Un Début de Soirée **Électrique** : Donchenko Couronné en 4 Minutes Chrono
La Noche UFC a démarré sur les chapeaux de roue avec un affrontement entre deux finalistes de The Ultimate Fighter 33 : Daniil Donchenko et Rodrigo Sezinando. Dès les premières secondes, le Russe a imposé un rythme infernal, enchaînant coups de poing croisés et coudes saignants qui ont rapidement ouvert une blessure au-dessus de l’œil gauche de son adversaire. Malgré une tentative de résistance, Sezinando, visiblement déséquilibré, a subi une avalanche de frappes au sol avant que l’arbitre n’intervienne à 4:27 du premier round.
Une victoire par TKO qui consacre Donchenko comme vainqueur de la saison et marque les esprits par sa violence contrôlée. "Je savais qu’il était dangereux en grappling, alors j’ai tout misé sur le strike", a-t-il déclaré en post-combat, visiblement ému. Une stratégie payante, qui lui ouvre désormais les portes des top 15 des welterweights.
Rendon vs. Pereira : Quand la Pression Étouffe le Spectacle
Après l’adrénaline du premier combat, le duel entre Montserrat Rendon (Mexique) et Alice Pereira (Brésil) a offert un contraste saisissant. Là où Donchenko avait écrasé son adversaire, les deux femmes ont privilégié une approche méthodique, presque clinique. Rendon, sous les sifflets d’un public impatient, a systématiquement poussé Pereira contre la cage, exploitant un clinch étouffant et des projections en *dirty boxing*.
Pereira a tenté des éclairs en fin de troisième round, notamment avec une série de low kicks et un takedown en désespoir de cause, mais trop tard pour convaincre les juges. Les scores finaux (29-28, 29-28, 30-27) en faveur de Rendon reflètent cette domination positionnelle, même si certains observateurs, comme le commentateur Daniel Cormier, ont estimé que "le combat méritait un *draw* [match nul] tant les deux athlètes ont évité l’engagement".
Une décision partagée qui divise, mais qui récompense surtout la constance de Rendon, même au prix d’un spectacle en demi-teinte. "Je fais ce qu’il faut pour gagner, pas pour divertir", a-t-elle rétorqué en conférence de presse, assumant pleinement son style.
Alden Coria : L’Étoile Montante qui a Illuminé la Nuit
Si les deux premiers combats avaient montré des visages différents du MMA, Alden Coria a, lui, offert une masterclass de strike. Dès le premier round, le protégé de Fury FC a dominé Alessandro Costa avec une précision digne d’un chirurgien : 68% de strikes significatifs connectés, un record pour un débutant en UFC. Ses jabs en diagonale et ses genoux sautés ont progressivement brisé la résistance du Brésilien, déjà affaibli par une entorse au pied contractée en milieu de deuxième reprise.
Le troisième round a été une formalité. Coria, sentant la faiblesse de son adversaire, a déclenché une combinaison monstrueuse – uppercut, crochet du gauche, coup de genou – avant d’achever Costa avec une pluie de coups de poing en seulement 47 secondes. L’arbitre a stoppé le combat presque simultanément au lancer de serviette du coin brésilien, un détail rare qui souligne l’intensité extrême du moment.
Avec cette performance, Coria s’impose comme la révélation de la soirée et un sérieux prétendant pour les top 10 des poids coqs. "Je veux affronter les meilleurs dès maintenant", a-t-il lancé, défiant du regard la caméra. Son entraîneur, Sayif Saud, a quant à lui salué "une préparation parfaite, où chaque détail a fait la différence".
Derrière les Coulisses : Ce Que les Caméras N’ont Pas Montré
Alors que les projecteurs étaient braqués sur l’Octogone, plusieurs anecdotes ont marqué les coulisses de cette Noche UFC :
- Le pari fou de Donchenko : Avant le combat, le Russe avait promis à son équipe de terminer Sezinando en moins de 5 minutes. Mission accomplie… avec 33 secondes d’avance. Une prédiction qui a valu à son coach un tatouage "TUF 33 Champion" en direct sur Instagram.
- Costa blessé dès l’échauffement : Selon des sources proches de son camp, Alessandro Costa s’est tordu le pied lors des derniers sparrings avant le combat. Une information tenue secrète pour ne pas donner un avantage psychologique à Coria.
- Rendon et le "Plan B" : La Mexicaine avait préparé un jeu de jambes ultra-défensif après avoir étudié les faiblesses de Pereira en *footwork*. Une stratégie qui a payé, même si le public n’a pas apprécié.
Ces détails rappellent que derrière chaque combat se cache une préparation minutieuse, où la psychologie et les imprévus jouent souvent un rôle clé.
Analyse Technique : Ce Que les Statistiques Révèlent
Au-delà des résultats, les données fournies par UFC Stats éclairent les performances de la soirée :
- Donchenko a connecté 72% de ses coups de poing au visage, un taux exceptionnel pour un combat de welterweights, où la défense est généralement plus solide.
- Rendon a passé 4 minutes et 12 secondes en *clinch* sur les 15 minutes du combat, un record pour un duel féminin en UFC cette année. Pereira, elle, n’a réussi qu’un seul takedown sur six tentatives.
- Coria a infligé 3 knock-downs (dont deux au 3ᵉ round) et a ciblé 80% de ses coups sur le menton de Costa, prouvant une stratégie d’usure implacable.
Ces chiffres confirment que la soirée a été marquée par des stratégies bien huilées, où la préparation physique a souvent fait la différence.
Une soirée qui laisse présager de belles suites, surtout pour ceux qui ont su saisir leur chance. Prochaine étape : voir si Donchenko confirmera face aux top 15, et si Coria pourra maintenir cette dynamique contre des adversaires plus expérimentés. Une chose est sûre : l’UFC a encore de quoi nous surprendre.

