Incroyable ! Le monde des sports de combat est en ébullition depuis que Eddie Hearn, promoteur britannique de Matchroom, a jeté de l’huile sur le feu en critiquant ouvertement l’UFC et son traitement du champion poids lourds Tom Aspinall. Accusé de sous-payer son athlète et de bloquer sa transition vers la boxe, Hearn a même exigé la libération d’Aspinall, promettant des revenus « bien plus lucratifs » en dehors de l’Octogone. Mais Dana White, le patron de l’UFC, n’a pas tardé à réagir… avec une pointe de sarcasme.
Lors d’une conférence de presse organisée par Zuffa Boxing, White a balayé les revendications de Hearn d’un revers de main cinglant : « Il veut qu’on libère Aspinall ? Très bien, alors qu’il libère ‘Bam’ Rodriguez, et on verra qui a l’air le plus stupide. » Une pique ciblée envers le boxeur invaincu (23-0, 16 KO) de Hearn, actuellement en préparation pour un combat historique prévu le 13 juin. Rodriguez, star montante de Matchroom, tente de devenir champion dans une troisième catégorie, un pari audacieux qui pourrait renforcer la position de Hearn face à l’UFC.
Un conflit aux enjeux bien plus larges que le simple ego
Derrière cette guerre des mots se cache une bataille bien plus profonde : celle des revenus et des stratégies promotionnelles. Hearn mise sur la notoriété croissante d’Aspinall (15-3) pour négocier une transition vers la boxe, où les cachets peuvent atteindre des sommets inégalés en MMA. Pourtant, le Britannique reste sous contrat avec l’UFC, et son retour est attendu face au vainqueur du combat Pereira-Gane, prévu ce dimanche. Une situation complexe, d’autant plus que Aspinall est actuellement en convalescence après un no contest controversé face à Gane en 2025, une blessure oculaire que White a minimisée en accusant le Britannique d’avoir « abandonné trop vite ».
Cette polémique éclaire les tensions croissantes entre les promoteurs, où l’orgueil le dispute aux millions. Aspinall acceptera-t-il de remonter dans l’Octogone sous les conditions actuelles de l’UFC, ou Hearn parviendra-t-il à le libérer pour la boxe ? Une chose est sûre : cette bataille ne fait que commencer, et le prochain chapitre s’écrit dès ce week-end.
Si l’issue de ce duel médiatique reste incertaine, une chose est sûre : les promoteurs comme Hearn et White ne reculeront devant rien pour défendre leurs intérêts. Aspinall, lui, devra bientôt faire un choix crucial entre l’Octogone et le ring, sous les projecteurs d’une industrie en pleine mutation.

