Aller au fil

UFC7 min

Alice Pereira : La plus jeune femme à conquérir l’UFC – Quand le rêve devient réalité à 19 ans

Alice Pereira : La plus jeune femme à conquérir l’UFC – Quand le rêve devient réalité à 19 ans

À 19 ans, Alice Pereira écrit l’histoire : la Brésilienne, invaincue en 6 combats (4 KO), devient la plus jeune femme signée par l’UFC après avoir séduit Dana White et Mick Maynard. Face à Montserrat Rendon, vétérane de 36 ans, elle incarne un choc de générations où son jeu debout explosif et son sang-froid déroutant pourraient redéfinir les attentes pour les débutantes. Un combat à suivre lors de Noche UFC , où l’ambition affronte l’expérience.

L'essentiel

  1. Record historique : À 19 ans et 4 jours , Alice Pereira devient la plus jeune femme signée par l’UFC , devançant de peu son objectif initial.
  2. Parcours sans faute : 6 victoires – 0 défaite (83% de finition avant la limite), avec un style offensif rappelant les débuts d’ Amanda Nunes .
  3. Signature mémorable : Repérée par Dana White et Mick Maynard (qui portait un t-shirt à son effigie lors de l’appel vidéo), après une campagne agressive sur les réseaux.
  4. Duel générationnel : Affrontera Montserrat Rendon (36 ans, 1-1 en UFC), une spécialiste du grappling et du clinch , mais jamais confrontée à une frappeuse aussi explosive.
  5. Préparation extrême : 7 entraînements/semaine depuis l’enfance , un mental forgé face à l’opposition familiale (" Ma mère voulait une carrière classique pour moi ").
  6. Stratégie claire : Pereira mise sur son jeu debout dominant et sa mobilité pour contrer la pression au sol de Rendon.
  7. Enjeu symbolique : Un combat qui pourrait lancer une carrière aussi fulgurante que Joanna Jędrzejczyk ou Valentina Shevchenko en leurs débuts.

"Je voulais être la plus jeune" : L’ascension fulgurante d’Alice Pereira

Quand Alice Pereira a reçu l’appel vidéo de Dana White, elle savait que son rêve était sur le point de se réaliser. À ses côtés, Mick Maynard, responsable du recrutement de l’UFC, arborait fièrement un t-shirt à son effigie – un détail qui en dit long sur l’enthousiasme de la fédération pour cette Brésilienne de 19 ans. "Je voulais être la plus jeune combattante à signer en UFC. C’était mon objectif depuis le début", confie-t-elle avec un sourire en coin, amusée par le fait d’avoir raté son propre record… de quatre jours seulement. "J’avais calculé mon anniversaire pour coïncider avec la signature, mais l’UFC a accéléré le processus !"

Son parcours est celui d’une météore : 6 combats, 6 victoires (dont 4 par KO), et un taux de finition de 83% qui ferait pâlir bien des vétérans. Pourtant, derrière ces chiffres impressionnants se cache une discipline de fer. "Depuis que j’ai commencé le MMA à 14 ans, je m’entraîne 7 fois par semaine. Pas de jours off, pas d’excuses", explique-t-elle. Une rigueur qui tranche avec son âge, mais qui s’explique par une détermination sans faille – et une famille initialement réticente. "Ma mère voulait que je fasse des études, que j’aie une ‘carrière normale’. Elle a mis du temps à accepter que le MMA soit ma passion."

Son style ? Un mélange explosif de frappes précises et d’une aisance dans le clinch qui rappelle les débuts de Joanna Jędrzejczyk. "Je ne cherche pas à copier qui que ce soit, mais oui, j’admire leur agressivité contrôlée", admet-elle. Et c’est précisément cette agressivité calculée qui a convaincu l’UFC. Dana White lui-même a salué sa "maturity beyond her years" (une maturité au-delà de son âge), une qualité rare chez les jeunes combattants.


Le calme avant la tempête : Une sérénité qui intrigue

À quelques jours de son premier combat en UFC (contre Montserrat Rendon lors de Noche UFC), Alice Pereira déconcerte par son sang-froid. "Je suis trop calme… presque trop", avoue-t-elle en riant. "Les gens s’attendent à ce que je stresse, mais non. Je me sens prête, comme si j’avais déjà tout vécu." Une confiance qui puise sa source dans une préparation mentale hors norme : visualisation des combats, analyse répétée des faiblesses de Rendon, et une routine immuable depuis des années.

Pourtant, ce calme apparent cache une prédatrice. "Quand je monte dans la cage, je deviens une autre personne. Je ne pense plus, j’agis", explique-t-elle. Une dualité fascinante, entre la jeune femme souriante en interview et la combattante impitoyable dans l’octogone. "Mon adversaire va découvrir une version d’elle-même qu’elle ne connaît pas encore", promet-elle, évoquant son plan de combat : "Rendon aime le grappling et le contrôle au sol. Mais je vais lui imposer mon jeu debout, la forcer à reculer. Et quand elle sera acculée…" (elle mime un crochet du droit, sourire en coin).

Les comparaisons avec Amanda Nunes (elle aussi Brésilienne, elle aussi connue pour son explosivité) sont inévitables. Mais Pereira les prend avec philosophie : "Amanda est une légende. Moi, je veux juste écrire ma propre histoire. Et elle commence samedi."


"Rendon vs Pereira" : Quand la jeunesse explosive affronte l’expérience

Le combat contre Montserrat Rendon (36 ans, 1 victoire – 1 défaite en UFC) s’annonce comme un choc de générations. D’un côté, une vétérane habituée aux échanges prolongés, avec un jeu basé sur la pression et les tentatives de soumission. De l’autre, une débutante dont la vitesse et la puissance ont déjà fait des ravages dans les circuits régionaux.

"Elle a plus d’expérience, c’est vrai. Mais elle n’a jamais affronté quelqu’un comme moi", analyse Pereira. Les statistiques lui donnent raison : Rendon a perdu son dernier combat (par décision unanime en mars 2024) face à Darya Zheleznyakova, une frappeuse mobile… mais bien moins explosive que la Brésilienne. "Son jeu repose sur le grappling et les prises de dos. Mais si je maintient la distance, si je contrôle le centre de la cage, elle sera en difficulté."

Pour les observateurs, ce combat rappelle celui de Valentina Shevchenko contre Holly Holm en 2017 : une jeune star montante face à une vétérane expérimentée. "Alice a tout pour surprendre", estime Fernando Halfel, analyste MMA brésilien. "Son pied avant est dévastateur, et elle enchaîne les combinaisons avec une fluidité rare. Si elle évite les prises de jambes, Rendon n’aura pas de solution."

Mais attention : Rendon n’est pas une proie facile. Sa victoire contre Tamires Vidal (par décision partagée) a montré sa capacité à s’adapter en cours de combat. "Montserrat est une battante. Elle ne lâchera rien, même sous les coups", prévient Carlos Eduardo, son entraîneur. "Si Alice sous-estime son mental, ça pourrait lui coûter cher."


Derrière les gants : Le sacrifice d’une famille et d’une nation

Ce que peu de gens savent, c’est que le parcours d’Alice Pereira est aussi une histoire de rédemption familiale. "Ma mère a pleuré quand j’ai annoncé que je voulais faire du MMA", se souvient-elle. "Pour elle, c’était un sport violent, dangereux. Elle rêvait que je devienne avocate ou médecin." Pourtant, après des mois de discussions (et quelques victoires éclatantes), sa famille a fini par la soutenir. "Aujourd’hui, elle regarde tous mes combats. Elle a même acheté un t-shirt ‘Team Pereira’ !" (rires).

Son père, ancien praticien de jiu-jitsu, a été son premier mentor. "Il m’a appris que la technique prime sur la force. C’est lui qui m’a donné cette obsession du détail." Un héritage qui se voit dans son jeu : malgré sa puissance, Pereira est extrêmement précise, avec un placement de coups digne d’une vétérane.

Au Brésil, elle est déjà une icône naissante. Les médias locaux la surnomment "A Menina de Ouro" (la fille en or), et son histoire inspire des milliers de jeunes filles. "Je reçois des messages de mères qui me disent : ‘Ma fille veut faire comme vous’. Ça me touche énormément."

Pourtant, Pereira reste lucide : "Un combat en UFC, c’est bien. Une carrière, c’est mieux. Je ne veux pas être une étoile filante. Je veux dominer pendant des années." Des mots qui rappellent ceux d’une Ronda Rousey en 2013… avant qu’elle ne révolutionne le MMA féminin.


Noche UFC : Un combat, deux futurs possibles

Le 24 août 2024, quand Alice Pereira entrera dans l’octogone, ce ne sera pas qu’un simple combat. Ce sera un moment charnière pour le MMA féminin.

Scénario 1 : La confirmation d’un prodige
Si Pereira l’emporte (surtout par KO ou soumission), elle deviendra instantanément la révélation de l’année. "Un finish spectaculaire et Dana White lui donnera un push immédiat", prédit Maynard. "Elle pourrait affronter une top 15 dès son deuxième combat." Les comparaisons avec Kayla Harrison (dominatrice dès ses débuts) ou Rose Namajunas (jeune prodige devenue championne) deviendront inévitables.

Scénario 2 : L’apprentissage par l’échec
Une défaite n’aurait rien d’une catastrophe, mais elle remettrait en question le rythme effréné de sa progression. "Si Rendon la soumet, les critiques diront qu’elle est montée trop vite", note Halfel. "Mais même dans ce cas, son potentiel reste énorme. Regardez Paige VanZant : elle a perdu tôt, mais elle est devenue une star."

Pereira, elle, refuse d’envisager la défaite. "Je ne pense même pas à ça. Je vois seulement ma main levée à la fin." Une confiance qui, si elle se confirme, pourrait bien faire d’elle la nouvelle reine du MMA féminin.

Quand les lumières de Noche UFC s’éteindront, une chose est sûre : Alice Pereira ne sera plus une inconnue. Qu’elle gagne ou qu’elle apprenne, son nom restera gravé dans l’histoire comme celui de la plus jeune femme à fouler l’octogone. Mais au-delà des records, c’est son style – ce mélange de calme glaçant et d’explosivité dévastatrice – qui pourrait redéfinir les attentes pour une génération de combattantes.

"Je ne suis pas là pour participer. Je suis là pour dominer", avait-elle déclaré après sa signature. Samedi, le monde saura si cette ambition précoce est fondée. Et si le MMA féminin vient de trouver sa nouvelle icône.

Une chose est certaine : à 19 ans, Alice Pereira a déjà changé les règles du jeu. Le reste ? "Ce n’est que le début."

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Nakmen

Les autres en parlent

Sur le même sujet