Une vidéo choquante et ses répercussions
Une vidéo devenue virale montre Yom Yidikes, entraîneur de MMA non diplômé, administrant des coups de pied contrôlés au torse d’enfants âgés de moins de 10 ans lors d’une séance à Villeurbanne. Les images, diffusées massivement sur les réseaux sociaux, ont suscité un tollé immédiat.
Un expert en pédagogie sportive, interrogé sous anonymat, réagit avec fermeté : "On ne forme pas des enfants comme des soldats. Ces méthodes sont contraires aux principes fondamentaux du sport éducatif." La fédération française de MMA a confirmé que ces pratiques ne respectaient pas les protocoles en vigueur pour les mineurs, rappelant que la sécurité et le développement psychologique des jeunes athlètes doivent primer.
Défenseurs et détracteurs s’affrontent
Les réactions sont vives et divisent. Baba Diagne, consultant pour RMC Sport, dénonce une "dérive pédagogique" incompatible avec les valeurs du MMA encadré. "Ces enfants subissent une pression physique et psychologique inadaptée à leur âge", explique-t-il. À l’inverse, certains parents présents lors de la séance défendent farouchement cette méthode, estimant qu’elle "forgerait le caractère" de leurs enfants. Une position qui contraste avec les alertes des pédopsychiatres, pour qui ces pratiques pourraient engendrer des traumatismes précoces.
"Un enfant n’est pas un adulte en miniature. Le risque de confusion entre jeu et violence est réel", souligne un spécialiste en psychologie de l’enfant.
Yom Yidikes : un entraîneur au passé controversé
Ce n’est pas la première fois que Yom Yidikes fait parler de lui. En 2025, il avait déjà été impliqué dans un incident médiatisé après avoir frappé le streameur Inoxtag lors d’un événement caritatif. L’entraîneur assume pleinement ses méthodes, déclarant sans détour : "Je prépare ces enfants à affronter la vie, pas à jouer dans un bac à sable." Il minimise également l’impact des coups, affirmant qu’il s’agit de "push kicks contrôlés, sans danger". Pourtant, ses détracteurs rappellent son absence de diplôme fédéral et son historique controversé, comme en 2023, où il avait infligé des coups de pneu dans l’abdomen d’adolescents.
La fédération de MMA, elle, rappelle que ses pratiques relèvent davantage du "spectacle" que de l’éducation sportive, soulignant l’absence totale de cadre éducatif dans ses méthodes.
Entre ambition éducative et risques psychologiques, la polémique autour de Yom Yidikes soulève une question essentielle : jusqu’où peut-on pousser les méthodes d’entraînement pour les jeunes athlètes ? Si certains y voient une préparation à la rigueur, d’autres alertent sur les dangers d’une approche trop brutale. Une chose est sûre : le débat est loin d’être clos, et la fédération française de MMA devra trancher pour encadrer – ou interdire – ces pratiques.

