Le Règne de Kromah : Une Couronne Gagnée dans le Sang et la Sueur
Mory Kromah n’a pas simplement remporté la ceinture des poids lourds de GLORY : il l’a arrachée après un marathon de combats épiques, étalés sur une année entière. Le tournoi Last Heavyweight Standing, qui a opposé plus de soixante combattants dans une série de duels impitoyables, a révélé un athlète d’une résilience exceptionnelle. Avec un palmarès de 37 victoires, 3 défaites et 1 match nul, dont 21 KO, Kromah incarne la puissance brute et la détermination sans faille. Son surnom, « King of Kickboxing », n’est pas usurpé : chaque round disputé lors de ce tournoi a été une démonstration de force, de technique et de stratégie.
Pourtant, derrière cette couronne se cache une réalité moins glamour. Les combats de ce tournoi ont laissé des traces : fractures, entorses, et une fatigue accumulée qui aurait pu briser n’importe quel autre combattant. Kromah, lui, a tenu bon. Son dernier adversaire en finale, dont l’identité reste gravée dans les mémoires des fans, a été balayé en deux rounds, scellant ainsi son statut de champion incontesté. Mais le kickboxing, comme tout sport de combat, est un monde sans pitié : une fois la ceinture en main, il faut la défendre. Et c’est là que Milos Cvjeticanin entre en scène.
Cvjeticanin : La Quête d’une Rédemption qui a un Goût d’Inachevé
Milos Cvjeticanin n’est pas un novice. Avec un record de 19 victoires et 5 défaites, dont 10 KO, le Serbe est un pilier de la division des poids lourds. Pourtant, son parcours lors du tournoi Last Heavyweight Standing a été marqué par une ironie cruelle. Alors qu’il se qualifiait pour la finale après avoir surmonté une fracture du gros orteil en quarts de finale, une blessure qui aurait dû le clouer au sol, il a dû déclarer forfait au dernier moment. La ceinture lui a glissé entre les doigts, et avec elle, une chance de prouver qu’il méritait sa place au sommet.
Cette défaite par abandon reste un sujet sensible pour Cvjeticanin. Dans une interview accordée à Kickboxing Planet en mars dernier, il avait confié : « J’avais tout donné pour arriver en finale. Perdre comme ça, sans pouvoir monter sur le ring, c’est comme un cauchemar dont on ne se réveille pas. » Aujourd’hui, le combat du 13 juin représente bien plus qu’une simple revanche : c’est une opportunité de tourner la page, de prouver que sa détermination est plus forte que les aléas du destin. Et face à lui, Kromah n’est pas n’importe quel adversaire.
Une Rivalité qui Dépasse le Ring : Quand l’Histoire s’Invite dans le Combat
Leur premier affrontement, lors de GLORY : COLLISION 7 en 2024, avait déjà marqué les esprits. Kromah l’avait emporté par décision unanime, mais le combat avait été serré, intense, et avait révélé deux styles radicalement différents. Kromah, avec son jeu de jambes précis et ses coups de poing dévastateurs, avait dominé les échanges à distance, tandis que Cvjeticanin, plus agressif et direct, avait cherché à imposer un corps-à-corps brutal. Les juges avaient tranché en faveur du premier, mais les fans étaient restés divisés.
Depuis, les deux hommes ont continué à gravir les échelons, accumulant les victoires et les KO spectaculaires. Leur rivalité s’est nourrie de chaque combat, de chaque déclaration, et même des réseaux sociaux, où les échanges verbaux ont parfois frôlé l’incident. « Je respecte Kromah, mais je sais que je peux le battre. Cette fois, je ne laisserai rien au hasard », avait déclaré Cvjeticanin lors d’une conférence de presse en avril. Une phrase qui résonne comme une promesse, mais aussi comme un avertissement.
Pour les fans, ce combat est bien plus qu’un simple duel pour la ceinture : c’est l’aboutissement d’une histoire, d’une rivalité qui a grandi au fil des mois, et qui pourrait bien entrer dans la légende du kickboxing. Et si Rotterdam Ahoy a déjà été le théâtre de moments historiques, comme la victoire de Badr Hari en 2012 ou le sacre de Rico Verhoeven en 2013, ce combat pourrait bien s’ajouter à la liste des grands classiques.
Le Tournoi des Mi-Lourds : Un Événement dans l’Événement
Si le combat pour la ceinture des poids lourds est le clou de la soirée, COLLISION 9 ne s’arrête pas là. Un tournoi à élimination directe pour couronner un nouveau champion des poids mi-lourds sera également au programme. Huit combattants s’affronteront en une seule soirée, avec un format impitoyable : pas de seconde chance, pas de repêchage. Seul le vainqueur repartira avec la ceinture.
Les participants à ce tournoi seront annoncés dans les semaines à venir, mais les qualifications ont déjà commencé lors de GLORY 107, le 25 avril. Parmi les noms qui circulent, on retrouve Donegi Abena, un combattant redoutable connu pour ses KO fulgurants, et Serkan Ozcaglayan, un technicien hors pair qui a déjà fait trembler la division. « Ce tournoi est une opportunité unique. En une soirée, tu peux passer de l’ombre à la lumière », avait déclaré Ozcaglayan lors d’une récente interview.
Ce format de tournoi, qui rappelle les grands événements des années 1990 comme le K-1 World Grand Prix, est une aubaine pour les fans. Il permet de voir plusieurs combats de haut niveau en une seule soirée, avec une intensité qui ne faiblit pas. Et pour GLORY, c’est aussi une façon de relancer l’engouement pour les poids mi-lourds, une division qui a parfois été éclipsée par les poids lourds.
GLORY en 2026 : Une Année sous le Signe des Grands Prix
Avec COLLISION 9, GLORY lance officiellement sa série de grands prix pour l’année 2026. Après le tournoi des mi-lourds, d’autres divisions seront à l’honneur : les poids welters et les poids lourds auront également droit à leurs propres tournois à élimination directe. Une stratégie qui rappelle celle de l’UFC avec ses tournois The Ultimate Fighter, mais adaptée au format du kickboxing.
Pour Peter Aerts, légende du kickboxing et consultant pour GLORY, cette approche est une excellente nouvelle pour le sport : « Les tournois à élimination directe, c’est ce qui a fait la grandeur du K-1 dans les années 90. Ça crée du spectacle, ça met en valeur les meilleurs, et ça donne aux fans des moments inoubliables. GLORY a tout pour réussir avec ce format. »
Mais au-delà des tournois, GLORY mise aussi sur des événements réguliers pour maintenir l’engouement. Après COLLISION 9, d’autres dates sont déjà prévues, avec des combats de haut niveau et des enjeux toujours plus importants. Pour les fans, c’est la promesse d’une année riche en émotions, avec des duels qui pourraient bien redéfinir les hiérarchies du kickboxing mondial.
Le 13 juin prochain, Rotterdam Ahoy vibrera au rythme des coups de poing et des cris des fans. Mory Kromah et Milos Cvjeticanin s’affronteront dans un combat qui promet d’être aussi intense que leur rivalité, avec en jeu bien plus qu’une simple ceinture : l’honneur, la rédemption, et une place dans l’histoire du kickboxing. Pendant ce temps, le tournoi des mi-lourds ajoutera une dimension supplémentaire à une soirée déjà exceptionnelle.
Pour GLORY, 2026 s’annonce comme une année charnière, avec des tournois qui pourraient bien relancer l’engouement pour le kickboxing. Et si ce combat entre Kromah et Cvjeticanin est à la hauteur des attentes, il pourrait bien devenir l’un de ces moments qui marquent les esprits pour des années. Une chose est sûre : les fans n’ont pas fini de retenir leur souffle.
Rendez-vous le 13 juin à Rotterdam, où le « King of Kickboxing » devra prouver qu’il mérite vraiment sa couronne.

