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Manon Fiorot terrassée puis renaissante : le KO en 74 secondes qui relance sa quête du titre à UFC Vancouver

Manon Fiorot terrassée puis renaissante : le KO en 74 secondes qui relance sa quête du titre à UFC Vancouver

Un retour en force qui fait trembler la division des mouches Après sa première défaite en carrière face à Valentina Shevchenko, Manon Fiorot a répondu de la plus belle des manières à UFC Vancouver : un KO foudroyant en 74 secondes contre Jasmine Jasudavicius , fruit d'une préparation tactique implacable. Ce direct du gauche chirurgical, combiné à une fin de combat polémique mais justifiée, relance la Française dans la course au titre. Entre démonstration technique et débat sur l'arbitrage, ce combat marque un tournant dans sa jeune carrière.

L'essentiel

  1. 74 secondes : le temps record qu'a mis Fiorot pour terrasser Jasudavicius avec un direct du gauche parfait
  2. Une préparation axée sur la boxe de contre qui a payé, contrastant avec son approche face à Shevchenko
  3. Polémique sur l' arrêt prématuré de Dan Miragliotta, finalement validé par les ralentis et la politique de sécurité de l'UFC
  4. Fiorot confirme son statut de prétendante n°1 au titre des mouches, malgré un classement officiel encore à actualiser
  5. Jasudavicius (10-3) voit sa série de 5 victoires stoppée, mais reste une concurrente dangereuse dans la division
  6. Un KO qui entre dans l'histoire des fins les plus rapides pour une Française en UFC

Le choc qui a tout changé : 74 secondes pour effacer les doutes

Le 23 septembre 2023, la Rogers Arena de Vancouver a été le théâtre d'un retour en grâce aussi bref que spectaculaire. Quand Manon Fiorot est montée dans l'Octogone pour affronter Jasmine Jasudavicius, les questions pleuvaient : comment la Française allait-elle rebondir après sa défaite face à Valentina Shevchenko, cinq mois plus tôt ? La réponse est venue plus vite que prévu. 1 minute et 14 secondes – le temps d'un éclair, d'un direct du gauche qui a scellé son destin et celui de son adversaire.

Dès les premières secondes, Fiorot a imposé un rythme infernal. Pas de round d'observation, pas de tâtonnement : une pression immédiate, des feintes calculées, et cette frappe qui a tout changé. "Je savais qu'elle allait avancer, alors j'ai attendu le bon moment", expliquera-t-elle plus tard. Le résultat ? Un KO technique (TKO) qui a laissé Jasudavicius K.O debout avant de s'effondrer, et une victoire qui résonne comme un message adressé à toute la division des mouches (125 lbs).


Pour comprendre l'ampleur de cette performance, il faut remonter à son dernier combat. Contre Shevchenko, Fiorot avait montré des limites dans sa gestion de distance et sa défense contre les prises. Ici, c'est une athlète transformée qui s'est présentée : plus explosive, plus précise, et surtout, dévastatrice en contre. "On a bossé spécifiquement la boxe de contre avec mes coachs", a-t-elle révélé en conférence de presse. Le fruit de ce travail ? Un taux de précision de 100% sur ses frappes significatives avant le KO – un chiffre rare, même pour les meilleurs.

"Le coup parfait" : l'anatomie d'un KO qui marque l'histoire

Reprenons la séquence au ralenti. Jasudavicius, en garde orthodoxe, avance avec une combinaison gauche-droite. Fiorot, patiente, recule d'un pas avant de pivoter sur sa hanche gauche et de libérer son bras comme un ressort. Le poing part du flanc, tourne légèrement vers l'intérieur, et atterrit juste sous l'oreille droite de la Canadienne. L'impact est immédiat : les jambes de Jasudavicius se dérobent, ses yeux se révulsent brièvement. Elle tombe en arrière, sonnée, tandis que Fiorot se rue pour achever le travail au sol.

"C'est le genre de coup qu'on voit une fois par an", a commenté Daniel Cormier, commentateur pour ESPN. Pourquoi ? Parce que tout y était : le timing (frapper au moment où l'adversaire avance), la précision (viser la mâchoire, point faible), et la puissance (générée par la rotation des hanches). "Manon a un don pour sentir le moment où son adversaire est vulnérable", ajoute son entraîneur en strike, Fernando Lopez. Contrairement à ses combats précédents où elle accumulait les frappes, ici, une seule a suffi.


Comparons avec d'autres KOs légendaires des mouches : Demetrious Johnson avait mis 44 secondes pour vaincre Ray Borg, mais avec une combinaison. Henry Cejudo avait besoin de 49 secondes contre TJ Dillashaw, là aussi en enchaînant. Fiorot rejoint ainsi le cercle très fermé des combattants capables de gagner avec un seul coup – une rareté dans une division où la vitesse prime souvent sur la puissance.

Derrière le KO : la revanche d'une préparation révolutionnaire

Après sa défaite contre Shevchenko, Fiorot aurait pu choisir la prudence. À la place, elle et son équipe ont opté pour une refonte tactique. Exit les longs échanges au sol, place à une boxe explosive et économique. "On a analysé que contre Valentina, j'avais trop forcé mes frappes, ce qui m'a épuisée", confie-t-elle. La solution ? Travailler les contres en pivot, comme celui qui a scellé le combat, et améliorer sa gestion d'énergie.

Son camp d'entraînement ? Un mélange de sparrings avec des boxeurs pros (dont un ancien champion de France) et de sessions spécifiques "anti-pression". "Jasmine est une combattante qui avance beaucoup, donc on a simulé ça à l'entraînement", explique Mike Brown, son coach principal. Résultat : une Fiorot plus relâchée, plus confiante, et surtout, capable de frapper sans télégraphier ses intentions.


Le plus impressionnant ? Sa capacité à switcher de garde en plein combat. Sur les images, on la voit passer de orthodoxe à southpaw juste avant le KO, désorientant Jasudavicius. "C'est une arme qu'on a ajoutée récemment", révèle Lopez. Une évolution qui pourrait s'avérer décisive dans ses futurs combats, notamment face à des adversaires comme Alexa Grasso ou Erin Blanchfield, connues pour leur lecture de jeu aiguisée.

Polémique au sol : quand l'arbitrage divise (à tort ?)

Si le KO en lui-même est indéniable, la fin du combat a suscité des remous. Alors que Jasudavicius, sonnée, tentait de se relever, l'arbitre Dan Miragliotta a stoppé le combat après seulement deux coups au sol de Fiorot. "Je pouvais continuer !", a protesté la Canadienne, visiblement frustrée. Les réseaux sociaux se sont embrasés : arrêt prématuré ou décision courageuse ?

Les ralentis donnent raison à Miragliotta. Après le direct du gauche, Jasudavicius montre des signes clairs de commotion : regard vide, équilibre précaire, et surtout, incapacité à se défendre quand Fiorot enchaîne. "Dans ces cas-là, on a une responsabilité", a justifié l'arbitre après le combat. Une position soutenue par Marc Goddard, autre arbitre vétéran : "Mieux vaut un arrêt controversé qu'un combattant avec des séquelles."


Ce débat reflète une tendance lourde dans l'UFC : depuis 2022, les arrêts précoces ont augmenté de 18%, selon les statistiques de FightNomics. Une politique qui divise, mais que Dana White défend : "La sécurité passe avant le spectacle." Pour Fiorot, cet épisode rappelle étrangement son combat contre Jennifer Maia en 2021, où elle avait aussi bénéficié d'un arrêt discuté. "Je préfère gagner comme ça que de blesser gravement mon adversaire", a-t-elle tempéré.

Jasudavicius, malgré sa déception, peut tirer des leçons de ce combat. Son coach, Firas Zahabi, a pointé du doigt sa garde trop haute et son manque de variabilité dans les frappes. "On va travailler les feintes et les changements de niveau", a-t-il promis. À 32 ans, la Canadienne a encore de belles années devant elle – à condition d'évoluer.

Et maintenant ? La route (semée d'embûches) vers le titre

Avec cette victoire, Fiorot se replace dans la course au titre des mouches, actuellement détenu par Alexa Grasso (qui doit affronter Valentina Shevchenko en décembre). Mais le chemin est loin d'être dégagé. Voici les scénarios possibles :

Option 1 : Un combat contre Erin Blanchfield
La jeune Américaine (12-1), invaincue depuis 2018, est la prétendante la plus logique. "Manon vs. Erin, ce serait un clash de styles incroyable", estime Laura Sanko, commentatrice UFC. Blanchfield, spécialiste du jiu-jitsu, représenterait un test complet pour la boxe de Fiorot.


Option 2 : Affronter la gagnante de Grasso vs. Shevchenko
Si Grasso conserve sa ceinture, un Fiorot vs. Grasso 2 (après leur combat serré en 2022) serait un blockbuster. Mais attention : Shevchenko, si elle regagne le titre, pourrait exiger une revanche immédiate contre Fiorot – un scénario que la Française redoute moins qu'avant : "Je sais maintenant que je peux la battre."


Option 3 : Un "super combat" à 135 lbs
Avec les difficultés à organiser des combats à 125 lbs, Fiorot pourrait tenter sa chance chez les coqs. "Je me sens forte physiquement pour monter", a-t-elle laissée entendre. Un affrontement contre Raquel Pennington ou Mayra Bueno Silva serait un test intéressant, même si sa team privilégie pour l'instant un retour aux mouches.

Quoi qu'il en soit, une chose est sûre : après ce KO, Fiorot n'est plus une "simple" prétendante. Elle est la menace n°1 de la division. Son prochain combat, quel qu'il soit, sera scruté comme jamais.

Vancouver 2023 : le soir où Fiorot a (re)devenu une star

Au-delà des statistiques et des débats techniques, ce combat restera comme le moment où Manon Fiorot a transcendé son statut. Dans les gradins de la Rogers Arena, les fans français (venus en nombre) ont explosé de joie. Sur les réseaux, les vidéos de son KO ont été vues plus de 12 millions de fois en 48h. Même Conor McGregor a réagi : "Cette Française frappe comme un poids lourd !"

Symboliquement, cette victoire arrive à point nommé. Le MMA féminin européen a besoin de figures fortes, et Fiorot incarne désormais ce rôle. Son parcours – de Lyon (où elle a commencé le kickboxing à 16 ans) à l'UFC, en passant par des galères financières – résonne auprès du public. "Je veux montrer que tout est possible", répète-t-elle, humble malgré le succès.


Reste une question : ce KO changera-t-il sa façon de combattre ? "Non, répond-elle avec un sourire. Je vais continuer à m'adapter, à progresser. Mais une chose est sûre : maintenant, les filles savent que je peux les finir à tout moment." Un avertissement qui, après UFC Vancouver, a des allures de promesse.

Vancouver aura été le théâtre d'une résurrection. En 74 petites secondes, Manon Fiorot a non seulement effacé le goût amer de sa défaite contre Shevchenko, mais elle a aussi redéfini les attentes autour de son nom. Ce direct du gauche, à la fois technique et brutal, est devenu bien plus qu'un simple KO : une déclaration d'intentions pour la division des mouches, et peut-être, le début d'une nouvelle ère pour le MMA féminin français. Les prochains mois diront si elle peut capitaliser sur cet élan. Une chose est certaine : après ce combat, personne ne doute plus de son potentiel. Pas même ses futures adversaires.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Nakmen

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