L’Australie tremble : Pericic écrit son nom dans l’histoire de l’UFC Perth
Quand **Brando Pericic** a franchi les portes de l’Octogone pour la première fois, peu s’attendaient à un spectacle aussi fulgurant. Pourtant, en à peine **2 minutes et 43 secondes**, le poids lourd australien a réduit en miettes les espoirs d’**Elisha Ellison**, signant un KO technique qui restera gravé dans les mémoires des fans présents au **RAC Arena**. Un début de rêve pour ce combattant formé dans l’antre des champions : **City Kickboxing**, le gym qui a vu naître des légendes comme **Israel Adesanya** ou **Dan Hooker**.
Initialement prévu pour le Dana White’s Contender Series, ce combat a finalement été promu sur la carte préliminaire de l’**UFC Perth** – une décision qui s’est avérée visionnaire. Avec un style agressif et une technique affûtée, Pericic a prouvé qu’il méritait sa place parmi l’élite. *"C’était un test, et j’ai montré que j’étais prêt"*, déclarera-t-il plus tard, le sourire aux lèvres mais les gants encore ensanglantés.
"Un massacre technique" : comment Pericic a déconstruit Ellison
Dès les premières secondes, le ton était donné. Un crochet du droit précis d’entrée de jeu, suivi d’une pression asphyxiante : Pericic n’a laissé aucune chance à son adversaire. Une fois au sol, le spectacle a tourné au cauchemar pour Ellison. Le jeune Australien a enchaîné les ground shots avec une précision chirurgicale, chaque coup semblaient calculé pour infliger un maximum de dégâts. *"Il ne donnait pas de coups au hasard, c’était du travail de pro"*, analysera plus tard un commentateur de l’UFC.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
18 coups significatifs atterris (dont une majorité au sol)
3 coups seulement pour Ellison avant l’arrêt de l’arbitre
2:43 : Temps nécessaire à Pericic pour sceller son destin
Une performance qui rappelle étrangement celle d’un autre poids lourd australien : **Tai Tuivasa**, connu pour ses finitions spectaculaires et son ability à électriser les foules. *"Pericic a ce même instinct de tueur, mais avec une technique peut-être encore plus affûtée"*, confie un entraîneur de la scène locale. La comparaison n’est pas anodine : comme Tuivasa en son temps, Pericic pourrait bien devenir la nouvelle idole des fans Down Under.
Derrière le KO : le secret de City Kickboxing
Ce qui frappe chez Brando Pericic, c’est sa maturité précoce. À 26 ans, il combat avec la sagesse d’un vétéran et la fougue d’un jeune loup. Ce paradoxe s’explique en grande partie par son appartenance à **City Kickboxing**, considéré comme l’un des meilleurs gyms au monde. Ici, on n’apprend pas seulement à frapper fort – on apprend à penser le combat.
*"Chez City Kickboxing, on te pousse à tes limites, mais on te donne aussi les outils pour y faire face"*, confie un proche de Pericic. Le gym, dirigé par **Eugene Bareman**, est réputé pour son approche scientifique du MMA, mêlant analyse vidéo poussée, préparation mentale et travail technique exhaustif. *"Brando passe des heures à étudier ses adversaires. Pour Ellison, il avait repéré une faille dans sa garde au sol – et il l’a exploitée à la perfection"*, révèle une source interne.
Résultat ? Un combattant qui allie puissance brute et intelligence tactique – une combinaison rare dans la division des poids lourds, souvent critiquée pour son manque de finesse. *"Les gros qui savent boxer, ça existe. Mais les gros qui savent combattre, c’est autre chose"*, résume un journaliste spécialisé.
L’effet "RAC Arena" : quand 15 000 fans deviennent ton 6ᵉ homme dans la cage
Si le KO de Pericic a marqué les esprits, c’est aussi parce qu’il s’est produit devant un public en transe. Le **RAC Arena**, temple du sport australien, a résonné comme un seul homme lorsque l’arbitre a stoppé le combat. *"On aurait dit un tremblement de terre"*, raconte un spectateur. Une ambiance que seul un combattant local peut provoquer – et qui rappelle les grands soirs de **Rob Whittaker**, autre star australienne de l’UFC.
*"Quand tu entends 15 000 personnes crier ton nom, ça te donne des ailes"*, avouera Pericic en conférence de presse. Cette énergie collective a sans doute joué un rôle dans sa performance. Les combattants le savent : un public acquis à ta cause peut décupler ta puissance – et inversement, briser le moral de l’adversaire. Ellison, lui, a semblé submergé par l’hostilité ambiante, un facteur psychologique souvent sous-estimé.
La réaction de **Dana White** n’a fait que confirmer l’impact de ce KO. *"Ce gars a quelque chose de spécial. Regardez comme il gère la pression, comme il finit ses combats… C’est exactement le genre de mecs qu’on veut dans la division"*, a-t-il tweeté peu après le combat. Des mots qui pèsent lourd dans l’univers de l’UFC, où le patron a le pouvoir de propulser une carrière en quelques phrases.
Et maintenant ? Les défis qui attendent le nouveau prodige australien
Avec cette victoire, Brando Pericic entre officiellement dans la cour des grands. Mais la division des poids lourds est un monstre à deux têtes : d’un côté, les vétérans expérimentés (comme **Derrik Lewis** ou **Alexander Volkov**) ; de l’autre, une nouvelle génération de finisseurs affamés (à l’image de **Sergei Pavlovich** ou **Tom Aspinall**). Où se situe Pericic dans ce paysage ?
*"Il a le niveau pour viser le Top 15 d’ici un an"*, estime un analyste. *"Mais il va falloir qu’il prouve qu’il peut tenir sur trois rounds contre des adversaires plus coriaces."* Car si son ground-and-pound est dévastateur, sa capacité à gérer un combat long reste à démontrer. *"Son prochain adversaire sera un test crucial. S’il passe ce cap, on pourra parler de titre dans deux-trois ans"*, ajoute la même source.
Certains pointent déjà des faiblesses potentielles :
• Défense contre les soumissions : Ellison n’a pas eu le temps de tester son jeu au sol.
• Endurance : Aucun de ses combats n’a dépassé le 2ᵉ round.
• Gestion des combats serrés : Que se passera-t-il face à un adversaire qui ne craque pas ?
Pericic, lui, reste concentré : *"Je prends les combats un par un. Mon objectif, c’est d’abord de rester invaincu à l’UFC, puis on verra."* Une sagesse qui contraste avec l’excitation médiatique. Une chose est sûre : après ce KO à **UFC Perth**, tous les yeux sont braqués sur lui.
Le mot de la fin : quand le destin frappe à la porte de l’Octogone
Parfois, un combat suffit à changer une carrière. Pour **Brando Pericic**, ce **2:43 de pur domination** contre Ellison pourrait bien être ce moment charnière. Entre la bénédiction de City Kickboxing, l’adoration du public australien et les éloges de Dana White, tous les ingrédients sont réunis pour une ascension fulgurante.
Pourtant, comme le rappelle un vieux proverbe du MMA : *"Un KO ne fait pas une légende – c’est la régularité qui compte."* Pericic en est conscient. Alors que les projecteurs s’allument sur lui, une question persiste : saura-t-il transformer l’essai et s’imposer durablement parmi les géants de la division ? La réponse se écrit déjà… et elle promet d’être explosive.

