Le 31 octobre 2023, le ONE Friday Fights 131 a mis un point final à un mois d’octobre déjà chargé en émotions pour les fans d’arts martiaux. Diffusé en direct depuis le légendaire Lumpinee Boxing Stadium de Bangkok, l’événement a une fois de plus prouvé pourquoi cette série hebdomadaire est devenue un must-watch pour les passionnés. Avec douze combats au programme – mêlant Muay Thai, kickboxing et MMA –, les athlètes avaient un objectif clair : briller pour décrocher un contrat dans le roster principal de ONE Championship. Une pression qui, loin de les paralyser, a donné lieu à des affrontements d’une intensité rare.
Parmi les combats les plus attendus, celui opposant Decho Por Borirak à Suriyanlek Por Yenying en Muay Thai poids mouche (61 kg) tenait une place particulière. Une revanche après leur premier duel en septembre, remporté aux points par Suriyanlek. Cette fois, Decho, déterminé à effacer cette défaite, est entré sur le ring avec une stratégie agressive. Dès les premières secondes, ses coups de pied bas et moyens, d’une précision chirurgicale, ont forcé son adversaire à reculer. Mais Suriyanlek, loin d’être impressionné, a répliqué avec des droites fulgurantes et des genoux bien placés. Le public, debout, a assisté à un échange d’une rare violence, où chaque round semblait basculer en faveur de l’un ou de l’autre.
Un match nul qui fait débat : Decho et Suriyanlek, deux styles, une même détermination
Après trois rounds d’une intensité folle, les juges ont finalement déclaré un match nul. Une décision qui a surpris plus d’un observateur, tant les deux combattants semblaient mériter la victoire. "C’est le Muay Thai dans toute sa beauté et sa brutalité. Aucun des deux n’a voulu reculer, et c’est ça qui rend ce sport si spécial"*, a commenté un analyste présent sur place. Decho, malgré ses coups de pied dévastateurs, n’a pas réussi à distancer suffisamment Suriyanlek, dont les contre-attaques ont marqué les esprits. À l’inverse, Suriyanlek, plus technique, n’a pas su capitaliser sur ses moments de domination.
Ce résultat laisse planer une question : une troisième confrontation est-elle inévitable ? Les deux hommes, bien que respectueux l’un de l’autre, n’ont pas caché leur frustration. "Je pense avoir fait assez pour gagner, mais je respecte la décision. Si ONE me donne une autre chance, je serai prêt"*, a déclaré Decho en conférence de presse. Une déclaration qui résonne comme un défi lancé à la promotion.
Yunusov, la machine à KO : un futur champion en devenir ?
Si le combat principal a tenu toutes ses promesses, c’est Shamil Yunusov qui a volé la vedette en MMA. Le Russe, invaincu en 6 combats, a une fois de plus démontré pourquoi il est considéré comme l’un des plus grands espoirs de la division des poids coqs (66 kg). Face à son adversaire, Nguyen Tran Duy Nhat, Yunusov n’a eu besoin que de 2 minutes et 17 secondes pour conclure le combat par un KO spectaculaire. Un crochet du gauche suivi d’un uppercut qui a envoyé son opposant au tapis, scellant sa 6ème victoire consécutive – toutes par finition.
"Yunusov est un phénomène. Il a tout : la puissance, la technique, et une intelligence de combat rare pour son âge. S’il continue comme ça, ONE n’aura pas le choix, il devra lui offrir un combat dans le grand bassin très vite"*, analyse un journaliste spécialisé. Avec des performances aussi dominatrices, la question n’est plus si Yunusov intégrera le roster principal, mais quand. Et surtout, contre qui ?
Les autres combats marquants : entre surprises et confirmations
Le ONE Friday Fights 131 n’a pas déçu en matière de diversité. En kickboxing, Petchmorakot Petchyindee a confirmé son statut de légende en dominant son adversaire avec une maîtrise technique impressionnante. Ses low kicks répétitifs ont progressivement brisé la résistance de son opposant, lui valant une victoire unanime aux points. "Petchmorakot est comme un métronome : il use ses adversaires jusqu’à ce qu’ils craquent. C’est du kickboxing de haut niveau"*, a salué un commentateur.
Côté MMA, Ekaterina Vandaryeva a créé la surprise en soumettant son adversaire au 2ème round grâce à un étranglement en guillotine. Une performance qui lui ouvre peut-être les portes d’un contrat avec ONE, dans une division des poids pailles (52 kg) particulièrement compétitive. "Je rêvais de ce moment depuis des années. Maintenant, je veux montrer que je mérite ma place parmi les meilleures"*, a-t-elle déclaré, émue.
Enfin, en Muay Thai, Singdam Kiatmoo9 a offert un spectacle haut en couleur face à un adversaire coriace. Malgré une entame de combat difficile, il a su inverser la tendance au 3ème round avec une série de coups de genou sautés qui ont électrisé la salle. Une victoire qui rappelle pourquoi il est considéré comme l’un des strikers les plus créatifs de sa génération.
Derrière les projecteurs : l’enjeu des contrats ONE, un rêve à portée de gant
Ce qui rend les ONE Friday Fights si spéciaux, c’est bien cette promesse d’une opportunité. Chaque combat est une audition, chaque victoire un pas de plus vers le graal : un contrat avec ONE Championship, la plus grande organisation d’arts martiaux en Asie. "On sait tous que performer ici, c’est comme passer un casting pour Hollywood. Une bonne prestation, et ta vie peut changer du jour au lendemain"*, confie un coach présent dans les coulisses.
Pourtant, la compétition est féroce. Avec des centaines de combattants talentueux en Thaïlande et dans la région, se démarquer est un défi de tous les instants. Les critères ? La performance, bien sûr, mais aussi le style, la capacité à vendre un combat, et parfois… un peu de chance. "Parfois, un KO spectaculaire ou une soumission improbable peut faire pencher la balance, même si le niveau général est élevé"*, explique un recruteur de ONE sous couvert d’anonymat.
Pour des athlètes comme Decho ou Yunusov, la route semble tracée. Mais pour d’autres, moins médiatisés, chaque combat est une question de survie. "Je me bats pour nourrir ma famille. Un contrat avec ONE, ce serait la sécurité. Mais en attendant, je dois gagner, encore et encore"*, confie un combattant anonyme, les gants à la main.
Et maintenant ? Les suites à suivre après le ONE Friday Fights 131
Avec la fin d’octobre vient une question : que réserve novembre aux fans de ONE ? Si les ONE Friday Fights continuent leur rythme effréné, plusieurs noms sortent déjà du lot pour les prochains événements. Yunusov, avec sa série de KO, semble promis à un combat plus médiatisé. Quant à Decho et Suriyanlek, leur match nul laisse présager une troisième confrontation – une trilogie qui ferait vibrer Bangkok.
Du côté de ONE Championship, les observateurs spéculent déjà sur les possibles signatures. Ekaterina Vandaryeva et son étranglement en guillotine ont marqué les esprits, tout comme Singdam et son style explosif. "ONE a l’embarras du choix. La question, c’est de savoir qui saura saisir sa chance au bon moment"*, résume un expert.
Une chose est sûre : avec des événements comme le ONE Friday Fights 131, la scène des arts martiaux en Asie ne cesse de grandir. Entre tradition (avec des légendes du Muay Thai comme Petchmorakot) et nouveaux talents (à l’image de Yunusov), le futur s’annonce radieux. Et les fans, eux, n’ont qu’une hâte : que le prochain vendredi arrive.

