Il y a 326 jours
Conor McGregor : le short Venum qui relance les rumeurs d’un retour explosif à l’UFC… et à la Maison Blanche ?
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Entre un short personnalisé dévoilé par erreur et un gala UFC potentiel à la Maison Blanche en 2025, le retour de Conor McGregor s’annonce comme l’un des événements les plus fous de l’histoire du MMA. Décryptage des indices, des enjeux… et des polémiques déjà en marche.
A retenir :
- Un short Venum "fuité" : La marque officielle de l’UFC a brièvement publié (puis supprimé) un modèle personnalisé pour McGregor, avec billets de 100$ et drapeau irlandais – un design 100% "Notorious".
- Un gala à la Maison Blanche ? L’UFC négocierait pour organiser un événement sur la pelouse présidentielle en juin 2025, pour les 250 ans de l’Indépendance américaine. McGregor, proche de Trump, serait en pole position.
- Les adversaires potentiels : Entre une trilogie avec Dustin Poirier (après leur saga sanglante) ou un choc contre Michael Chandler (pour le titre), les options sont explosives.
- Un retour sous conditions : Après une double fracture de la jambe en 2021 et des démêlés judiciaires, McGregor devra prouver sa forme… et convaincre Dana White.
Le short qui a tout déclenché : quand Venum joue les spoilers
Tout a commencé par une erreur de débutant – ou un coup marketing calculé. Le 12 mai 2024, le site de Venum, équipementier officiel de l’UFC, met en ligne un short personnalisé pour Conor McGregor. Problème : le combattant irlandais n’a pas encore annoncé son retour, et son dernier combat remonte à juillet 2021 (une défaite contre Dustin Poirier, scellée par une fracture tibio-fibulaire). Le modèle, rapidement retiré, a pourtant eu le temps d’être capturé par des fans… et de mettre le feu aux réseaux.
Le design ? Du pur McGregor : un fond vert émeraude (clin d’œil à l’Irlande), des billets de 100 dollars imprimés en motif (référence à ses excès et à son surnom "Money Fight"), et un drapeau tricolore irlandais brodé sur la jambe. "C’est du vintage Notorious : tape-à-l’œil, provocateur, et calculé pour faire parler", résume John Kavanagh, son entraîneur historique. Certains y voient un hommage à ses racines ; d’autres, une stratégie pour détourner l’attention de ses récents problèmes (accusations d’agressions, retrait de licence en Nevada en 2022).
Contactée par MMA Junkie, Venum a refusé de commenter, se contentant d’un "No comment" énigmatique. Mais dans les coulisses, on murmure que la marque aurait anticipé un retour pour l’été 2025… avec un détail intrigant : le short porte le logo "UFC 300", un numéro symbolique que la promotion réserve généralement pour ses galas anniversaires.
"Si c’est un fake, c’est le meilleur coup de pub depuis le bus de l’UFC 223." — Un manager anonyme, sous couvert d’anonymat.
Maison Blanche 2025 : quand l’UFC flirte avec la politique
Coïncidence ou génie marketing ? Quelques jours après le "leak" du short, Dana White a laissé échapper lors d’une conférence de presse : "On discute avec des gens très haut placés pour un événement spécial en 2025. Ce serait… historique." Sous-entendu : un gala UFC sur la pelouse de la Maison Blanche, pour célébrer les 250 ans de l’Indépendance américaine (le 4 juillet 2025).
Or, qui de mieux que Conor McGregor pour incarner ce spectacle ? L’Irlandais, proche de Donald Trump (il a soutenu sa campagne en 2020 et participé à des dîners privés à Mar-a-Lago), a immédiatement réagi sur X (ex-Twitter) : "Je serai là, président. Comptez sur moi pour un KO qui fera vibrer l’Amérique ! #MAGA #UFCWhiteHouse." Une déclaration qui a fait bondir les détracteurs du fighter, accusant l’UFC de mélanger sport et politique.
Côté logistique, l’idée n’est pas farfelue : la Maison Blanche a déjà accueilli des événements sportifs (concerts, matches de baseball). Mais un combat de MMA ? "Ce serait un cauchemar en termes de sécurité, mais un rêve en termes d’audience", estime Dave Meltzer, journaliste à Wrestling Observer. Reste à savoir si l’administration Biden – ou une éventuelle réélection de Trump – donnera son feu vert.
"Notorious" vs. Poirier 3 ou Chandler : le dilemme de l’UFC
Si McGregor revient, contre qui ? Deux noms s’imposent :
1. Dustin Poirier : La trilogie inachevée. Après leur deuxième affrontement (UFC 264, arrêté après la blessure de McGregor), Poirier a multiplié les appels du pied : "Il me doit une revanche propre. Sans excuse, sans blessure." Un troisième acte aurait un goût de règlement de comptes… et un potentiel pay-per-view stratosphérique (leurs deux premiers combats ont généré plus de 2 millions d’achats chacun).
2. Michael Chandler : Le choc des styles. Champion invaincu à Bellator avant de rejoindre l’UFC, Chandler incarne l’anti-McGregor : discipliné, pieux, et techniquement irréprochable. "Conor veut un combat facile pour son retour ? Qu’il aille voir ailleurs", a lancé Chandler en mars 2024. Un affrontement qui pourrait même être titré, si Islam Makhachev (champion actuel des légers) accepte de mettre sa ceinture en jeu.
Autre option, plus surprenante : Un combat exhibition contre… Donald Trump lui-même. "Blague à part, si ça peut faire 3 millions de PPV, Dana White le fera", ironise un bookmaker de Las Vegas. Les cotes ? McGregor à 1.01, Trump à 100.00.
Retour sous conditions : santé, justice, et l’ombre de Dana White
Avant de rêver à la Maison Blanche, McGregor doit régler trois problèmes majeurs :
1. Sa santé : La double fracture jambe gauche subie en 2021 a nécessité une tige en titane et 18 mois de rééducation. "Il bouge bien, mais un combat de haut niveau, c’est une autre paire de manches", tempère un médecin du sport. Ses derniers sparrings (filmés et postés sur Instagram) montrent un McGregor rapide, mais moins explosif qu’avant.
2. Ses démêlés judiciaires : En 2022, il a été accusé d’agression sexuelle en Irlande (classé sans suite) et de violences conjugales aux États-Unis (affaire en cours). L’UFC a gelé son contrat pendant 6 mois. "S’il a un nouveau problème, adieu la Maison Blanche", prévient un avocat spécialisé.
3. Dana White : Le président de l’UFC, longtemps proche de McGregor, semble moins enthousiaste. En avril 2024, il a lâché : "Conor doit prouver qu’il mérite encore sa place. Le MMA a évolué, lui aussi doit évoluer." Sous-entendu : un retour direct dans un main event n’est pas garanti.
"McGregor sans polémique, c’est comme un burger sans frites : techniquement possible, mais pourquoi gâcher le plaisir ?" — Un fan sur Reddit.
Derrière les projecteurs : le business (très) juteux d’un retour
Pourquoi tant d’agitation autour de McGregor ? Parce que c’est l’homme le plus rentable de l’histoire de l’UFC :
- PPV : Ses combats ont généré plus de 100 millions de dollars de revenus (record absolu avec UFC 229 vs. Khabib : 2,4 millions d’achats).
- Sponsors : Proper No. Twelve (son whisky), Reebok, Beats by Dre… Sa seule présence booste les contrats publicitaires de 30% en moyenne.
- Médias : En 2021, Forbes l’a classé sportif le mieux payé au monde (180 millions de dollars, devant Messi et LeBron James).
Mais l’équation a changé. "Sans titre, sans invincibilité, McGregor reste une star, mais plus une garantie", analyse Mark La Monica, économiste du sport. D’où l’idée d’un cadre exceptionnel (Maison Blanche) pour relancer la machine.
Et si tout cela n’était qu’un coup monté ? Certains observateurs, comme Luke Thomas (podcasteur MMA), y voient une stratégie conjointe UFC/McGregor pour "créer du buzz pendant une période creuse". Preuve que, même à l’arrêt, Notorious reste le maître du jeu.

