La défaite de Khamzat Chimaev face à Sean Strickland lors de l’UFC 328 le 8 mai dernier a ravivé les critiques envers son préparateur physique, Sam Calavitta. Pourtant, pour Arman Tsarukyan, ces reproches sont totalement infondés. Le combattant arménien, qui s’entraîne également sous la direction de Calavitta au Treigning Lab en Californie, rappelle que le rôle du préparateur se limite à la condition physique, un aspect bien moins déterminant que la technique ou les sparrings en MMA.
La technique et les sparrings, piliers du succès en MMA
Tsarukyan va même plus loin en estimant que la préparation physique ne contribue qu’à hauteur de 5 à 10 % au succès d’un combattant. Pour lui, tout se joue dans le travail technique et les échanges en sparring, des éléments souvent sous-estimés dans les débats post-combat. Il rappelle d’ailleurs que lors de la victoire de Chimaev contre Dricus Du Plessis en 2025, Calavitta avait été encensé pour son approche. Une incohérence flagrante, selon Tsarukyan, qui reflète une tendance à chercher des boucs émissaires après une défaite.Un angle controversé à l’UFC 328
Lors de cet événement, certains observateurs ont noté l’absence de coach principal dédié au MMA dans le coin de Chimaev. Kamaru Usman lui-même avait souligné que Tsarukyan, pourtant sans titre en poche, semblait diriger les consignes. Une situation qui interroge sur la structure d’encadrement du Suédois. D’autant que des figures comme Firas Zahabi, entraîneur de Georges St-Pierre, ont publiquement invité Chimaev à rejoindre le Tristar Gym pour un suivi plus complet. Une proposition qui en dit long sur les attentes en matière de coaching en MMA.Pour Tsarukyan, ces critiques envers Calavitta sont donc non seulement injustes, mais aussi révélatrices d’une méconnaissance des réalités du MMA moderne.

