Les déclarations d’Artur Chimaev, frère et manager de Khamzat Chimaev, révèlent un véritable calvaire physique avant l’UFC 328. Le Chechène, habitué à dominer ses adversaires, a frôlé l’abandon en raison d’une coupe de poids extrême. En un temps record, il est passé de 105 kg à 84 kg, un défi qui a mis son organisme à rude épreuve. À deux semaines de l’affrontement contre Sean Strickland, il pesait encore 97 kg, laissant présager une perte de poids brutale et risquée.
À J-2 du pesage, alors qu’il ne restait plus que 1,2 kg à perdre, le corps de Chimaev a cédé. Artur Chimaev confie : « On a dû interrompre une heure, sa santé ne permettait plus de continuer. Il était essoufflé, en état de défaillance physique. » Malgré les alertes médicales, le combattant a maintenu sa participation, un choix qui a marqué un tournant dans sa carrière. « Il ne savait même pas comment il allait se battre dans cet état », ajoute son frère, soulignant l’ampleur du sacrifice.
Un combat mené malgré les alertes
Malgré les signes de détresse, Khamzat Chimaev a persisté à monter sur la balance, puis dans l’octogone. Face à Sean Strickland, son état physique a clairement pesé sur sa performance. Malgré une lutte acharnée sur cinq rounds, la défaite par décision partagée a révélé les dangers des coupes de poids extrêmes. « Il a donné tout ce qu’il avait, mais son corps était déjà affaibli », explique Artur, confirmant les rumeurs d’un combat disputé dans des conditions précaires.
Cette défaite marque un tournant dans la carrière du Chechène, habitué aux victoires expéditives. Elle soulève également des questions sur les méthodes de préparation en MMA et les risques encourus par les athlètes. Les révélations de son frère offrent un éclairage brut sur les coulisses d’un combat où la santé a été mise à l’épreuve bien au-delà des limites raisonnables.
L’histoire de Khamzat Chimaev avant l’UFC 328 rappelle cruellement les dangers des coupes de poids extrêmes en MMA. Entre sacrifice et performance, cette préparation a laissé des traces, tant physiques que mentales, révélant une fois de plus les limites du corps humain face à l’exigence du sport de haut niveau.

