Un conflit qui dépasse le sport
Sept ans après leur affrontement historique à l’UFC, Khabib Nurmagomedov et Conor McGregor ont rouvert les hostilités, cette fois sur les réseaux sociaux. Le déclencheur ? Une polémique autour de la vente de NFT par l’ancien champion daghestanais, accusé par McGregor d’exploiter l’image de son père décédé et la culture daghestanaise pour promouvoir ces actifs numériques. Les échanges, d’abord techniques, ont rapidement dégénéré en insultes personnelles, révélant une rivalité toujours aussi vive.
Tout a commencé lorsque Khabib Nurmagomedov a annoncé le lancement d’une collection de NFT censée célébrer son héritage et la culture du Daghestan. Parmi les éléments mis en avant, le papakha, ce chapeau traditionnel daghestanais, et des références à son père, Abdulmanap Nurmagomedov, figure respectée et décédée en 2020. Pour beaucoup de fans, cette initiative semblait être un hommage. Mais pour McGregor, il s’agissait d’une manœuvre calculée.
Des accusations de manipulation et d’escroquerie
Conor McGregor n’a pas mâché ses mots, qualifiant la démarche de Nurmagomedov de « manipulation honteuse ». Selon lui, les NFT en question, présentés comme des « cadeaux exclusifs » liés à la culture daghestanaise, auraient en réalité été vendus à prix d’or avant d’être retirés de la circulation, laissant les acheteurs sans recours. L’Irlandais a particulièrement ciblé l’utilisation du papakha et du nom du père défunt de Khabib, une ligne rouge qu’il juge inacceptable.
« Utiliser la mémoire de ton père et la culture de ton peuple pour escroquer des fans, c’est du jamais vu ! », a-t-il lancé sur X (ex-Twitter). Les réponses de Khabib, tout aussi cinglantes, ont rapidement transformé le débat en règlement de comptes personnel, rappelant les tensions d’antan. Certains observateurs y voient une stratégie pour relancer l’intérêt autour des deux stars, tandis que d’autres dénoncent une dérive dangereuse.
Le Daghestan, entre fierté et polémique
Au-delà de la querelle entre les deux hommes, c’est toute la question de l’utilisation de la culture daghestanaise qui est posée. Le papakha, symbole fort de la région, est souvent porté par Khabib lors de ses apparitions publiques. Mais son utilisation dans un contexte commercial, surtout lié aux NFT, divise. Certains y voient une façon de faire connaître la culture daghestanaise au monde entier, tandis que d’autres, comme McGregor, crient à l’exploitation.
« Le Daghestan, c’est plus qu’un chapeau ou un nom, c’est une histoire, une tradition. On ne peut pas la réduire à des actifs numériques », a réagi un internaute daghestanais sur les réseaux sociaux. Cette polémique soulève une question plus large : jusqu’où peut-on aller pour monétiser son héritage culturel, surtout quand il est lié à des figures aussi emblématiques que Khabib et son père ?
Une rivalité qui ne s’éteint pas
Ce nouvel épisode rappelle que la rivalité entre Khabib Nurmagomedov et Conor McGregor va bien au-delà du sport. Même retraités des cages, les deux hommes continuent de s’affronter, cette fois sur le terrain des réseaux sociaux et des affaires. Leur capacité à attirer l’attention, pour le meilleur comme pour le pire, reste intacte.
« Ils savent que chaque polémique les remet sous les projecteurs. C’est du marketing pur et dur », analyse un journaliste spécialisé dans les sports de combat. Pourtant, pour les fans, cette guerre des NFT a un goût amer : celui d’une rivalité qui, au lieu de s’apaiser, se nourrit de nouveaux sujets de discorde.

