après sa défense de titre. Une décision qui surprend, alors qu’il domine actuellement la division des légers. Mais le Géorgien justifie ce choix par un argument simple : "Je veux les plus gros défis. Les mi-moyens, c’est là que sont les meilleurs. Leon Edwards, Kamaru Usman… Ces gars-là, ce sont des légendes. Je veux leur prendre leur couronne."
Un projet ambitieux, mais risqué. Les experts rappellent que la montée de catégorie est toujours un pari dangereux. Conor McGregor en sait quelque chose : son passage en poids welters contre Nate Diaz avait failli lui coûter sa carrière. Topuria, lui, semble déterminé. Et si une victoire contre Pimblett (ou Tsarukyan) pourrait renforcer sa légitimité, un échec le forcerait peut-être à revoir ses plans.
Reste une question : l’UFC acceptera-t-il de lui laisser sa ceinture des légers s’il décide de changer de division ? Dana White a déjà été clair sur le sujet : "On ne garde pas les ceintures comme des trophées. Soit tu défends ton titre, soit tu le laisses vacant." Topuria devra donc faire un choix… et vite.
Ce que les bookmakers et les fans en pensent
Du côté des bookmakers, les avis sont partagés. Si Ilia Topuria part largement favori face à Paddy Pimblett (avec des cotes autour de 1.30 pour le Géorgien), les parieurs savent que dans le MMA, tout peut basculer en un instant. Une erreur, un coup chanceux, et c’est le KO. Certains sites spécialisés, comme BetMGM, estiment même que Pimblett a 25% de chances de l’emporter – un pourcentage bien plus élevé que ce que beaucoup imaginent.
Côté fans, l’engouement est réel. Sur les forums comme Reddit ou Sherdog, les débats font rage. Certains voient en ce combat une simple opération marketing, tandis que d’autres y croient dur comme fer. Un utilisateur résume bien l’ambiance : "Little guy vs Big mouth ? Sign me the f*ck up !"* ("Le petit gars contre la grande gueule ? Je signe direct !"*).
Les réseaux sociaux, eux, sont déjà en ébullition. Le hashtag #TopuriaVsPimblett a explosé après les dernières déclarations du champion, avec des milliers de fans réclamant que l’UFC officialise le combat d’ici la fin 2024. Une pression médiatique que même Dana White ne pourra ignorer bien longtemps.
Une chose est sûre : que ce soit face à Pimblett ou à Tsarukyan, Topuria aura l’occasion de prouver qu’il n’est pas seulement un champion, mais bien le roi incontesté des poids légers. Et peut-être, demain, des mi-moyens.

