"Je suis toujours affamé" : Volkanovski, le roi intouchable des poids plumes
37 ans, 26 combats professionnels, 1 défaite (controversée) en 12 ans. Les chiffres d’Alexander Volkanovski donnent le vertige. Pourtant, le champion australien des poids plumes de l’UFC ne semble pas près de ranger les gants. Après avoir reconquis sa ceinture en avril face à Diego Lopes – un combat où il a démontré une maîtrise technique implacable –, "Volk" a lancé un message clair : *« Je suis toujours là, et je suis toujours affamé. »*
Ce qui frappe chez Volkanovski, c’est sa capacité à s’adapter sans faillir. En 2023, il a enchaîné deux combats contre Islam Makhachev en l’espace de quelques mois, prouvant qu’il pouvait monter en poids légers et tenir tête au numéro 1 mondial. Une performance qui a marqué les esprits, même si la défaite au second combat reste un point d’interrogation. *« Ces combats m’ont rendu plus fort mentalement »*, confiait-il récemment. Aujourd’hui, de retour chez les plumes, il observe la nouvelle génération avec un mélange de curiosité et de défi.
Mais qui dit nouvelle génération dit aussi nouveaux défis. Et Volkanovski, jamais en retrait, a déjà identifié ses cibles : *« Je regarde tout le monde. Lopes, Murphy, Silva… Little qu’ils sachent que je suis prêt. »* Une déclaration qui en dit long sur son état d’esprit. Car si l’âge avance, son règne – entamé en 2019 – semble loin d’être terminé. Les fans se demandent : jusqu’où peut-il aller ? La réponse pourrait bien venir d’ici la fin de l’année.
Diego Lopes : Le rematch qui fait saliver les fans
Quand Diego Lopes a terrassé Jean Silva en juin dernier, l’UFC a eu des étoiles dans les yeux. Le Brésilien, connu pour son style explosif et imprévisible, a offert un spectacle digne des plus grands soirs de MMA. Un KO en *come-from-behind* qui a rappelé pourquoi les fans l’adorent… et pourquoi Volkanovski, malgré sa victoire en avril, ne le sous-estime pas. *« Diego a ce quelque chose de spécial. L’UFC l’adore, et moi aussi, en un sens »*, a-t-il admis en souriant.
Un rematch entre les deux hommes serait un cadeau pour les fans : le premier combat, bien que dominé par Volkanovski, avait ses moments de tension. Lopes, avec son jeu de jambes déroutant et ses coups puissants, reste un adversaire dangereux. *« Il a des trous dans son jeu, mais il peut te surprendre à tout moment »*, analyse un entraîneur proche de l’UFC. Et puis, il y a l’aspect médiatique : Lopes vend des billets, génère du buzz. L’UFC, qui adore les *redos* (voir les deux Makhachev vs. Volkanovski en 2023), pourrait bien sauter sur l’occasion.
La question du timing se pose. Décembre 2024 semble une fenêtre idéale, surtout si Lerone Murphy – l’autre prétendant sérieux – venait à décliner ou à se blesser. *« On verra ce que Dana [White] décide, mais un Volkanovski vs. Lopes 2, ce serait du pain béni pour les fans »*, estime un journaliste de MMA Fighting. Reste à savoir si Volkanovski, qui a déjà prouvé qu’il pouvait dominer Lopes, voudra lui offrir une revanche. *« Pourquoi pas ? Si c’est ce que les gens veulent voir… »*, a-t-il laissé échapper, énigmatique.
"See you later" : Lerone Murphy, l’anglais qui fait trembler les parieurs
Pendant que Lopes fait parler son spectacle, Lerone Murphy avance silencieusement, mais sûrement. Invaincu depuis 2015 (17-0-1), le Britannique de Manchester a construit son palmarès avec une rigueur chirurgicale. Son dernier combat, un KO cinglant contre Aaron Pico en juin, a marqué un tournant : Murphy n’est plus un outsider, mais un prétendant légitime. *« Il a tout pour réussir : la puissance, la technique, et une intelligence de combat rare »*, souligne un analyste de ESPN MMA.
Volkanovski, lui, a réagi avec un simple *« See you later »* après la victoire de Murphy. Une phrase courte, mais lourde de sens. *« Volk ne sous-estime personne, mais là, il sent que Murphy est un vrai danger »*, décrypte un proche du champion. Et les parieurs semblent d’accord : pour la première fois depuis longtemps, un challenger est favori léger face à Volkanovski. Une situation inédite qui en dit long sur le respect que Murphy inspire.
À 32 ans, Murphy incarne cette génération charnière : assez expérimenté pour ne pas se laisser impressionner, assez jeune pour représenter l’avenir. Son style méthodique et précis contraste avec l’approche plus chaotique de Lopes, ce qui en fait un adversaire idéal pour Volkanovski – du moins sur le papier. *« Un combat contre Murphy, ce serait un duel d’échecs. Contre Lopes, ce serait un feu d’artifice. Les deux ont leur charme »*, résume un commentateur.
Mais Murphy a un atout majeur : il n’a jamais perdu chez les plumes. Une statistique qui pèse lourd dans une division où les défaites sont monnaie courante. *« Il a prouvé qu’il pouvait gérer la pression. Maintenant, il doit prouver qu’il peut battre un champion comme Volk »*, note un entraîneur. Un défi de taille, mais Murphy, lui, semble prêt. *« Je ne cherche pas la gloire, je cherche le titre. Et pour l’avoir, je devrai passer par Volkanovski. Soit. »*
Le dilemme de l’UFC : Spectacle ou légitimité ?
L’UFC se trouve face à un choix cornélien. D’un côté, Diego Lopes : un rematch qui promettrait un spectacle explosif, avec des échanges rapides, des KOs possibles, et un buzz médiatique garanti. De l’autre, Lerone Murphy : un duel plus tactique et technique, mais qui offrirait à Volkanovski l’opportunité de renforcer sa légitimité face à un prétendant invaincu. *« Dana White adore les combats qui font vendre, mais il sait aussi qu’un Volk vs. Murphy serait un combat de légende pour les puristes »*, explique un insider.
Les cotes des parieurs penchent légèrement en faveur de Murphy, ce qui est rare pour un challenger face à Volkanovski. *« Cela montre que les experts voient en Murphy un vrai danger »*, analyse un bookmaker. Pourtant, l’UFC a souvent privilégié le spectacle ces dernières années (voir les multiples combats entre Conor McGregor et Nate Diaz). *« Si Lopes gagne un combat de plus, le rematch sera inévitable »*, prédit un journaliste.
Volkanovski, lui, semble ouvert aux deux options. *« Je laisse l’UFC décider. Moi, je serai prêt, peu importe l’adversaire. »* Une déclaration qui résume bien son état d’esprit : un champion sans peur, prêt à affronter n’importe qui, n’importe quand. *« Il a déjà prouvé qu’il pouvait dominer Lopes. Maintenant, il veut prouver qu’il peut dominer Murphy. C’est ça, la mentalité d’un vrai champion »*, salue un ancien combattant.
Alors, rematch explosif ou duel tactique ? Une chose est sûre : dans les deux cas, Volkanovski sera au centre de l’attention. Et avec un champion comme lui, l’UFC ne peut pas se tromper.
Derrière les projecteurs : La routine d’un champion hors norme
Saviez-vous que Volkanovski, malgré son statut de star, s’entraîne encore dans le même petit gym de Wollongong, en Australie, où il a commencé ? *« Pourquoi changer une équipe qui gagne ? »*, justifie-t-il. Son coach, Joe Lopez (aucun lien avec Diego), est un ancien combattant reconverti, connu pour son approche sans fioritures. *« On ne fait pas dans le glamour. On fait dans l’efficacité. »*
Autre détail marquant : Volkanovski est père de deux enfants, et concilie vie de famille et préparation de combats d’envergure. *« Quand je rentre à la maison, je suis juste "papa Alex". Pas le champion. »* Une humilité qui contraste avec l’image parfois tapageuse d’autres stars du MMA. *« Il n’a pas besoin de jouer un rôle. Il est lui-même, et ça suffit »*, confie un proche.
Enfin, saviez-vous qu’il est aussi un passionné de rugby ? *« J’aurais pu faire carrière là-dedans, mais le MMA m’a choisi. »* Une anecdote qui rappelle que, derrière le combattant, il y a un homme aux multiples facettes – et une détermination sans faille.
Pendant ce temps, les prétendants se préparent dans l’ombre, conscients qu’une victoire contre "Volk" changerait leurs carrières à jamais. Lopes avec son explosivité, Murphy avec sa précision… L’UFC tiendra-t-elle compte des parieurs ou des fans ?
Une seule certitude : quand Volkanovski montera enfin dans la cage, ce sera pour un combat historique. Et comme il le dit lui-même : *« Je ne suis pas là pour participer. Je suis là pour dominer. »*

