Le retour de Ronda Rousey dans l'octogone suscite des débats passionnés. Après son combat exhibition contre Gina Carano lors de l'événement MVP MMA 1, diffusé sur Netflix le week-end dernier, la question se pose : où se situerait-elle aujourd'hui face aux meilleures combattantes de la catégorie des coqs féminins ?
Un héritage incontestable, mais un présent incertain
Ronda Rousey reste l’une des figures les plus marquantes de l’UFC, avec un palmarès de 12 victoires en 14 combats et un règne dominant entre 2012 et 2015. Son arm lock, signature technique, lui a permis de soumettre 11 adversaires en moins de 3 minutes. Pourtant, son retour hypothétique en 2026 soulève des questions. La division des coqs féminins, autrefois porte-drapeau de l’UFC, a perdu de son éclat, avec des combattantes comme Kayla Harrison ou Raquel Pennington en tête d’affiche. Face à elles, Rousey, malgré son athlétisme et sa puissance de frappe, devrait composer avec un jeu limité et trois ans d’inactivité compétitive.
Un déclin structurel de la division
La catégorie des coqs féminins, autrefois phare, peine aujourd’hui à attirer l’attention. Les combats classés se retrouvent relégués en prelims sur des cartes APEX, signe d’un désintérêt croissant. Seules Kayla Harrison, invaincue et double championne PFL, et Raquel Pennington, vétérane expérimentée, semblent capables de dominer Rousey. Julianna Peña, malgré son titre UFC, a montré des failles face à Germaine de Randamie, laissant entrevoir une possible ouverture pour Rousey. Pourtant, même une victoire contre des adversaires moins bien classées ne suffirait pas à redynamiser une division en perte de vitesse.
Son retour, bien que symbolique, interroge : peut-elle encore briller dans un paysage MMA féminin en pleine mutation ? Une chose est sûre, son héritage reste intact, mais son avenir compétitif reste à écrire.
Ronda Rousey incarne une époque révolue du MMA féminin. Son retour, bien que médiatisé, soulève des interrogations sur l'état actuel de la division des coqs. Entre héritage et déclin, son avenir dépendra autant de sa forme physique que de la capacité de l'UFC à relancer l'intérêt pour cette catégorie.

