Le choc qui a tout changé : un KO en 30 secondes chrono
Le 2 décembre 2024, la Bahreïn National Stadium a vibré sous les coups de Muhammad Mokaev. Dès les premières secondes du deuxième round, le public a assisté à une séquence digne des plus grands films de combat. Un haut coup de pied ciselé, suivi d’une rafale de frappes au sol – et Gerard Burns, pourtant réputé pour sa résistance, s’effondrait sous les yeux médusés des spectateurs. L’arbitre n’a même pas eu le temps d’intervenir : le combat était déjà plié.
Ce qui frappe dans cette performance, c’est la froideur calculatrice de Mokaev. Pas de gaspillage d’énergie, pas de mouvement superflu. Chaque frappe semblait pensée pour maximiser l’impact. "J’ai vu qu’il baissait la garde après mon premier coup de pied. J’ai enchaîné naturellement, comme à l’entraînement"*, confiait-il en zone mixte, avec une humilité déconcertante pour un homme venants d’écraser un adversaire de cette manière.
Les statistiques parlent d’elles-mêmes : en 15 combats, Mokaev n’a jamais connu la défaite. Plus impressionnant encore, 60 % de ses victoires se sont conclues par une finition précoce (KO ou soumission). Un ratio qui place le Dagestanais dans le top 5 des combattants les plus redoutables de sa génération.
"Je veux mon titre UFC" : l’ambition dévorante d’un champion en devenir
Pourtant, malgré ce palmarès étincelant, Mokaev a un objectif clair : revenir à l’UFC. Son passage dans l’organisation américaine, bien que bref, avait marqué les esprits. En juillet 2024, il avait dominé Maneel Kape – un adversaire alors classé dans le top 10 des poids mouches – avec une maîtrise technique qui avait laissé les analystes sans voix. "Ce gars a le potentiel pour être champion. Il manque juste l’expérience des très gros combats"*, avait déclaré le commentateur légendaire Joe Rogan après le combat.
Son départ de l’UFC en 2024 avait surpris beaucoup. Certains y voyaient un calcul risqué ; d’autres, une stratégie pour peaufiner son jeu dans des organisations comme Brave CF, où les combats sont plus fréquents. "Je voulais me tester contre différents styles, accumuler de l’expérience. Maintenant, je suis prêt à revenir"*, explique-t-il. Avec trois victoires en moins d’un an sous la bannière de Brave, dont deux par finition, difficile de lui donner tort.
Les rumeurs vont bon train : des négociations seraient déjà en cours avec l’UFC pour un retour dès mi-2025. Une chose est sûre : si Dana White cherche un nouveau visage pour relancer la division des poids mouches, Mokaev a tous les atouts. Son style explosif, son QI de combat exceptionnel et son charisme naturel en font un candidat idéal pour les gros événements.
Derrière le guerrier : l’histoire méconnue d’un prodige
Ce que beaucoup ignorent, c’est que Muhammad Mokaev a commencé le MMA à 14 ans, dans les montagnes du Dagestan. "Là-bas, soit tu deviens combattant, soit tu deviens berger. Moi, j’ai choisi les coups de poing"*, plaisante-t-il. Son parcours est celui d’un enfant surdoué : à 16 ans, il remportait déjà des tournois régionaux ; à 18 ans, il signait son premier contrat professionnel.
Son secret ? Une discipline de fer et une équipe réduite mais ultra-compétente. Contrairement à beaucoup de stars du MMA qui s’entourent d’une armée de coachs, Mokaev travaille avec trois personnes seulement : un entraîneur en strike, un spécialiste du grappling et un préparateur mental. "Moins il y a de monde autour de moi, moins il y a de distractions. Mon objectif, c’est la ceinture, pas les likes sur Instagram"*, confie-t-il.
Un détail marquant : avant chaque combat, il regarde le même film – "Le Guerrier Pacifique" (2006) avec Scott Adkins. "Ça me rappelle pourquoi j’ai commencé : pour me dépasser, pas pour la gloire. Même si, aujourd’hui, la gloire commence à frapper à ma porte"*, avoue-t-il avec un sourire en coin.
Brave CF 100 : quand une organisation écrit l’histoire avec un combattant
Le choix de Brave CF pour ce combat n’est pas anodin. L’organisation, basée au Bahreïn, est connue pour mettre en avant les jeunes talents et offrir une scène aux combattants en quête de visibilité. En accueillant Mokaev pour son 100ème événement, elle a envoyé un message clair : "Nous sommes une plateforme de lancement pour les futures stars."
Le président de Brave CF, Mohammed Shahid, n’a d’ailleurs pas caché son enthousiasme : "Muhammad est le genre de combattant qui élève le niveau de toute une organisation. Son KO contre Burns restera dans les annales de Brave. Et je suis convaincu que ce n’est qu’un début."* Avec des audiences en hausse de 40 % sur ses derniers événements, Brave CF prouve qu’elle peut rivaliser avec les géants du secteur.
Pour Mokaev, ce combat était aussi une question de légitimité. Après des victoires contre des adversaires solides mais peu connus, il avait besoin d’un nom pour marquer les esprits. Gerard Burns, bien que moins médiatisé que Kape, était un test parfait : un striker redoutable, avec une bonne défense au sol. Le fait de l’avoir dominé aussi facilement envoie un signal fort aux autres organisations : "Je suis prêt pour les tops 5."
Et maintenant ? Les scénarios possibles pour 2025
Plusieurs options s’offrent à Mokaev dans les mois à venir :
1. Le retour à l’UFC : La piste la plus probable. Avec la division des poids mouches en quête de nouveaux visages après le règne d’Alexandre Pantoja, Mokaev pourrait obtenir un combat contre un top 10 dès son retour. Un affrontement contre Amir Albazi ou Kai Kara-France serait explosif.
2. Un titre à Brave CF : Si les négociations avec l’UFC traînent, Mokaev pourrait viser la ceinture des poids mouches de Brave. Un combat contre le champion en titre, Ali Bagautinov, serait un choc de styles fascinant.
3. Une incursion en Europe : Avec l’essor de l’Hexagone MMA ou de l’Ares FC, une apparition en Europe permettrait à Mokaev de toucher un nouveau public. Imaginez-le en tête d’affiche à Bercy...
Quoi qu’il choisisse, une chose est sûre : 2025 sera l’année de Mokaev. À 25 ans, avec un record de 15-0 et une soif de défis inextinguible, il a tout pour devenir le prochain géant du MMA.
Entre le KO retentissant contre Gerard Burns et ses déclarations sans détour, Muhammad Mokaev a marqué Brave CF 100 de son empreinte. Plus qu’une victoire, c’est une déclaration de guerre à la division des poids mouches. Son parcours, jalonné de performances cliniques et d’une ambition sans limites, rappelle celui des légendes du sport. Alors que les spéculations sur son retour à l’UFC s’intensifient, une question persiste : jusqu’où ce prodige de 25 ans peut-il aller ? Une chose est certaine – dans le monde du MMA, on n’a pas fini d’entendre parler de lui.
Et si son histoire vous intrigue, gardez un œil sur les prochains événements de Brave CF. Parce qu’avec Mokaev, chaque combat est une leçon... et souvent, un spectacle.

