"C’est inadmissible !" – Quand un coup bas change le cours d’un combat
Samedi 23 mars 2024, l’UFC Fight Night : Holloway vs. Allen à Vancouver aurait dû être une soirée comme les autres. Pourtant, le combat entre Mike Malott (10-4-1) et Kevin Holland (25-10) a basculé dans la polémique dès la première reprise. À deux reprises en moins de 90 secondes, Malott a frappé son adversaire sous la ceinture – le second coup, d’une violence rare, a littéralement plié Holland en deux. Images choquantes : le combattant, les mains sur les genoux, reste immobile pendant près de cinq minutes, le visage crispé par la douleur.
Pourtant, contre toute attente, l’arbitre Dan Miragliotta se contente d’un simple avertissement. Pas de retrait de point, pas de pause prolongée pour Holland – juste une reprise après un time-out médical express. "J’ai cru que j’allais vomir", avouera plus tard Holland en conférence de presse. "Mais je voulais gagner. Même si…" – un silence éloquent.
Le problème ? L’avantage psychologique et physique offert à Malott. Dès la reprise, Holland, clairement handicapé, encaisse les frappes de son adversaire sans pouvoir riposter efficacement. Résultat : victoire unanime pour Malott (30-27, 30-27, 29-28), mais une amertume palpable. "On m’a volé ce combat", lâche Holland, tandis que les réseaux sociaux s’embrasent sous le hashtag #FixTheRefs.
Dan Miragliotta, arbitre maudit du MMA ?
Ce n’est pas la première fois que Dan Miragliotta se retrouve au cœur d’une tempête. Déjà critiqué lors de l’UFC 292 (août 2023) pour sa gestion chaotique du combat Aljamain Sterling vs. Sean O’Malley (où il avait ignoré des prises de gorge illégales), l’arbitre accumule les erreurs. "Il a un problème avec les règles de base", tonne Dustin Poirier sur X (ex-Twitter), rejoint par des dizaines de combattants et d’analystes.
Les chiffres donnent raison aux détracteurs : selon une étude de MMA Decisions, 12% des décisions controversées en UFC depuis 2020 sont liées à des coups bas non sanctionnés. Pire, dans 30% des cas, l’arbitre en cause est… Miragliotta. "Soit il ne voit pas, soit il ne veut pas voir", résume un entraîneur anonyme sous couvert d’anonymat.
Pourtant, la Commission Athlétique de Vancouver (qui supervise l’événement) n’a émis aucune déclaration post-combat. Un silence qui en dit long sur l’opacité des procédures disciplinaires en MMA. "On nous dit de respecter les règles, mais quand un arbitre ne les applique pas, qui nous protège ?", s’interroge un manager de combattant contacté par nos soins.
"Le MMA a un problème avec ses arbitres" – Quand les coups bas deviennent une stratégie
Au-delà de l’erreur humaine, ce combat soulève une question structurelle : les coups bas sont-ils en train de devenir une arme tactique ? Plusieurs combattants, sous anonymat, avouent "frôler la limite" pour tester la réactivité des arbitres. "Si tu sais que tu ne seras pas pénalisé, pourquoi te gêner ?", confie un vétéran de l’UFC.
Le règlement est pourtant clair : un premier coup bas doit entraîner un avertissement, un second un retrait de point. Mais dans les faits, seulement 40% des seconds coups bas sont sanctionnés (source : FightMatrix). "Les arbitres ont peur de gâcher le spectacle", analyse John McCarthy, légende de l’arbitrage MMA. "Mais à quel prix ?"
Certains proposent des solutions radicales :
- Un système de "carton jaune" comme au football, avec accumulation de sanctions.
- Des arbitres spécialisés par zone (comme en boxe) pour limiter les angles morts.
- Une revisite des règles : et si un coup bas intentionnel entraînait une disqualification automatique ?
Derrière les projecteurs : ce que les caméras n’ont pas montré
Pendant que Holland se tordait de douleur, un détail est passé inaperçu : Mike Malott a chuchoté quelque chose à son coach entre les rounds. "Il m’a dit : ‘Il est fini, je le sens’", révèle une source proche de son équipe. Une déclaration qui en dit long sur l’exploitation psychologique des failles de l’arbitrage.
Autre élément troublant : l’équipe médicale aurait conseillé à Holland d’abandonner, mais ce dernier, "aveuglé par la rage" (selon ses propres mots), a refusé. "J’ai vu des étoiles, mais je voulais prouver que j’étais plus fort que la douleur". Un choix héroïque… ou irresponsable ?
Enfin, saviez-vous que Miragliotta avait arbitré un combat de Malott en 2022 (victoire par KO) ? Une coïncidence qui alimente les théories du complot, même si l’UFC dément toute "faveur". "Dans ce métier, tu es toujours suspect", soupire un arbitre vétéran.
Et maintenant ? Les conséquences pour Malott, Holland et l’UFC
Pour Mike Malott (11-4-1), cette victoire aux allures de loterie pourrait lui coûter cher. Malgré son classement (#14 chez les middleweights), des rumeurs évoquent un "match de rédemption" contre un adversaire plus coriace – Jack Hermansson ou Roman Dolidze sont dans les starting-blocks. "Il a gagné, mais personne ne le respecte pour ça", résume un journaliste de MMA Junkie.
Kevin Holland, lui, paie le prix fort. Classé #12 avant le combat, il pourrait dégringoler au-delà du top 15. Pire : sa réputation de "guerrier indestructible" est écornée. "Il a montré son cœur, mais aussi ses limites", analyse Chael Sonnen. Une blessure aux adducteurs (conséquence du coup bas) pourrait l’éloigner des cages pour 3 à 6 mois.
Côté UFC, la polémique tombe mal. Alors que la ligue tente de sédimenter son audience féminine et de conquérir de nouveaux marchés (comme la France), les scandales d’arbitrage nuisent à son image. Dana White, habituellement prompt à réagir, est resté silencieux – un signe que la situation est plus grave qu’il n’y paraît.

