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Colby Covington envisage de prendre sa retraite de l'UFC en 2025
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Il y a 195 jours

Colby Covington envisage de prendre sa retraite de l'UFC en 2025

L'ancien champion intérimaire des poids mi-moyens de l'UFC, Colby Covington, a révélé son intention de mettre un terme à sa carrière dans la promotion d'ici 2025. Après deux défaites consécutives et une absence prolongée de l'octogone, le combattant américain évoque des raisons de santé et un métabolisme vieillissant pour justifier cette décision.

A retenir :

  • Colby Covington n'a pas combattu depuis plus d'un an après deux défaites consécutives face à Joaquin Buckley et Leon Edwards.
  • L'Américain envisage de prendre sa retraite de l'UFC d'ici 2025 en raison des risques pour sa santé et d'une récupération physique ralentie.
  • Il compte se reconvertir dans la lutte, un sport moins éprouvant pour le corps, où il pourrait encore performer pendant plusieurs années.
  • Covington a été champion intérimaire des poids mi-moyens en 2018 et affiche un palmarès de 17 victoires en 22 combats.
  • Son absence prolongée et ses déclarations soulèvent des questions sur l'avenir des combattants vieillissants en MMA.

Un champion en quête d'un dernier combat sous les projecteurs

Colby Covington, l'un des visages les plus polarisants de l'UFC, a toujours su attirer l'attention, que ce soit par ses performances dans l'octogone ou ses déclarations provocatrices en dehors. Pourtant, après une série de revers et une absence prolongée, l'Américain semble désormais tourner une page. En décembre 2023, il subissait une défaite face à Leon Edwards, actuel champion des poids mi-moyens, avant d'enchaîner avec un nouveau revers contre Joaquin Buckley en décembre 2024. Depuis, Covington n'a pas remis les gants, et ses récentes déclarations laissent peu de place au doute : sa carrière à l'UFC touche à sa fin.

Lors d'une interview accordée à N3on, le combattant de 36 ans a évoqué sans détour les raisons de cette décision. "Je pense que je vais probablement mettre un terme à ma carrière à l'UFC l'année prochaine", a-t-il confié. "Je ne veux plus prendre autant de coups à la tête à ce stade de ma carrière. Mon métabolisme n'est plus ce qu'il était, et je ne récupère plus aussi vite." Ces mots résonnent comme un aveu de vulnérabilité rare dans un sport où la résilience est souvent glorifiée. Covington, connu pour son style agressif et son endurance légendaire, admet aujourd'hui que son corps ne suit plus le rythme effréné des entraînements intensifs.

Pourtant, l'idée d'un combat d'adieu sous les couleurs de la Maison-Blanche, un rêve qu'il caressait depuis des années, reste ancrée dans son esprit. "J'aurais aimé que ça se fasse, mais pour l'instant, je ne sais pas quand je remonterai dans l'octogone", a-t-il ajouté. Cette incertitude quant à son retour laisse planer le doute sur la possibilité d'un dernier combat, peut-être en guise de conclusion à une carrière marquée par des hauts spectaculaires et des bas tout aussi retentissants.

Le métabolisme, ce ennemi invisible des combattants vieillissants

Le cas de Colby Covington n'est pas isolé dans le monde du MMA. De nombreux combattants, même parmi les plus légendaires, ont dû faire face à la réalité du vieillissement physique. À 36 ans, Covington se situe dans une tranche d'âge où la plupart des athlètes de MMA commencent à ressentir les effets du temps. "Quand je m'entraînais deux ou trois fois par jour, je ne récupérais plus comme à 20 ans", a-t-il expliqué. Cette lenteur de récupération, couplée à une exposition accrue aux traumatismes crâniens, pousse de plus en plus de combattants à raccrocher les gants plus tôt que prévu.

Les études scientifiques sur les effets à long terme des sports de combat sont sans équivoque : les coups répétés à la tête augmentent les risques de traumatismes crâniens chroniques, de maladies neurodégénératives comme l'encéphalopathie traumatique chronique (ETC), et d'autres problèmes de santé. Covington, qui a livré 22 combats professionnels, dont plusieurs contre les meilleurs de sa catégorie, est pleinement conscient de ces risques. "Je ne veux pas finir comme certains anciens combattants qui ont du mal à marcher ou à parler", a-t-il déclaré, évoquant implicitement le sort de légendes comme Chuck Liddell ou Rashad Evans, dont les séquelles post-carrière ont été largement médiatisées.

Pourtant, contrairement à d'autres athlètes qui choisissent de se retirer définitivement du monde des sports de combat, Covington a une porte de sortie toute trouvée : la lutte. "En lutte, je peux encore performer pendant six, sept, voire huit ans, car ce sport n'a pas le même impact sur la santé", a-t-il précisé. Cette discipline, où il a brillé avant de se tourner vers le MMA, lui offre une alternative moins risquée pour prolonger sa carrière sportive. La lutte, en effet, limite les contacts à la tête et met davantage l'accent sur la technique et la force physique, deux domaines où Covington excelle toujours.

De l'octogone au tapis : une reconversion déjà en marche

Si Colby Covington envisage sérieusement de quitter l'UFC, il n'a pas l'intention de tourner le dos au monde du sport. Son projet de se reconvertir dans la lutte n'est pas une simple lubie, mais une décision mûrement réfléchie. La lutte, discipline dans laquelle il a grandi et qui a forgé son style de combat, représente pour lui une opportunité de rester compétitif sans mettre sa santé en péril. "Je peux encore être compétitif en lutte, même à 40 ans", a-t-il affirmé, citant en exemple des athlètes comme Jordan Burroughs, champion olympique et mondial qui continue de dominer la scène internationale à plus de 35 ans.

Cette reconversion pourrait également ouvrir de nouvelles portes pour Covington, notamment dans le domaine du coaching ou de l'analyse sportive. Son expérience en MMA, couplée à ses connaissances en lutte, en ferait un mentor idéal pour les jeunes combattants cherchant à améliorer leur grappling. Par ailleurs, son personnage médiatique et ses prises de position tranchées pourraient lui permettre de se reconvertir dans les médias, à l'instar d'autres anciens combattants comme Daniel Cormier ou Chael Sonnen.

Cependant, cette transition ne sera pas sans défis. La lutte, bien que moins médiatisée que le MMA, reste un sport exigeant, avec ses propres codes et sa propre élite. Covington devra prouver qu'il peut encore rivaliser avec les meilleurs, malgré des années passées à se concentrer sur les arts martiaux mixtes. De plus, son image controversée, marquée par des déclarations politiques et des rivalités personnelles, pourrait compliquer son intégration dans un milieu souvent plus discret.

Un héritage contrasté : entre provocations et performances

Colby Covington laisse derrière lui un héritage complexe, marqué par des performances remarquables et des polémiques tout aussi retentissantes. En 2018, il a remporté le titre intérimaire des poids mi-moyens en dominant Rafael dos Anjos sur cinq rounds, prouvant qu'il était l'un des meilleurs combattants de sa catégorie. Son style de combat, basé sur un grappling agressif et une endurance à toute épreuve, a fait de lui un adversaire redouté, capable de dicter le rythme d'un combat du début à la fin.

Pourtant, en dehors de l'octogone, Covington s'est souvent retrouvé au cœur de controverses. Ses déclarations politiques, notamment son soutien affiché à l'ancien président américain Donald Trump, ont divisé les fans et les médias. Ses rivalités avec des combattants comme Kamaru Usman ou Jorge Masvidal ont donné lieu à des échanges verbaux enflammés, parfois même à des altercations physiques. Ces polémiques ont contribué à forger son image de "bad boy" du MMA, un rôle qu'il a souvent assumé avec délectation.

Malgré ces excès, Covington reste l'un des combattants les plus emblématiques de sa génération. Son palmarès de 17 victoires en 22 combats, dont des victoires contre des noms comme Demian Maia ou Tyron Woodley, témoigne de son talent. Pourtant, ses deux dernières défaites, face à Edwards et Buckley, ont montré les limites de son style de combat face à des adversaires plus jeunes et plus polyvalents. Ces revers ont sans doute accéléré sa réflexion sur l'avenir, le poussant à envisager une retraite anticipée.

L'UFC face au défi des combattants vieillissants

Le cas de Colby Covington soulève une question plus large : comment l'UFC et le MMA en général gèrent-ils la question des combattants vieillissants ? Contrairement à des sports comme le football ou le basket-ball, où les athlètes prennent généralement leur retraite autour de 35-40 ans, le MMA voit régulièrement des combattants continuer à combattre bien au-delà de cet âge. Des légendes comme Anderson Silva ou Daniel Cormier ont prolongé leur carrière jusqu'à la quarantaine, souvent au prix de défaites humiliantes et de risques accrus pour leur santé.

L'UFC a mis en place certaines mesures pour protéger ses combattants, comme des bilans médicaux réguliers ou des périodes de suspension après des KO. Cependant, ces dispositifs restent insuffisants pour de nombreux observateurs. Les combattants, souvent sous contrat et dépendants financièrement de leur sport, sont incités à continuer à combattre même lorsque leur corps commence à montrer des signes de faiblesse. Covington lui-même a admis que son métabolisme et sa récupération n'étaient plus ce qu'ils étaient, mais il a continué à s'entraîner intensément, comme s'il refusait d'accepter les limites imposées par l'âge.

À l'avenir, l'UFC pourrait être amené à repenser sa politique en matière de retraite des combattants. Des initiatives comme des fonds de pension pour les athlètes ou des programmes de reconversion pourraient être mises en place pour encourager les combattants à prendre leur retraite plus tôt. De plus, une meilleure éducation sur les risques à long terme des sports de combat pourrait aider les jeunes athlètes à prendre des décisions plus éclairées sur leur carrière. Dans tous les cas, le départ de Covington pourrait marquer un tournant dans la façon dont l'industrie aborde cette question cruciale.

Colby Covington, l'un des combattants les plus charismatiques et controversés de l'UFC, semble donc se diriger vers la sortie. Ses déclarations récentes, marquées par une lucidité rare chez les athlètes de MMA, reflètent une prise de conscience des limites physiques imposées par ce sport. Si son départ de l'octogone est imminent, sa reconversion dans la lutte pourrait lui offrir une seconde vie sportive, loin des projecteurs mais aussi des risques inhérents au MMA.

Son cas illustre également les défis auxquels est confrontée l'industrie du MMA, notamment en ce qui concerne la gestion des carrières des combattants vieillissants. Alors que l'UFC continue de croître en popularité, la question de la santé et de la sécurité des athlètes deviendra de plus en plus pressante. Covington, par son parcours et ses déclarations, pourrait bien devenir un symbole de cette transition, rappelant que même les plus grands champions doivent un jour accepter de tourner la page.

Quoi qu'il en soit, son héritage dans l'UFC restera celui d'un combattant qui a marqué son époque, autant par son talent que par son caractère. Et si son dernier combat n'a pas encore eu lieu, une chose est sûre : Colby Covington ne quittera pas le monde du sport de sitôt.

L'Avis de la rédaction
Par Nakmen
Oh putain, ce Covington, toujours aussi iconique avec ses déclarations de "je veux pas finir comme Chuck Liddell en train de parler à Batman" , mais bon, il a raison sur un point : à 36 ans, même un Bad Boy a ses limites. La lutte, c’est malin, comme un OSS117 qui passe du combat de rue à la diplomatie, mais franchement, après 22 combats, le cerveau a déjà pris quelques coups de marteau-piqueur. Son héritage ? Un mélange de génie et de merde politique, comme un film de Disney avec des scènes cultes et un méchant qui te fait marrer mais te donne envie de le tabasser. L'UFC doit enfin se bouger sur les retraites, avant que les légendes ne finissent en Jurassic Park version encéphalopathie, à hurler des trucs incompréhensibles sur un tapis. Respect, mais pas de pitié pour les vieux combats.
Article rédigé par SkimAI
Révisé et complété par Nakmen

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