Samedi 30 mai, l’UFC Chine a offert un spectacle inattendu dès la carte principale. Le combat entre Alex Perez et Su Mudaerji, prévu dans la catégorie des 57 kg, a basculé dans le chaos dès le deuxième round. Un coup bas accidentel de Su Mudaerji a provoqué une réaction immédiate et violente chez Perez, qui, incapable de se relever, a vomi dans l’Octogone. Malgré les cinq minutes de récupération accordées par l’arbitre, l’Américain n’a pu reprendre le combat, scellant le sort du duel par un no contest.
Une règle aux conséquences ambiguës
Le règlement du MMA est clair : un combattant vomissant dans la cage doit être déclaré perdant. Pourtant, une exception existe pour les coups bas. Dans ce cas précis, l’arbitre n’a pu sanctionner Su Mudaerji, car le coup illégal a directement provoqué l’incapacité de Perez. Une nuance qui, bien que protectrice, soulève des questions sur l’équité. Comment garantir que l’agresseur ne bénéficie pas indirectement de la situation ?
Un précédent qui alimente les débats
Ce scénario n’est pas sans rappeler un cas similaire impliquant Charles Oliveira en 2017. À l’époque, un coup bas avait également entraîné un no contest, suscitant déjà des critiques sur la gestion des coups illégaux en MMA. Certains experts estiment que les règles devraient être revues pour éviter les abus, notamment lorsque l’incapacité à reprendre le combat avantage l’auteur de la faute. Su Mudaerji, malgré son absence de sanction, voit sa série de victoires stoppée net, tandis qu’Alex Perez, bien que blessé, échappe à une défaite technique.
L’UFC face à son propre paradoxe
Ce no contest met en lumière une contradiction fondamentale : comment concilier la protection des athlètes et l’équité des résultats ? Si les règles actuelles visent à éviter des décisions injustes, elles peuvent aussi créer des situations où l’agresseur n’est pas pénalisé. Un débat qui dépasse le simple cadre de ce combat et interroge l’avenir des régulations en MMA.
L’incident survenu lors de l’UFC Chine entre Perez et Su Mudaerji illustre les limites des règles actuelles en matière de coups illégaux. Si la protection des athlètes est primordiale, les zones d’ombre persistent, laissant planer un doute sur l’équité des décisions arbitrales. Un sujet qui promet de faire couler encore beaucoup d’encre.

