Il y a 325 jours
Aleksandre Topuria s’impose à l’UFC Qatar : le frère du champion Ilia confirme son ascension
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Aleksandre Topuria, le frère cadet d’Ilia Topuria, a marqué les esprits à l’UFC Qatar en dominant Bekzat Almakhan par décision unanime. Malgré un début de combat difficile, le Géorgien a su imposer sa boxe précise et ses projections dévastatrices, rappelant le style de son aîné. Une performance qui confirme son potentiel dans la catégorie des poids coq et porte son bilan à 7 victoires pour 1 défaite, dont deux sous la bannière de l’UFC.
A retenir :
- Aleksandre Topuria remporte une victoire unanime face à Bekzat Almakhan lors des préliminaires de l’UFC Qatar, avec des scores de 30-27 sur les trois cartes des juges.
- Malgré un début de combat dominé par la vitesse d’Almakhan, Topuria a renversé la situation en fin de premier round grâce à une projection spectaculaire suivie de frappes lourdes.
- Le Géorgien a enchaîné au deuxième round avec une nouvelle projection et une pression constante, infligeant des dégâts visibles au visage de son adversaire.
- Cette performance porte son palmarès à 7 victoires (2 en UFC) pour 1 défaite, confirmant son statut de talent montant dans la division des poids coq.
- Son style, mêlant boxe technique et lutte agressive, rappelle étrangement celui de son frère Ilia Topuria, actuel champion poids plume de l’UFC.
Un héritage familial qui se confirme
Le nom Topuria résonne de plus en plus fort dans l’univers du MMA. Après l’ascension fulgurante d’Ilia Topuria, couronné champion poids plume de l’UFC en février 2024, c’est au tour de son frère cadet, Aleksandre, de prouver que le talent pour le combat est bien une affaire de famille. Ce samedi, lors des préliminaires de l’UFC Qatar, le Géorgien de 25 ans a livré une performance convaincante face au Kazakh Bekzat Almakhan, s’imposant par décision unanime (30-27 sur les trois cartes). Une victoire qui, au-delà des statistiques, révèle un combattant doté d’une maturité technique et d’un sang-froid remarquables pour son jeune âge.
Dès l’annonce du combat, les comparaisons avec Ilia étaient inévitables. Et pour cause : Aleksandre partage avec son aîné une boxe précise, des déplacements fluides et une capacité à enchaîner les projections avec une efficacité redoutable. Pourtant, là où Ilia excelle par son explosivité et son jeu de jambes, Aleksandre mise davantage sur une pression constante et une gestion intelligente de l’espace. Une approche qui, ce samedi, lui a permis de surmonter un début de combat difficile pour finalement dominer son adversaire.
Un premier round à sens unique… puis le réveil
Les premières minutes du combat ont pourtant semblé donner raison aux sceptiques. Bekzat Almakhan, plus rapide et plus explosif, a immédiatement pris l’ascendant sur Topuria. Le Kazakh, connu pour son jeu de pieds agile et ses coups de pied bas tranchants, a multiplié les attaques en début de round, plaçant des combinaisons nettes qui ont forcé Aleksandre à reculer. À mi-chemin de la première reprise, les statistiques affichaient un déséquilibre flagrant : Almakhan menait en frappes significatives (12 contre 5), et Topuria semblait en difficulté.
Mais c’est là que le Géorgien a révélé une qualité essentielle : sa capacité à rester calme sous pression. Plutôt que de paniquer, Aleksandre a attendu le bon moment pour contre-attaquer. Et ce moment est arrivé à 1 minute 30 de la fin du round. Sur une tentative de coup de pied d’Almakhan, Topuria a saisi la jambe de son adversaire pour enchaîner avec une projection spectaculaire, envoyant le Kazakh au sol avec violence. Une fois au tapis, il n’a pas hésité : une série de coups de poing lourds a atterri sur le visage d’Almakhan, marquant un tournant psychologique dans le combat. Quand les deux hommes se sont relevés, le visage du Kazakh portait déjà les stigmates de cette séquence – un œil gonflé et une lèvre fendue.
"Il a un mental d’acier, ce gars. Il encaisse, il analyse, et il frappe au bon moment. C’est exactement ce qu’il a fait ce soir.", a commenté Daniel Cormier, consultant pour l’UFC, lors du direct.
Un deuxième round sous contrôle, malgré la résistance d’Almakhan
Fort de son avantage psychologique, Aleksandre Topuria a entamé le deuxième round avec une détermination redoublée. Dès les premières secondes, il a répété la manœuvre du premier round : une projection réussie, suivie d’une tentative de soumission au sol. Bien qu’Almakhan ait réussi à se dégager, le message était clair : Topuria dictait désormais le rythme.
Une fois debout, le combat est resté équilibré en apparence, mais les dégâts s’accumulaient du côté kazakh. Almakhan, malgré sa technique, peignait à trouver des ouvertures face à la défense serrée de Topuria. Ce dernier, lui, continuait à placer des crochets du gauche et des directs du droit qui faisaient reculer son adversaire. À mi-round, une statistique révélatrice : 70 % des frappes significatives de Topuria atteignaient leur cible, contre seulement 40 % pour Almakhan.
Le Kazakh a tenté de réagir avec des coups de pied bas ciblant la jambe avant de Topuria, une stratégie classique pour limiter les déplacements. Mais le Géorgien, anticipant ces attaques, a ajusté sa garde et maintenu une pression offensive jusqu’à la fin du round. Quand la cloche a retenti, Almakhan affichait un visage tuméfié, tandis que Topuria, lui, semblait presque intact – preuve d’une gestion parfaite de la distance.
Derrière les projecteurs : l’ombre (bienveillante) d’Ilia
Il est impossible d’évoquer Aleksandre Topuria sans parler de son frère aîné, Ilia. Champion du monde poids plume et star montante de l’UFC, ce dernier est omniprésent dans le parcours du cadet. Mais contrairement à ce que certains pourraient penser, cette comparaison ne pèse pas sur Aleksandre – elle le motive.
"Ilia est mon modèle, mais je veux écrire ma propre histoire. Lui, il a son style, moi j’ai le mien. On s’entraîne ensemble, on s’aide mutuellement, mais quand je monte dans la cage, je suis seul.", avait-il confié lors d’une interview avant le combat. Une déclaration qui prend tout son sens après sa performance à Doha. Là où Ilia est connu pour son jeu de jambes dansant et ses contres fulgurants, Aleksandre mise sur une approche plus physique, avec des projections et un travail au corps-à-corps qui rappelle les grands lutteurs géorgiens.
D’ailleurs, leur préparation commune est un atout majeur. Les deux frères s’entraînent au Top Team Georgia, sous la houlette de coaches expérimentés, et leur complicité se ressent dans leur jeu. Lors de l’UFC Qatar, on a d’ailleurs pu voir Ilia, assis au premier rang, encourager son frère avec fougue – un moment émouvant qui n’a pas échappé aux caméras.
Petite anecdote : avant le combat, Aleksandre avait reçu un message de son frère : "Gagne comme si tu étais déjà champion. Parce que tu l’es, dans ta tête." Des mots qui, visiblement, ont porté leurs fruits.
Et maintenant ? Les défis qui attendent Topuria
Avec cette deuxième victoire en UFC (après son succès contre Bruce Souto en 2023), Aleksandre Topuria s’installe peu à peu dans le paysage des poids coq. Mais la route vers le sommet est encore longue. La division, dominée par des combattants comme Sean O’Malley ou Merab Dvalishvili, est l’une des plus compétitives de l’UFC.
Plusieurs options s’offrent à lui :
• Un combat contre un top 15, comme Mario Bautista ou Kyler Phillips, pour continuer son ascension.
• Un affrontement contre un autre prospect, comme Muin Gafurov, pour un choc de générations.
• Ou encore, pourquoi pas, un derby géorgien face à Giga Chikadze (si ce dernier redescend en poids coq), pour un combat à forte charge émotionnelle.
Une chose est sûre : avec son style complet et son mental à toute épreuve, Aleksandre Topuria a le potentiel pour aller loin. Et si son frère Ilia a déjà tracé la voie, le cadet semble bien décidé à graver son propre nom dans l’histoire du MMA.
"Ce n’est que le début. Je veux montrer au monde que les Topuria, on est une dynastie, pas une simple coïncidence.", a-t-il lancé lors de son interview post-combat, sous les ovations du public qataris.

