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Baki vs Jordan Zébo : La revanche se prépare après une défaite qui a marqué l’ARES 35
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Un revers qui n’éteint pas la flamme : Baki, star du MMA français, se relèvera-t-il après sa défaite controversée face à Jordan Zébo à l’ARES 35 ?
A retenir :
- Défaite inattendue : Baki, favori de l’ARES 35, s’incline face à Jordan Zébo, un combat marqué par une blessure au genou survenue un mois plus tôt.
- Opération imminente : Rupture des ligaments croisés en septembre → intervention chirurgicale prévue, suivie d’une convalescence de plusieurs mois.
- Revanche annoncée : Malgré l’épreuve, Baki vise un retour en 2025 avec un seul objectif : "On va le reprendre directement".
- Philosophie de guerrier : "J’aime cette situation, elle me plaît beaucoup" – une résilience qui définit son parcours.
- Préparation méthodique : Équipe médicale et entraîneurs unis pour une rééducation optimale, sans précipitation.
Strasbourg, 2024 : Le choc qui a ébranlé le MMA français
Le 14 septembre 2024, la salle du Rhénus Sport à Strasbourg retenait son souffle. Baïssangour Chamsoudinov, alias Baki, montait sur la balance pour l’ARES 35 avec une réputation de combattant indomptable, forgée par des victoires spectaculaires et un charisme qui enflammait les gradins. Pourtant, ce soir-là, l’improbable s’est produit : face à Jordan Zébo, un adversaire qu’il avait sous-estimé, Baki a subi une défaite par décision unanime, stoppant net une série de succès qui semblait inarrêtable.
Derrière ce revers, une ombre planait : une blessure au genou, survenue un mois avant le combat lors d’un entraînement. Une rupture partielle des ligaments croisés, diagnostiquée trop tard pour reporter le fight. "J’ai choisi de monter quand même. C’était un risque calculé", confiait-il après le combat, le visage marqué par la fatigue mais le regard toujours aussi déterminé. Zébo, lui, a su exploiter cette faille physique avec une stratégie implacable : des takedowns précis et un travail au sol qui a étouffé le jeu debout de Baki, habituellement si explosif.
La défaite a fait l’effet d’une bombe dans le milieu. Les réseaux sociaux se sont embrassés : certains critiquaient le choix de combattre blessé, d’autres saluaient le courage de Baki. Fernand Lopez, son entraîneur au MMA Factory, a tempéré les débats : "Un vrai guerrier ne fuit pas le combat. Mais oui, avec le recul, on aurait dû ajuster la préparation." Un aveu rare qui souligne l’humilité du champion, même dans l’adversité.
"J’ai merdé" : L’aveu qui a marqué les esprits
Dans une interview post-combat devenue virale, Baki a assumé ses responsabilités sans détour : "J’ai merdé. J’ai sous-estimé Jordan, et ça, c’est impardonnable." Une franchise qui a surpris, venant d’un athlète habitué à dominer les débats. Pourtant, cette lucidité est typique de son parcours. Originaire de Mulhouse, ce fils d’immigrés tchétchènes a bâti sa légende en transformant chaque échec en carburant. Sa rupture des ligaments croisés en 2019 ? Un retour en 2020 avec une série de 5 victoires. Une défaite en 2022 ? Deux KO en 2023.
Cette fois, le défi est double : physique (une opération du genou prévue ce mercredi 18 septembre) et mental. "La blessure, je gère. La honte de la défaite, c’est pire", confiait-il à L’Équipe. Pourtant, son entourage décrit un Baki métamorphosé depuis Strasbourg. Plus concentré, moins dispersé. Comme si Zébo, en le battant, avait réveillé un instinct endormi. "Il a trouvé son nouveau 'pourquoi'", analyse un proche.
2025 : L’année de la rédemption ?
La date est déjà gravée dans son esprit : un retour fin 2025, avec en ligne de mire une revanche contre Jordan Zébo. "On va le reprendre directement", a-t-il lancé à ses supporters lors d’un live Instagram, le ton calme mais la détermination palpable. Une promesse qui a électrisé la communauté MMA, où les parieurs commencent déjà à spéculer sur l’issue d’un hypothetical Baki vs Zébo 2.
Pour y parvenir, Baki a mis en place un plan de guerre :
- Phase 1 (septembre-décembre 2024) : Opération + rééducation intensive en Alsace, encadrée par des kinés spécialisés dans les sports de combat.
- Phase 2 (2025) : Retour progressif à l’entraînement, avec un focus sur la lutte (son point faible face à Zébo) et la gestion du mental.
- Phase 3 : Un combat de "remise en jambe" avant la revanche, probablement sous la bannière ARES FC ou Hexagone MMA.
Son équipe, habituée à ses retours triomphaux, reste prudente. "Il ne faut pas brûler les étapes", prévient son préparateur physique. Mais Baki, lui, semble déjà projeter le scénario du combat : "La prochaine fois, ce sera debout. Et ça finira avant la limite."
Zébo dans la tête : Quand la défaite devient une obsession
Depuis Strasbourg, Jordan Zébo est devenu bien plus qu’un adversaire pour Baki : une obsession. Dans les coulisses, on raconte que le Alsacien regarde en boucle les images du combat, analysant chaque erreur. "Il a décortiqué Zébo comme un étudiant révisant pour un examen", confie un partenaire d’entraînement. Même ses posts sur les réseaux sociaux en témoignent : là où il partageait avant des vidéos de KO, place désormais aux clips techniques de lutte et de soumissions.
Cette fixation n’est pas sans risque. Certains, comme l’ancien champion Ciryl Gane, mettent en garde : "Une revanche, c’est bien. Mais si tu vis que pour ça, tu rates le processus." Baki, lui, assume : "Zébo est mon miroir maintenant. Il me montre ce que je dois corriger." Une approche qui rappelle celle de Khabib Nurmagomedov après sa défaite amateur – une unique tache sur un palmarès autrement parfait, qui l’a poussé à devenir invincible.
L’Alsace derrière son champion : Quand une région s’embrase
À Mulhouse, Strasbourg, ou Colmar, les salles de sport affichent complet depuis l’annonce de la revanche. Baki n’est plus seulement un combattant : il est devenu le symbole d’une région qui se reconnaît dans son parcours. Des graffitis "Baki 2025" ont fleuri sur les murs, et les clubs de MMA locaux organisent des sparring sessions en son honneur.
Même Jordan Zébo, interrogé par RMC Sport, a reconnu l’impact du phénomène : "Baki, c’est comme un frère ennemi. On se déteste dans la cage, mais on fait grandir le sport ensemble." Une rivalité qui dépasse les deux hommes, et qui pourrait bien devenir l’affiche la plus lucrative du MMA français en 2025.
Pendant ce temps, Baki prépare son opération avec sérénité. Ce mercredi, sous le bistouri, ce ne sera pas seulement son genou qui sera réparé, mais aussi une réputation. Et quelque part en France, des milliers de fans comptent déjà les jours jusqu’à la revanche. Parce que dans l’histoire du MMA hexagonal, Baki vs Zébo 2 a déjà des allures de légende.

