Incroyable mais vrai : Bassil Hafez, l’un des espoirs les plus prometteurs de l’UFC en catégorie poids mi-moyens, vient de voir sa carrière prendre un tournant dramatique. Le CSAD (Combat Sports Anti-Doping) a annoncé ce mercredi une suspension d’un an à son encontre, suite à la détection d’ipamorelin, un peptide hormonal interdit, dans un échantillon prélevé hors compétition le 20 mars 2025 à Las Vegas.
Le combattant, absent des cages depuis novembre 2024 en raison d’une blessure, a immédiatement coopéré avec l’enquête. Il a même identifié la clinique de bien-être à l’origine de la substance incriminée. Pourtant, malgré cette transparence, le CSAD a estimé que son manque de vigilance constituait une "négligence grave". Une décision qui surprend, d’autant que l’organisme a reconnu que Hafez n’avait pas cherché à obtenir un avantage compétitif. Sa suspension prendra fin le 20 mars 2027, une date qui marque un nouveau départ pour le Libanais, aujourd’hui à l’arrêt forcé.
Une carrière en dents de scie avant la chute
Surnommé "The Habibi", Bassil Hafez a fait ses premiers pas dans l’Octogone en 2023 face à un adversaire redoutable : Jack Della Maddalena, qui allait devenir champion des poids mi-moyens. Malgré une défaite serrée par décision partagée, le combattant libano-américain avait su montrer des qualités prometteuses. Puis vint la victoire contre Mickey Gall, avant un revers cinglant : un KO subi face à Oban Elliott lors de l’UFC 309 en septembre 2025. Une série de résultats contrastés qui laissait présager un avenir incertain, même avant cette suspension.
Cette affaire soulève une question cruciale : comment un athlète peut-il ignorer la présence d’une substance interdite dans un produit qu’il consomme ? Le CSAD a tranché : la négligence est avérée, même sans intention de tricher. Une leçon amère pour Hafez, qui devra désormais se reconstruire après cette suspension, tout en espérant que son nom soit lavé de tout soupçon d’ici 2027.

