Le combat entre Alex Pereira et Ciryl Gane lors de l'UFC White House, le 21 avril 2024, restera dans les mémoires comme l’un des plus controversés de l’année. Alex Volkanovski, ancien champion des poids légers et poids mi-moyens de l’UFC, n’a pas hésité à prendre la défense de son compatriote Pereira, victime selon lui de coups illégaux répétés de la part de Gane.
Dans une interview exclusive accordée à ESPN Brasil, Volkanovski a pointé du doigt l’arbitre Herb Dean, accusant ce dernier d’avoir laissé se poursuivre un enchaînement de coups dangereux sans intervenir à temps. « Herb Dean aurait dû arrêter le combat bien avant. Ces coups illégaux ont eu un impact direct sur le cerveau de Pereira », a-t-il déclaré, soulignant que la santé de son ami était en jeu.
Le combat, initialement prévu pour le titre des poids mi-moyens, s’est soldé par une défaite technique de Pereira par TKO au troisième round. Pourtant, les images révèlent des coups de coude et de genou en position de clinch, ainsi que des frappes après la cloche, autant d’éléments qui, selon Volkanovski, auraient dû alerter l’arbitre. « Pereira a encaissé des coups qui n’auraient jamais dû être autorisés », a-t-il ajouté, appelant à une révision des protocoles d’arbitrage.
Cette affaire relance le débat sur la sécurité des combattants en UFC, où les règles strictes en matière de coups illégaux semblent parfois ignorées. Volkanovski, connu pour son franc-parler, n’a pas mâché ses mots : « C’est une tragédie évitable. On ne peut pas continuer à fermer les yeux sur ces manquements ». Une prise de position qui pourrait bien faire évoluer les pratiques au sein de l’organisation.
L’affaire Pereira-Gane à l’UFC White House soulève des questions cruciales sur l’arbitrage et la sécurité en MMA. Entre coups controversés et réactions tardives, le combat laisse un goût amer. Une chose est sûre : les leçons tirées de cette rencontre pourraient bien redéfinir les standards de l’UFC pour les années à venir.

