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Gzim Selmani : du WWE à la BKFC, l'Albanais Psycho prêt à conquérir les rings à poings nus

Gzim Selmani : du WWE à la BKFC, l'Albanais Psycho prêt à conquérir les rings à poings nus

Gzim Selmani, ancien champion par équipes de la WWE, s'apprête à faire ses débuts très attendus dans l'univers impitoyable de la Bare Knuckle Fighting Championship (BKFC). Entre l'héritage du MMA, l'ombre d'Andrei Arlovski et le soutien inattendu de Conor McGregor, son parcours promet d'être aussi explosif que ses poings.

L'essentiel

  1. Gzim Selmani, ex-WWE et membre des Authors of Pain, affronte Daniel Curtin pour ses débuts en BKFC ce samedi à Newcastle.
  2. L'Albanais Psycho analyse froidement la victoire d'Andrei Arlovski face à Ben Rothwell, tout en promettant un style radicalement différent.
  3. Conor McGregor, co-propriétaire de la BKFC, mise gros sur Selmani, qu'il présente comme une future star du combat à poings nus.
  4. Un parcours atypique : du MMA précoce (4-2 avant 20 ans) à la WWE, puis vers une discipline où les gants n'existent plus.
  5. La BKFC, entre héritage des combats clandestins et médiatisation moderne, offre une plateforme unique pour les athlètes en quête d'adrénaline.

L'Albanais Psycho : un parcours forgé dans le feu des rings

Avant de devenir l'une des figures les plus redoutées de la Bare Knuckle Fighting Championship (BKFC), Gzim Selmani a tracé son chemin dans l'ombre des cages de MMA et sous les projecteurs de la WWE. Né en 1994 à Amsterdam de parents kosovars, Selmani se distingue très tôt par une agressivité naturelle et une détermination sans faille. À seulement 18 ans, il fait ses débuts professionnels en MMA, enchaînant les combats sous les bannières de Bellator et BAMMA. Avec un bilan de 4 victoires pour 2 défaites avant ses 20 ans, il prouve qu'il n'a pas froid aux yeux, même face à des adversaires bien plus expérimentés.

Son passage à la WWE en 2016 marque un tournant. Sous le nom d'Akam, il forme avec Rezar le duo des Authors of Pain, une équipe de catcheurs imposants qui dominera les rings de NXT avant de monter à Raw. Leur style brutal et leur physique impressionnant en font rapidement des favoris des fans. Pourtant, malgré le succès, Selmani n'a jamais vraiment tourné le dos à ses racines martiales. "Le catch, c'est du spectacle, mais le combat, c'est la vérité", confiait-il en 2022 dans une interview accordée à Fight Magazine. Une phrase qui résume à elle seule son état d'esprit : celui d'un guerrier en quête de défis toujours plus intenses.

Son arrivée à la BKFC en 2024 n'est donc pas un hasard. Cette organisation, qui a relancé la pratique des combats à poings nus – interdits depuis le London Prize Ring Rules de 1838 – attire les athlètes en quête de sensations fortes et de légitimité. Contrairement au MMA, où les gants amortissent les coups, la BKFC impose un contact direct, peau contre peau. Une discipline où chaque coup de poing peut être décisif, et où la résistance à la douleur devient un atout majeur. Pour Selmani, c'est l'occasion de prouver qu'il est bien plus qu'un simple catcheur : un combattant complet, capable de s'adapter à n'importe quel environnement.

Andrei Arlovski vs Ben Rothwell : une leçon de stratégie que Selmani a bien retenue

Le 2 mars 2024, lors de KnuckleMania 6, Andrei Arlovski a offert une masterclass de combat à poings nus en dominant Ben Rothwell pour s'emparer du titre des poids lourds de la BKFC. Un affrontement que Selmani a suivi de près, et dont il a tiré des enseignements cruciaux. "C'était un bon combat, mais ça s'est passé comme je l'avais prévu", analyse-t-il avec une assurance déconcertante. "Rothwell mise tout sur son direct du droit, c'est sa marque de fabrique. Arlovski, lui, est plus mobile, il enchaîne les combinaisons. Quand tu attends un seul coup, tu deviens prévisible. Et en BKFC, la prévisibilité, c'est la mort."

Cette victoire d'Arlovski, légende de l'UFC (23 victoires en MMA), a marqué les esprits pour plusieurs raisons. D'abord, parce qu'elle prouvait qu'un vétéran de 45 ans pouvait encore dominer une discipline aussi exigeante que le combat à poings nus. Ensuite, parce qu'elle rappelait que la BKFC n'est pas qu'un spectacle sanglant : c'est aussi un sport où la technique et l'intelligence tactique font la différence. "Ce qui m'a impressionné, c'est sa résilience", poursuit Selmani. "Arlovski a traversé des épreuves personnelles difficiles, des problèmes médicaux… Le voir remporter un titre dans une nouvelle discipline à son âge, c'est inspirant. Mais si on se retrouve face à face un jour, ça ne se passera pas comme ça."

La différence, selon lui ? Son style. Là où Rothwell misait sur sa puissance brute et son direct du droit, Selmani se décrit comme un combattant "in and out", capable d'enchaîner les combinaisons avec une précision chirurgicale. "Je ne reste pas planté là à attendre un coup. Je bouge, je frappe fort, je sors. C'est comme ça que je gagne." Une approche qui rappelle celle d'Arlovski, mais avec une touche de modernité : celle d'un athlète formé au MMA, habitué à gérer les distances et les transitions.

Pourtant, malgré sa confiance, Selmani reste réaliste. Arlovski compte plus de 50 combats professionnels à son actif, contre zéro pour l'Albanais en BKFC. "L'expérience, c'est un facteur, mais ce n'est pas tout", tempère-t-il. "En BKFC, une erreur peut coûter cher. Moi, je viens pour gagner, pas pour faire de la figuration." Une déclaration qui sonne comme un avertissement pour ses futurs adversaires – et comme une promesse pour les fans.

Conor McGregor et la BKFC : quand le business rencontre la légende

Si Gzim Selmani suscite autant d'attention à l'approche de ses débuts en BKFC, ce n'est pas seulement grâce à son palmarès ou à son charisme. C'est aussi – et surtout – grâce à l'homme qui se cache derrière le micro : Conor McGregor. Le Irlandais, star incontestée de l'UFC et co-propriétaire de la BKFC depuis 2023, a fait de Selmani l'une de ses nouvelles coqueluches. Sur les réseaux sociaux, il multiplie les publications pour promouvoir son protégé, allant jusqu'à le surnommer "The Future of Bare Knuckle".

"C'est toujours gratifiant de voir le patron te soutenir comme ça", confie Selmani. "McGregor sait ce que j'ai fait avant la WWE, il connaît mon parcours en MMA. Il suit mon entraînement de près, il voit comment je travaille avec mes sparrings. Il sait que je suis prêt." Une relation qui dépasse le simple cadre professionnel. McGregor, qui a lui-même navigué entre le MMA et les affaires, semble voir en Selmani un reflet de sa propre ambition : celui d'un combattant capable de transcender les disciplines et de devenir une marque à part entière.

Pourtant, derrière cette promotion enflammée se cache une réalité plus pragmatique. McGregor est avant tout un homme d'affaires, et il sait reconnaître le potentiel commercial d'un athlète. Selmani, avec son passé en WWE, son physique impressionnant et son histoire personnelle (il a fui la guerre au Kosovo avec sa famille dans les années 1990), coche toutes les cases du "storytelling" parfait. "Il voit ce que je peux apporter à la BKFC", explique Selmani. "Pas seulement en termes de performances, mais aussi en termes d'audience, de narration. C'est normal qu'il mise sur moi."

Cette stratégie n'est pas sans rappeler celle de la UFC dans les années 2010, lorsque la promotion a misé sur des personnalités comme McGregor, Ronda Rousey ou Jon Jones pour attirer un public plus large. La BKFC, qui cherche à se positionner comme une alternative crédible au MMA, a tout intérêt à s'appuyer sur des figures charismatiques et médiatisées. Selmani, avec son surnom d'"Albanian Psycho" et son parcours atypique, incarne parfaitement cette vision.

Reste à savoir si le combat contre Daniel Curtin ce samedi sera à la hauteur des attentes. Curtin, qui fait également ses débuts en BKFC, représente un test idéal pour Selmani : un adversaire inconnu, mais potentiellement dangereux. "Je ne prends aucun combat à la légère", assure-t-il. "Curtin a un bon niveau en MMA, il sait se battre. Mais en BKFC, tout est différent. Il va falloir qu'il s'adapte, et vite." Une déclaration qui résume bien l'état d'esprit de Selmani : celui d'un combattant qui voit chaque défi comme une opportunité de grandir – et de frapper plus fort.

La BKFC : entre héritage historique et renaissance moderne

Le combat à poings nus n'est pas une invention récente. Bien avant l'avènement du MMA ou même de la boxe moderne, les affrontements sans gants étaient monnaie courante. Les London Prize Ring Rules, établies en 1838, ont marqué un tournant en encadrant cette pratique, mais ce n'est qu'au début du XXᵉ siècle que les gants sont devenus la norme, sous l'impulsion de la Marquess of Queensberry Rules. Pourtant, dans l'ombre, les combats clandestins ont persisté, notamment dans les milieux ouvriers ou les prisons, où la brutalité primait sur les règles.

La Bare Knuckle Fighting Championship, fondée en 2018 aux États-Unis, a relancé cette discipline en lui offrant une vitrine médiatique et un cadre légal. Contrairement aux combats illégaux du passé, la BKFC impose des règles strictes : pas de coups de tête, pas de coups de pied, et des rounds de deux minutes. Les combattants portent des bandages aux mains, mais aucun gant, ce qui accentue la dangerosité des échanges. "C'est le sport le plus pur qui soit", estime David Feldman, le président de la BKFC. "Pas de gants pour amortir les coups, pas de clinch pour se reposer. Juste deux athlètes qui s'affrontent avec leurs poings, comme à l'époque des gladiateurs."

Cette approche minimaliste séduit de plus en plus d'athlètes en quête d'authenticité. Des vétérans du MMA comme Artem Lobov (ancien partenaire d'entraînement de McGregor) ou Ricardo Abreu ont rejoint les rangs de la BKFC, attirés par l'adrénaline et la simplicité des règles. Pour Selmani, c'est aussi l'occasion de se réinventer. "En MMA, tu as tellement de techniques à maîtriser : les coups de pied, les projections, le grappling… En BKFC, c'est plus simple : tu frappes, tu esquives, tu encaisses. C'est une question de cœur et de résistance."

Pourtant, la discipline reste controversée. Ses détracteurs pointent du doigt les risques de blessures graves, notamment au niveau des mains et du visage. Les commotions cérébrales sont également une préoccupation majeure, d'autant plus que les combattants n'ont pas de protection. "C'est un sport extrême, c'est vrai", reconnaît Selmani. "Mais c'est aussi un sport où les athlètes sont conscients des risques. On ne monte pas sur un ring de BKFC par hasard." Une position partagée par la plupart des combattants, qui voient dans cette discipline une forme de retour aux sources du combat.

Avec l'arrivée de figures comme McGregor ou Selmani, la BKFC espère attirer un public plus large et se positionner comme une alternative crédible au MMA. Les audiences télévisées sont en hausse, et les événements comme KnuckleMania attirent des milliers de spectateurs. Pourtant, le chemin est encore long avant que la discipline ne soit reconnue au même niveau que la boxe ou le MMA. "On est encore dans une phase de croissance", explique Feldman. "Mais avec des athlètes comme Gzim Selmani, on a les moyens de percer."

Daniel Curtin : l'inconnu qui pourrait tout changer

Ce samedi, à Newcastle, Gzim Selmani affrontera Daniel Curtin, un combattant irlandais qui fait, lui aussi, ses débuts en BKFC. Curtin, 32 ans, arrive avec un bilan de 8 victoires pour 4 défaites en MMA, principalement dans des organisations régionales comme la Cage Warriors. Si son nom ne dit rien au grand public, son parcours en fait un adversaire redoutable pour Selmani.

"Curtin, c'est un vrai combattant", analyse John Kavanagh, entraîneur renommé et figure du MMA irlandais. "Il a un bon niveau en boxe, il sait gérer les distances, et surtout, il a un mental d'acier. En BKFC, c'est ce qui fait la différence." Une opinion partagée par Selmani, qui ne sous-estime pas son adversaire. "Je me suis renseigné sur lui. Il a battu des gars solides en MMA, il a de l'expérience. Mais en BKFC, tout est différent. Il va falloir qu'il s'adapte très vite."

Pour Curtin, ce combat représente une opportunité unique. Comme Selmani, il cherche à se faire un nom dans une discipline en pleine expansion. "Je sais que Selmani a un passé en WWE, qu'il est soutenu par McGregor… Mais sur le ring, il n'y a pas de favoris", déclare-t-il dans une interview accordée à Bloodsport Magazine. "Je suis là pour gagner, pas pour faire de la figuration." Une déclaration qui rappelle étrangement celle de Selmani, et qui promet un affrontement équilibré.

Techniquement, les deux hommes présentent des styles opposés. Selmani mise sur sa mobilité et ses combinaisons rapides, tandis que Curtin privilégie la puissance et les coups placés. "C'est un combat qui peut basculer à tout moment", estime Paulie Malignaggi, ancien champion du monde de boxe et consultant pour la BKFC. "Selmani a l'avantage en termes de vitesse, mais Curtin a une frappe lourde. Si l'un des deux trouve une ouverture, ça peut être fini très vite."

Au-delà du résultat, ce combat pourrait bien marquer un tournant pour la BKFC. Avec deux débutants aussi charismatiques, l'organisation espère attirer l'attention des médias et des fans. "C'est exactement le genre de match qu'il nous faut", confie Feldman. "Deux athlètes talentueux, deux styles différents, et une histoire à raconter. Si Selmani gagne, il confirme son statut de futur champion. Si Curtin l'emporte, il devient la nouvelle coqueluche de la BKFC." Une situation gagnant-gagnant pour la promotion, qui mise sur le spectacle autant que sur le sport.

Pour les fans, ce combat est aussi l'occasion de découvrir une discipline encore méconnue. Entre l'héritage historique des combats à poings nus et l'approche moderne de la BKFC, c'est tout un univers qui s'ouvre à eux. Et avec des athlètes comme Selmani ou Curtin, l'avenir de la discipline semble entre de bonnes mains.

Gzim Selmani incarne parfaitement l'esprit de la BKFC : un mélange de brutalité, de technique et de spectacle. Son parcours, de la WWE au combat à poings nus, est celui d'un athlète en quête de défis toujours plus intenses. Ce samedi, face à Daniel Curtin, il aura l'occasion de prouver qu'il est bien plus qu'un simple catcheur : un combattant capable de marquer l'histoire d'une discipline en pleine expansion.

La BKFC, quant à elle, continue de grandir, portée par des figures comme Conor McGregor et des athlètes charismatiques comme Selmani. Si elle parvient à concilier héritage historique et modernité, elle pourrait bien devenir la prochaine grande révolution des sports de combat. Une chose est sûre : avec des combats comme celui de ce week-end, l'avenir s'annonce explosif.

Et si l'Albanais Psycho tient ses promesses, nul doute que son nom résonnera bien au-delà des rings de la BKFC. Après tout, comme le disait McGregor : "Le futur du combat à poings nus est déjà là."

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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