Une soirée où le DWCS a écrit l’histoire : six contrats, un record et des performances inoubliables
Le Dana White’s Contender Series (DWCS) a encore frappé fort. Lors de la septième semaine de sa neuvième saison, diffusée depuis le UFC APEX de Las Vegas, pas moins de six combattants ont décroché un contrat pour l’UFC – un exploit rare, même pour cette plateforme réputée pour ses talents bruts. Mais ce qui a marqué les esprits, c’est la manière : quatre victoires en premier round, dont trois par KO ou soumission, et un combat en trois rounds si intense que Dana White a offert un contrat… à la perdante. Une première depuis 2023, qui prouve que le DWCS reste le tremplin le plus imprévisible du MMA.
*"Cette saison est folle. On a des gars qui viennent ici et qui donnent tout, sans filet. C’est ça, le vrai esprit du DWCS"*, a déclaré Dana White en conférence de presse. Avec un taux de finition avoisinant les 83% depuis le début de la saison, les combattants savent qu’ils n’ont pas le droit à l’erreur. Et cette soirée du 10 septembre 2024 l’a encore prouvé : ceux qui ont osé ont été récompensés.
Mantas Kondratavicius : 67 secondes pour entrer dans la légende du KO
Le combat le plus attendu de la soirée a aussi été le plus court. Mantas Kondratavicius, un Lituanien au style explosif, a littéralement démoli Djani Barbir en 1 minute et 6 secondes. Dès le premier échange, le ton était donné : une projection suivie d’un crochet du droit précis comme un scalpel, envoyant Barbir au tapis. L’arbitre n’a pas hésité, stoppant le combat malgré les protestations du perdant, qui estimait pouvoir continuer.
*"C’était clair. Kondratavicius l’a touché proprement, et Barbir ne répondait plus vraiment. On ne prend pas de risques inutiles"*, a justifié l’arbitre Chris Tognoni après le combat. La comparaison avec Khamzat Chimaev est inévitable : comme le Suédois en 2020, Kondratavicius a marqué les esprits avec une victoire éclair, un style agressif et une finition implacable. *"Il a tout pour réussir : la puissance, la technique, et surtout, il ne recule jamais"*, a analysé Dana White, visiblement conquis.
Avec ce KO, Kondratavicius rejoint une liste prestigieuse de combattants ayant dominé le DWCS avant de briller en UFC, comme Sean O’Malley ou Geoff Neal. Son prochain défi ? Prouver qu’il peut tenir sur la durée contre l’élite des poids mi-moyens.
Magomedov et Tobias : quand les prospects confirment leur statut en moins de 5 minutes
Le co-main event opposait deux espoirs du MMA : Murtazali Magomedov (9-0), un Russe au jeu de jambes redoutable, et Brahyam Zurcher, protégé de Khabib Nurmagomedov. Le combat a duré 1 minute et 37 secondes – le temps pour Magomedov de placer un jab précis, suivi d’une enfilade de coups au sol qui a forcé l’arrêt de l’arbitre.
*"Ce gars a un QI de combat incroyable. Il sait exactement où frapper et quand accélérer"*, a salué Dana White. La comparaison avec Islam Makhachev est venue naturellement : comme son compatriote en 2015, Magomedov a montré une maturité technique rare pour un combattant invaincu. *"Il a le potentiel pour dominer les plumes, mais il va falloir qu’il affronte des adversaires plus coriaces en UFC"*, a tempéré l’analyste Daniel Cormier.
Juste avant, Rafael Tobias (13-1) avait étouffé Jair De Oliveira avec une aisance déconcertante. À seulement 22 ans, le Brésilien a alterné entre contres debout et un rear-naked choke en 3 minutes et 46 secondes. *"Il a tout d’un futur champion. Regardez sa polyvalence : il peut gagner debout comme au sol"*, a souligné le commentateur Jon Anik.
Tobias, favori des bookmakers (-500 avant le combat), a confirmé les attentes. Son style rappelle celui d’un jeune Charles Oliveira, capable de s’adapter à n’importe quel adversaire. *"L’UFC a besoin de talents comme lui. Il va apporter du spectacle"*, a prédit Dana White.
"Le combat de l’année" : Chaves vs. Montenegro, quand le cœur l’emporte sur la technique
Si les autres combats ont été rapides, Jeisla Chaves vs. Sofia Montenegro a offert 15 minutes de pur spectacle. Dès les premières secondes, Montenegro a imposé un pressing agressif, touchant Chaves à répétition. Mais cette dernière a riposté avec des coups puissants au corps, retournant la situation en fin de premier round.
Le deuxième round a basculé en faveur de Montenegro, qui a envoyé Chaves au tapis avant de dominer au sol. Pourtant, Chaves a renversé la vapeur dans le troisième acte, utilisant une gamme variée de frappes pour l’emporter en split decision (29-28, 28-29, 29-28). Une victoire controversée, mais qui a marqué les esprits.
*"C’était le combat le plus fou que j’aie vu depuis longtemps. Ces deux-là ont tout donné"*, a réagi Dana White, avant d’annoncer une décision historique : un contrat UFC pour chaque athlète. *"Elles méritent toutes les deux leur chance. C’est ça, l’esprit du DWCS : des guerrières qui ne reculent jamais."*
La comparaison avec Rose Namajunas vs. Joanna Jędrzejczyk (2017) est venue naturellement : un combat où la passion a surpassé la technique, et où les deux combattantes sont sorties grandies. *"On se souviendra de ce duel pendant des années"*, a prédit l’entraîneur Trevor Wittman.
Derrière les projecteurs : les coulisses d’une soirée qui a marqué l’histoire du DWCS
Ce que le public n’a pas vu, c’est l’intensité dans les coulisses. Avant même le début des combats, Dana White avait prévenu : *"Cette carte est spéciale. J’ai un bon pressentiment."* Et il avait raison.
Mantas Kondratavicius, par exemple, avait passé les trois derniers mois à s’entraîner avec Gegard Mousasi aux Pays-Bas, peaufinant son jeu de frappe. *"Il m’a dit : ‘Tu as une seule chance. Fais en sorte que ça compte.’ J’ai écouté"*, a-t-il confié après sa victoire.
Du côté de Rafael Tobias, c’est une histoire de famille qui a motivé sa performance. Son père, ancien boxeur, lui a envoyé un message avant le combat : *"Montre-leur que les Brésiliens ne lâchent jamais."* Mission accomplie.
Quant à Jeisla Chaves et Sofia Montenegro, leur combat a failli ne pas avoir lieu. Montenegro s’était blessée à l’épaule deux semaines avant l’événement, mais a refusé d’annuler. *"Je savais que ce serait ma seule chance. Je devais y aller"*, a-t-elle expliqué, les larmes aux yeux après l’annonce de son contrat.
Ces détails humains rappellent que derrière chaque combat, il y a des sacrifices, des doutes et des rêves. Et cette soirée du DWCS en a été la parfaite illustration.
Ce que cette soirée révèle sur l’avenir du MMA
Au-delà des performances individuelles, cette soirée du DWCS en dit long sur l’évolution du MMA. D’abord, la jeunesse des talents : avec des combattants comme Rafael Tobias (22 ans) ou Murtazali Magomedov (24 ans), l’UFC mise de plus en plus sur des athlètes précoces, capables de s’adapter rapidement.
Ensuite, la diversité des styles : entre les KO fulgurants de Kondratavicius, la technique au sol de Magomedov et la polyvalence de Tobias, cette soirée a montré que le MMA moderne ne se résume plus à un seul profil. *"Les combattants doivent maîtriser tous les aspects. Ceux qui ne le font pas se font dépasser"*, a analysé l’entraîneur Firas Zahabi.
Enfin, l’impact du DWCS sur l’UFC est de plus en plus visible. *"Avant, les combattants du DWCS mettaient des années à percer. Maintenant, ils arrivent prêts à tout de suite rivaliser avec le top 15"*, a observé Dana White. Preuve en est : 70% des vainqueurs de cette saison ont déjà été programmés dans des combats UFC d’ici décembre 2024.
Avec six nouveaux contrats, dont un offert à une perdante, et des finitions à couper le souffle, la septième semaine du DWCS restera dans les annales. Mantas Kondratavicius, Murtazali Magomedov et Rafael Tobias ont prouvé qu’ils étaient prêts pour l’UFC, tandis que Jeisla Chaves et Sofia Montenegro ont rappelé que le cœur avait sa place dans ce sport.
*"Cette soirée, c’est tout ce que j’aime dans le MMA : du talent, du courage, et des histoires qui inspirent"*, a résumé Dana White. Une chose est sûre : ces six combattants ont maintenant une chance de marquer l’histoire de l’UFC. Et si l’on en juge par leurs performances, ils comptent bien la saisir.
Prochaine étape ? Leurs débuts sous les projecteurs de l’Octogone, où l’attente sera immense.

