Khabib rompt le silence : "Hughes a prouvé qu’il était un prétendant sérieux"
Quand Khabib Nurmagomedov, légende invaincue de l’UFC et figure intouchable du MMA, prend la parole, le monde des arts martiaux mixte écoute. Cette fois, c’est pour défendre un homme qui a failli faire vaciller son propre cousin : Paul Hughes. Leur premier duel, en janvier 2024 à Dubaï pour le titre des poids légers du PFL, avait tenu en haleine les fans. Malgré une victoire aux points en faveur d’Usman Nurmagomedov, le combat avait révélé un Hughes résistant, technique et dangereux – des qualités que Khabib n’a pas manqué de souligner.
"Ce gars est un vrai guerrier. Il a tenu tête à Usman comme peu l’ont fait, et ça, c’est rare", a déclaré Khabib dans une interview récente. Une reconnaissance d’autant plus forte qu’elle vient d’un champion connu pour son exigence impitoyable. Pour lui, Hughes n’est pas un simple adversaire de plus : "Il est un prétendant légitime, et il mérite cette revanche. Point final." Une prise de position qui contraste avec l’attitude initialement réticente d’Usman, peu enclin à accorder une seconde chance à l’Irlandais.
Mais les faits sont têtus : avant d’affronter Usman, Hughes enchaînait sept victoires consécutives, dont certaines par KO ou soumission. Et son dernier combat, en mai 2024, a confirmé sa forme explosive : un KO en première reprise contre Bruno Miranda, un adversaire pourtant solide. De quoi donner des sueurs froides à l’équipe d’Usman, malgré son palmarès impressionnant (14 victoires par KO/soumission en 19 combats).
Khabib, observateur méticuleux, est allé plus loin : "Hughes a exposé des failles chez Usman. Pas des faiblesses, non – des ouvertures. Et ça, c’est inquiétant quand on sait à quel point Paul est intelligent dans la cage." Une analyse qui laisse présager un rematch bien plus tactique que leur première confrontation.
3 octobre 2024 : Dubaï, théâtre d’un règlement de comptes
La Coca-Cola Arena de Dubaï se prépare à vibrer. Le 3 octobre 2024, Paul Hughes, surnommé *"Big News"*, aura sa revanche. Et cette fois, l’enjeu est clair : prouver qu’il peut briser la domination des Nurmagomedov. Après son KO contre Miranda, Hughes aborde ce combat avec une confiance renouvelée, mais aussi une stratégie affûtée. "Je sais ce qui n’a pas marché la première fois. Et cette fois, je ne ferai pas les mêmes erreurs", a-t-il confié aux médias.
Face à lui, Usman Nurmagomedov n’a pas l’intention de laisser planer le doute. Le cousin de Khabib, souvent critiqué pour son style *"trop défensif"* lors de leur premier duel, a promis un combat plus agressif. "Je vais en finir. Pas de points, pas de jugement. Un vrai KO." Un défi de taille, quand on sait que Hughes, malgré sa défaite en janvier, a dominé plusieurs phases du combat, notamment au sol où il a surpris par sa résistance aux soumissions.
Khabib, lui, reste prudent : "Usman a le niveau pour gagner, mais Hughes a cette qualité rare : il ne recule jamais, même sous la pression. Et ça, dans un sport comme le nôtre, ça peut tout changer." Une prédiction qui résonne comme un avertissement. Les bookmakers donnent Usman favori, mais les paris se resserrent à l’approche du combat, preuve que Hughes est pris au sérieux.
Derrière les gants : la rivalité qui monte entre Hughes et les Nurmagomedov
Ce qui devait être un simple combat pour le titre est devenu bien plus : une rivalité personnelle. Après leur premier affrontement, Hughes n’a pas hésité à provoquer Usman, déclarant : "Tu as eu de la chance. La prochaine fois, je te casse." Des mots qui ont énervé Khabib, prompt à défendre l’honneur familial. "Paul parle beaucoup, mais dans la cage, on verra bien. Les Nurmagomedov ne reculent jamais."
Pourtant, derrière les insultes et les promesses de KO, il y a une réelle admiration. Khabib a même avoué, en privé, que Hughes lui rappelait son propre parcours : un outsider qui force le respect. "Quand j’ai commencé, personne ne croyait en moi non plus. Hughes a ce même feu." Une comparaison qui, si elle se confirme le 3 octobre, pourrait redéfinir la hiérarchie des poids légers au PFL.
Un détail intrigue aussi les observateurs : l’équipe d’Usman a changé sa préparation pour ce rematch. Moins de travail sur les points, plus de simulations de KO et de travail au sol offensif. Preuve que Hughes, avec son style hybride (boxe + jiu-jitsu), a marqué les esprits. "On ne sous-estime plus Paul. Ce serait une erreur fatale", a confié un proche d’Usman.
Analyse technique : où le combat pourrait basculer
Si le premier duel s’est joué sur les points et la résistance, le rematch pourrait bien se régler par un KO ou une soumission. Voici les clés du combat :
1. La boxe de Hughes vs. le grappling d’Usman
Hughes excelle dans les coups de poing en mouvement, là où Usman préfère amener le combat au sol. En janvier, l’Irlandais a réussi à éviter plusieurs tentatives de takedown, mais a payé cher ses erreurs en clinch. "Si Paul arrive à garder la distance, Usman sera en danger", analyse un expert du PFL.
2. L’endurance : un facteur décisif
Hughes a prouvé qu’il pouvait tenir cinq rounds à haut rythme. Usman, lui, a montré des signes de fatigue en fin de combat. "Si ça va en décision, Hughes a un avantage", estime un entraîneur.
3. La pression mentale
Khabib l’a souligné : Hughes ne craque pas sous la pression. Contrairement à d’autres adversaires d’Usman, qui ont souvent *"gelé"* face au nom Nurmagomedov. "Paul a déjà combattu dans l’antre du lion. Cette fois, il sait à quoi s’attendre."
Enfin, un élément imprévisible : l’arbitrage. En janvier, certaines décisions ont été contestées, notamment sur les points attribués en grappling. Une variable qui pourrait, encore une fois, jouer un rôle crucial.
Pourquoi ce combat pourrait marquer l’histoire du PFL
Au-delà du titre en jeu, ce rematch a une portée symbolique :
- Un test pour la dynastie Nurmagomedov : Après Khabib et Islam Makhachev, Usman porte l’héritage familial. Une défaite serait un coup dur pour la légende.
- L’émergence d’un nouveau visage : Hughes, avec son style spectaculaire, pourrait devenir la star du PFL s’il l’emporte.
- Un combat "à l’ancienne" : Pas de trash-talk excessif, mais une vraie rivalité sportive, comme à l’époque de l’UFC des années 2010.
Khabib, lui, voit plus loin : "Si Hughes gagne, ça prouvera que le PFL peut produire des champions capables de rivaliser avec l’UFC. Et ça, c’est bon pour tout le monde." Une vision qui dépasse le simple cadre du combat, et qui explique pourquoi ce rematch est le plus attendu de l’année.

