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La UFC se sépare de trois combattants, dont une ayant manqué le poids de 3,6 kg

La UFC se sépare de trois combattants, dont une ayant manqué le poids de 3,6 kg

La UFC a officiellement retiré trois combattants de son effectif, dont Luana Carolina, coupable d’un écart de poids record de 3,6 kg avant son combat à Londres. Une décision qui marque un tournant dans la gestion des problèmes de poids au sein de l’organisation.

L'essentiel

  1. Luana Carolina exclue après un manquement de 3,6 kg – un record pour la promotion.
  2. Antonio Trocoli et Bruna Brasil quittent l’UFC avec des bilans mitigés malgré des parcours notables.
  3. La politique de poids de la UFC sous le feu des critiques après plusieurs incidents récents.
  4. Carolina avait enchaîné trois victoires consécutives avant sa défaite face à Michelle Montague.
  5. Brésil et Trocoli, anciens espoirs du Contender Series , n’ont pas confirmé en octogone.

Un coup de balai dans les rangs : pourquoi ces trois combattants ont été écartés

La Ultimate Fighting Championship (UFC) a confirmé le départ de trois de ses combattants ce mois-ci, une décision qui intervient dans un contexte de renforcement des standards au sein de la promotion. Luana Carolina, Antonio Trocoli et Bruna Brasil ont tous trois été retirés du roster après des performances ou des incidents jugés incompatibles avec les attentes de l’organisation. Si les deux derniers ont été libérés pour des résultats sportifs décevants, le cas de Carolina est bien plus symbolique : son manquement de 8 livres (3,6 kg) avant son combat prévu contre Melissa Mullins à Londres a marqué un point de non-retour.

Pour la Brésilienne de 32 ans, cette exclusion sonne comme une fin brutale d’un parcours pourtant prometteur. Avec un bilan de 6 victoires en 10 combats sous la bannière UFC, dont une série de trois succès consécutifs face à Ivana Petrovic, Julija Stoliarenko et Lucie Pudilova, Carolina semblait en passe de s’imposer comme une prétendante sérieuse dans la division des poids coq. Pourtant, son incapacité récurrente à respecter les limites de poids a fini par éclipser ses performances. "Dread", comme elle est surnommée, avait déjà été sanctionnée à plusieurs reprises pour des écarts mineurs, mais jamais à un tel niveau. Son cas relance le débat sur la gestion des catégories de poids dans le MMA, un sujet récurrent depuis des années.


Le poids, talon d’Achille du MMA moderne : l’exemple Carolina

Le manquement de Luana Carolina n’est pas un incident isolé. En 2023, la UFC avait déjà durci ses règles après une série de combats annulés pour des raisons similaires, notamment celui de Paulo Costa, qui avait manqué le poids de 11 livres avant un affrontement contre Luke Rockhold. Pourtant, malgré les amendes et les avertissements, les problèmes persistent. Selon une étude menée par MMA Junkie en 2024, près de 15 % des combats programmés en poids non-lourds (coq, mouche, plumes) ont été perturbés par des manquements au poids au cours des cinq dernières années.

Pour les combattants, le processus de weight cut (perte de poids extrême avant la pesée) est souvent perçu comme un mal nécessaire. Cependant, les conséquences peuvent être dramatiques : déshydratation, risques cardiaques, et surtout, un désavantage physique le jour du combat. Carolina, qui évoluait habituellement en poids coq (61,2 kg), a admis dans une récente interview avoir "poussé son corps à la limite" pour atteindre la catégorie inférieure. Son échec à Londres pourrait servir d’avertissement pour d’autres athlètes tentés par des stratégies similaires. "La UFC ne peut plus se permettre de fermer les yeux sur ces pratiques. Un combat annulé, c’est des millions de dollars de pertes pour la promotion, sans compter l’impact sur les fans et les adversaires", explique un ancien responsable de la commission athlétique du Nevada.


Trocoli et Brasil : des parcours en demi-teinte sous la bannière UFC

Si le cas de Luana Carolina a retenu l’attention médiatique, les départs d’Antonio Trocoli et Bruna Brasil illustrent une autre réalité de l’UFC : la difficulté à confirmer après une entrée remarquée. Trocoli, surnommé "Malvado", avait suscité l’enthousiasme en 2019 après sa victoire par soumission lors du Dana White’s Contender Series. Pourtant, cette performance avait été entachée par un contrôle antidopage positif, transformant sa victoire en no contest. Depuis son arrivée dans la promotion en 2022, le Brésilien de 35 ans n’a jamais réussi à enchaîner les succès, accumulant quatre défaites en autant de combats, dont une récente contre Mantas Kondratavicius.

De son côté, Bruna Brasil incarnait l’espoir d’une nouvelle génération de combattantes brésiliennes. Recrutée en 2022 après un passage remarqué dans The Fighting Nerds, un programme de développement pour jeunes talents, elle n’a jamais vraiment trouvé ses marques en octogone. Avec un bilan de 3 victoires pour 5 défaites, dont sept combats sur huit se soldant par décision, Brasil a souvent été critiquée pour son manque d’agressivité et son incapacité à finir ses adversaires. Sa défaite face à Alexia Thainara ce week-end à Seattle a scellé son sort. "Bruna avait le potentiel, mais elle n’a jamais réussi à s’adapter au niveau requis en UFC. C’est dommage, car elle avait un style intéressant", confie un entraîneur brésilien ayant travaillé avec elle.


La politique de la UFC face aux manquements : entre tolérance zéro et pragmatisme

La décision de libérer Luana Carolina après son manquement de poids soulève des questions sur la cohérence de la politique de la UFC. En 2021, la promotion avait annoncé une tolérance zéro pour les combattants ne respectant pas les limites de poids, avec des sanctions financières et des exclusions à la clé. Pourtant, certains athlètes ont bénéficié de secondes chances, comme Yoel Romero, qui avait manqué le poids à deux reprises avant d’être finalement libéré. Pourquoi Carolina n’a-t-elle pas eu droit au même traitement ?

Selon des sources proches de la direction, la décision aurait été motivée par deux facteurs principaux : l’ampleur de l’écart (3,6 kg, un record pour la promotion) et le contexte médiatique. Le combat contre Melissa Mullins était programmé en tête d’affiche d’un événement diffusé en pay-per-view, et son annulation a provoqué des pertes financières importantes. "La UFC ne peut pas se permettre de donner l’impression de fermer les yeux sur des manquements aussi flagrants. Carolina avait déjà été avertie à plusieurs reprises, et cette fois, c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase", explique un journaliste spécialisé.

Pourtant, cette politique de fermeté pourrait avoir des conséquences inattendues. Certains combattants pourraient désormais hésiter à signer avec l’UFC par crainte de se voir exclus pour un seul faux pas. D’autres, comme Pannie Kianzad, ont publiquement critiqué la promotion pour son manque de soutien envers les athlètes en difficulté. "La UFC veut des combattants parfaits, mais elle ne fait rien pour les aider à atteindre ce niveau. On parle de santé, de sécurité, mais en réalité, c’est une question d’argent", avait déclaré Kianzad en 2024 après un combat annulé pour un écart de poids.


Et maintenant ? Les répercussions pour les combattants et l’industrie du MMA

Les départs de Trocoli, Brasil et Carolina interviennent à un moment charnière pour l’UFC. Alors que la promotion cherche à élargir son audience et à séduire de nouveaux marchés (notamment en Europe et en Asie), elle doit aussi faire face à une concurrence accrue de la part d’organisations comme la PFL ou ONE Championship. Dans ce contexte, la gestion des combattants et des catégories de poids devient un enjeu stratégique.

Pour les athlètes concernés, l’avenir s’annonce incertain. Luana Carolina, malgré son exclusion, pourrait rebondir dans une autre organisation, comme l’a fait Cynthia Calvillo après son départ de l’UFC en 2023. Trocoli et Brasil, en revanche, pourraient avoir plus de mal à retrouver un contrat dans une promotion majeure. "Le marché du MMA est saturé. Sans un palmarès solide en UFC, il est très difficile de se faire une place ailleurs", estime un agent sportif basé à Las Vegas.

Enfin, cette affaire relance le débat sur la nécessité d’une réforme des catégories de poids. Certains experts plaident pour l’ajout de nouvelles divisions (comme les poids super-légers ou super-moyens) pour réduire la pression sur les combattants. D’autres suggèrent d’adopter un système similaire à celui de la boxe, où les écarts de poids sont compensés par des pénalités financières plutôt que par des annulations de combats. Une chose est sûre : tant que la UFC n’aura pas trouvé de solution durable, les incidents comme celui de Luana Carolina continueront de se produire.

La décision de la UFC de se séparer de Luana Carolina, Antonio Trocoli et Bruna Brasil marque un tournant dans la gestion des combattants au sein de la promotion. Si les résultats sportifs ont joué un rôle dans les départs de Trocoli et Brasil, c’est bien le manquement de poids record de Carolina qui a retenu l’attention, relançant le débat sur les pratiques de weight cut et la sécurité des athlètes.

Ces exclusions interviennent dans un contexte de professionnalisation accrue du MMA, où les organisations doivent concilier performance sportive, rentabilité et bien-être des combattants. Pour l’UFC, l’enjeu est double : maintenir son statut de leader mondial tout en évitant les polémiques liées aux manquements de poids ou aux bilans décevants de ses recrues.

Reste à voir si ces départs serviront d’avertissement pour les autres athlètes ou si, au contraire, ils alimenteront les critiques envers une promotion perçue comme de plus en plus impitoyable. Une chose est certaine : dans un sport où la marge entre le succès et l’échec est souvent infime, chaque décision peut avoir des répercussions durables.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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