Dana White et Jon Jones : une relation aussi tumultueuse qu’indestructible. Après des années de disputes publiques, de reports de combats et de polémiques en tout genre, le président de l’UFC a une nouvelle fois surpris en déclarant à TMZ Sports que l’ancien champion des poids lourds n’avait "aucune excuse à lui faire". Une position qui contraste avec l’image souvent conflictuelle des deux hommes, mais qui confirme une chose : le respect, lui, est resté intact.
"Le meilleur de tous les temps" : une conviction inébranlable
Pour Dana White, la question ne se pose même pas. Jon Jones est, selon lui, "le meilleur combattant que le MMA ait jamais connu" – et peu importe les controverses. "Tout le monde se moque quand je le dis, mais c’est un fait", a-t-il insisté, rappelant que les performances de "Bones" dans l’octogone parlent d’elles-mêmes. Avec un palmarès incluant deux titres UFC (poids mi-lourds et poids lourds), une série record de 18 victoires en championnat, et des victoires contre des légendes comme Daniel Cormier, Rashad Evans ou Alexander Gustafsson, les arguments ne manquent pas.
Pourtant, cette admiration sans faille peut surprendre. Entre les contrôles antidopage positifs (notamment en 2017, entraînant une suspension de 15 mois), les annulations de combats (comme l’affrontement avorté contre Francis Ngannou en 2023 pour une blessure), et les tensions médiatisées avec White lui-même, la carrière de Jones a souvent été émaillée de scandales. Mais pour le patron de l’UFC, le talent prime sur le reste : "Les gens oublient à quel point il domine ses adversaires. Même après des années d’absence, il revient et écrase la compétition."
Retraite ou retour ? Le flou artistique persiste
Officiellement, Jon Jones est à la retraite. Après sa victoire contre Ciryl Gane en mars 2023 (par soumission en 1 minute et 55 secondes), il avait annoncé quitter le sport sur un sommet. Pourtant, les spéculations vont bon train. Dana White a lui-même évoqué la possibilité d’un dernier combat contre le vainqueur du futur affrontement entre Ciryl Gane et Tom Aspinall, prévu pour 2024. "Si Jon veut revenir, la porte est ouverte", a-t-il déclaré, tout en rappelant que la décision appartenait au principal intéressé.
Un scénario qui divise. Certains fans rêvent d’un ultime chapitre pour clore la légende de Jones, tandis que d’autres, comme l’analyste Robin Black, estiment que "quitter sur une performance aussi dominante que contre Gane est la meilleure option". Du côté des bookmakers, les cotes commencent déjà à circuler : Jones serait favori face à Aspinall, mais un rematch contre Gane (qu’il a déjà battu) suscite moins d’enthousiasme.
Derrière les caméras : quand White et Jones s’entendent (vraiment)
Ce que le public ignore souvent, c’est l’entente professionnelle qui lie les deux hommes en dehors des polémiques. Selon des sources proches de l’UFC, White et Jones entretiennent un dialogue régulier, loin des microphones. "Dana adore les fighters qui vendent des PPV, et Jon est une machine à ça", confie un insider. Preuve en est : malgré les crises, Jones a toujours bénéficié de contrats exceptionnels (comme son salaire record pour le combat contre Ngannou, estimé à plus de 10 millions de dollars).
Même les disputes les plus médiatisées – comme celle de 2022, quand Jones avait critiqué la gestion de l’UFC sur les réseaux sociaux – se sont soldées par des réconciliations rapides. "Ils savent tous les deux que l’un a besoin de l’autre", analyse le journaliste Ariel Helwani. White a d’ailleurs reconnu : "Jon me fait parfois sortir de mes gonds, mais je ne peux pas nier son impact sur le sport."
Et si Jones ne revenait jamais ?
L’hypothèse d’une retraite définitive n’est pas à écarter. À 36 ans, après 27 combats professionnels et une carrière débutée en 2008, Jon Jones pourrait décider de tourner la page. D’autant que ses projets en dehors de l’octogone se multiplient : podcasts, investissements immobiliers, et même des rumeurs de carrière dans le cinéma d’action. "Il a déjà prouvé tout ce qu’il avait à prouver", souligne l’ancien champion Khabib Nurmagomedov, qui voit en Jones un "athlète complet, mais aussi un businessman avisé".
Reste une question : l’UFC peut-il se permettre de perdre son plus grand ambassadeur ? Avec des stars comme Islam Makhachev ou Leon Edwards en activité, l’organisation n’est pas en manque de talents. Mais aucun ne possède le charisme polarisant de Jones, capable de générer des millions de vues rien qu’avec une conférence de presse. Comme le résume Dana White : "Jon est une énigme. Parfois exaspérant, toujours fascinant. Et c’est ça qui le rend irremplaçable."

