Il y a 324 jours
Aleksandre Topuria s’impose à l’UFC Qatar : le frère d’Ilia Topuria trace sa route vers les sommets
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Aleksandre Topuria a marqué les esprits à l’UFC Qatar en dominant Bekzat Almakhan par décision unanime. Avec un style tactique hérité de son frère Ilia Topuria, le jeune Géorgien confirme son statut de menace grandissante dans la division des poids coqs. Une performance qui révèle une maturité rare pour un combattant de 27 ans, et qui pourrait bien inspirer une nouvelle ère pour le MMA géorgien.
A retenir :
- Aleksandre Topuria domine Bekzat Almakhan par décision unanime à l’UFC Qatar, confirmant son ascension fulgurante.
- Un style de combat tactique et une gestion du stress digne de son frère Ilia Topuria, champion UFC en titre.
- Avec 7 victoires en 8 combats, le Géorgien s’impose comme un outsider sérieux dans la division des poids coqs.
- Une performance qui souligne l’émergence d’une nouvelle génération de combattants géorgiens, inspirés par les frères Topuria.
Une victoire qui marque un tournant
L’UFC Qatar aura été le théâtre d’une performance remarquée : celle d’Aleksandre Topuria, le jeune frère du champion en titre Ilia Topuria. Face à Bekzat Almakhan, un adversaire redouté pour son agressivité et son expérience, le Géorgien de 27 ans a livré une démonstration de maîtrise technique et de sang-froid. Pendant trois rounds, il a contrôlé le combat avec une précision chirurgicale, alternant entre frappes ciblées et neutralisation efficace des tentatives de lutte de son adversaire. Le verdict ? Une victoire par décision unanime (30-27, 30-27, 29-28), qui ne laisse aucun doute sur sa domination.
Ce qui frappe chez Aleksandre, c’est sa capacité à rester calme sous la pression. Là où beaucoup de jeunes combattants se laissent emporter par l’adrénaline, lui garde une lucidité impressionnante. "Il a un QI de combat bien au-dessus de la moyenne pour son âge", confie un analyste de l’UFC. Une qualité qui rappelle étrangement… son aîné. Ilia Topuria, connu pour son intelligence tactique, semble avoir transmis ce trait à son cadet. Et les résultats sont là : en seulement deux combats sous la bannière UFC, Aleksandre a déjà prouvé qu’il méritait sa place parmi l’élite.
Un parcours sans faute (ou presque)
Avant d’intégrer l’UFC, Aleksandre Topuria avait déjà un palmarès solide : 5 victoires pour une seule défaite, acquise dès ses débuts en 2018. Mais c’est depuis son arrivée dans l’Octogone que sa carrière a pris une autre dimension. En février 2024, il avait déjà fait forte impression en battant Colby Thicknesse par soumission au premier round. Une victoire éclair qui avait attiré l’attention des observateurs. Pourtant, c’est face à Almakhan, un adversaire bien plus coriace, qu’il a véritablement confirmé son potentiel.
"Il ne se contente pas de gagner, il domine." Le commentaire d’un coach résume bien l’évolution d’Aleksandre. Contrairement à beaucoup de jeunes talents qui misent sur la puissance brute, lui privilégie la stratégie. Contre Almakhan, il a su exploiter les failles de son adversaire, notamment en contrant ses prises de lutte avec des déplacements latéraux et des contre-attaques précises. Une approche qui rappelle celle d’Umar Nurmagomedov, autre star montante de la division, mais avec une touche géorgienne bien distincte : une agressivité mesurée, presque calculatrice.
Avec 7 victoires en 8 combats, dont deux sous la bannière UFC, Aleksandre Topuria n’est plus un outsider. Il est désormais un prétendant crédible dans une division des poids coqs déjà ultra-compétitive. Et quand on sait que son frère Ilia règne en maître chez les plumes, on se dit que le nom Topuria pourrait bien devenir une légende du MMA.
L’héritage Topuria : quand le sang-froid devient une arme
Il est impossible de parler d’Aleksandre Topuria sans évoquer son frère aîné. Ilia Topuria, champion UFC des poids plumes, est connu pour son mental d’acier et sa capacité à rester impassible face à l’adversité. Des qualités que l’on retrouve chez Aleksandre, mais avec une touche personnelle. "Ilia est comme un rocher, moi je suis plus comme l’eau : je m’adapte", confiait-il en conférence de presse après son combat.
Cette adaptabilité, il l’a encore prouvée contre Almakhan. Alors que son adversaire tentait de l’emmener au sol à plusieurs reprises, Aleksandre a su switcher de stratégie en un clin d’œil : il a transformé des situations potentiellement dangereuses en opportunités de contre-attaques. Un exemple ? Au deuxième round, alors qu’Almakhan réussit enfin une amenée au sol, Topuria a enchaîné avec un sweep (renversement) avant de se retrouver en position dominante. "C’est ça, l’intelligence combat : savoir transformer un désavantage en avantage", analyse un expert en MMA.
Mais attention, tout n’est pas rose. Certains critiques pointent du doigt son manque d’explosivité par rapport à d’autres combattants de sa division, comme Umar Nurmagomedov ou Merab Dvalishvili. "Il est technique, mais est-ce qu’il a ce petit quelque chose qui fait les champions ?", s’interroge un journaliste spécialisé. Une question légitime, mais à laquelle Aleksandre semble déterminé à répondre… dans l’Octogone.
La Géorgie, nouvelle terre de MMA ?
Avec les frères Topuria, c’est toute une nation qui se met à rêver. La Géorgie, traditionnellement connue pour sa lutte et son judo, voit émerger une nouvelle génération de combattants de MMA. Ilia a ouvert la voie, Aleksandre la confirme. Mais ils ne sont pas seuls : des noms comme Giga Chikadze ou Shavkat Rakhmonov (bien que Kazakh, il s’entraîne en Géorgie) montrent que le pays est en train de devenir un vivier de talents.
"On a toujours eu des lutteurs incroyables, mais maintenant, on apprend à frapper aussi." Le constat d’un entraîneur géorgien résume bien cette évolution. Les frères Topuria en sont l’exemple parfait : une base solide en lutte (héritage géorgien oblige), combinée à une technique de frappe affûtée. Résultat ? Un style hybride, difficile à contrer.
Et Aleksandre, lui, incarne cette nouvelle ère. Moins médiatique que son frère pour l’instant, il construit son parcours pas à pas, sans précipitation. "Je ne veux pas être connu comme 'le frère d’Ilia', mais comme Aleksandre Topuria, le combattant." Un discours humble, mais qui en dit long sur ses ambitions. Avec des performances comme celle de l’UFC Qatar, il est bien parti pour y parvenir.
Et maintenant ? Les défis qui l’attendent
Après cette victoire, une question se pose : qui sera le prochain adversaire d’Aleksandre Topuria ? Les rumeurs évoquent déjà des noms comme Mario Bautista ou Kyu Sung Kim, deux combattants expérimentés qui pourraient lui offrir un test de taille. Mais le Géorgien, lui, voit plus loin : "Je veux monter dans le classement. Mon objectif, c’est le Top 15 d’ici la fin de l’année."
Un objectif ambitieux, mais réaliste. Avec deux victoires en UFC et un style qui ne cesse de s’affiner, il a les moyens de ses ambitions. Reste à savoir s’il pourra maintenir cette régularité face à des adversaires de plus en plus coriaces. Une chose est sûre : après l’UFC Qatar, plus personne ne doute de son potentiel.
Et puis, il y a ce détail qui fait sourire les fans : et si, un jour, les frères Topuria devenaient tous deux champions UFC ? "Ce serait un rêve, mais on prend les choses étape par étape", tempère Aleksandre. Pour l’instant, une seule certitude : le nom Topuria est appelé à résonner encore longtemps dans l’Octogone.

