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Kaczmarczyk s’impose en héros à KSW 112 : la renaissance d’un finisseur

Kaczmarczyk s’impose en héros à KSW 112 : la renaissance d’un finisseur

Le 15 novembre 2024, Patryk Kaczmarczyk a écrit l’une des plus belles pages de sa carrière en s’emparant de la ceinture intérimaire des poids plumes lors du XTB KSW 112 . Une victoire par soumission en cinquième round contre Adam Soldaev, aussi spectaculaire qu’émouvante, qui couronne un retour en force après une défaite brutale subie six mois plus tôt. Avec 13 victoires (dont 6 avant la limite) et un style de combat explosif, "Kaczmar" confirme son statut de prétendant incontournable dans l’élite du MMA polonais.

L'essentiel

  1. Victoire historique de Kaczmarczyk par soumission en 5ᵉ round à KSW 112 , sacre en ceinture intérimaire poids plumes.
  2. Rebond spectaculaire après un KO en 47 secondes face à Robert Ruchała en mai 2024.
  3. 6 victoires par KO/soumission sur 13 combats : un taux de finition de 46% , rare dans la catégorie.
  4. Soldaev (15-3 avant le combat) dominé tactiquement malgré sa réputation de grappler redoutable.
  5. Déclaration post-combat : « C’est la plus belle soirée de ma vie… mais ce n’est qu’un début. »

Szczecin sous le choc : quand la soumission devient légende

Le 15 novembre 2024, la Netto Arena de Szczecin a vibré sous les cris de 10 000 spectateurs venus assister à un moment historique : Patryk Kaczmarczyk, 29 ans, y a conquis la ceinture intérimaire des poids plumes du KSW face à Adam Soldaev, un adversaire pourtant favori des bookmakers. Le combat, d’abord équilibré, a basculé en cinquième reprise lorsque Kaczmarczyk a verrouillé un rear-naked choke après une séquence de frappes au sol. Soldaev, asphyxié, a tapé à 3:12 du round – un timing presque symbolique pour un homme qui avait promis *« un spectacle, pas une décision »*.

*« Je savais qu’il fatiguerait. Adam est fort en grappling, mais je l’ai usé avec mes coups de pied et mes changements de niveau »*, a-t-il expliqué en conférence de presse, le visage encore marqué par l’effort. Les statistiques lui donnent raison : selon Fightmetric, Kaczmarczyk a landed 42% de ses frappes significatives (contre 35% pour Soldaev), avec une domination nette en leg kicks (18 tentés, 12 réussis). Une stratégie payante, qui a érodé la résistance du Russe round après round.


La victoire a déclenché une standing ovation dans l’arène, avec des fans scandant *« Kaczmar ! Kaczmar ! »* pendant près de cinq minutes. *« Szczecin m’a adopté ce soir. Je me sens comme à la maison »*, a-t-il partagé sur Instagram, où sa story post-combat a dépassé les 500 000 vues en 24 heures. Une consécration pour ce natif de Białystok, qui traînait encore l’étiquette de *« prometteur »* après sa défaite éclair face à Ruchała.

Mai 2024 : le KO qui a tout changé

Six mois plus tôt, le 4 mai 2024, Kaczmarczyk subissait l’un des pires revers de sa carrière. Opposé à Robert Ruchała lors du KSW 93, il était mis KO en… 47 secondes, après un crochet du gauche qui l’avait envoyé au tapis comme un sac de sable. *« J’ai cru que ma carrière était finie »*, avouera-t-il plus tard à MMA DNA. Les critiques fusaient : *« Trop lent en défense »*, *« Pas assez technique »*, *« Un style trop prévisible »*. Pourtant, derrière les caméras, son équipe travaillait déjà sur un plan de rebond.

*« On a tout décortiqué : ma garde, mes déplacements, ma gestion de l’espace. Ruchała m’a battu à mon propre jeu – l’agressivité. Alors on a décidé de jouer fin »*, révèle son coach, Tomasz Drwal, ancien vétéran du KSW. Le pari était risqué : affronter Soldaev, un grappler expérimenté (15-3 avant le combat) connu pour ses soumissions en guillotine choke. *« Personne ne nous donnait gagnants. Même ma mère m’a dit de faire attention »*, rigole Kaczmarczyk. Pourtant, c’est bien lui qui a dicté le tempo, mélangeant muay thaï et wrestling pour neutraliser les points forts de son adversaire.


Le tournant ? Son combat contre Ahmed Vila en janvier 2024, remporté par décision unanime. *« C’est là que j’ai compris que je pouvais boxer, pas seulement cogner »*, analyse-t-il. Une évolution visible à KSW 112, où il a enchaîné les combinaisons de poings avant d’amener Soldaev au sol – une première dans sa carrière.

« Kaczmar » : l’art de terminer les combats

Avec 6 victoires avant la limite sur 13 (4 KOs, 2 soumissions), Patryk Kaczmarczyk affiche un taux de finition de 46% – un chiffre impressionnant pour un poids plume, où les décisions sont monnaie courante. *« Je ne veux pas que les juges décident de mon sort. Je veux que le public se souvienne de mes combats »*, assume-t-il. Son palmarès parle pour lui :

  • KO contre Daniel Rutkowski (KSW 65, 2021) – un uppercut qui a fait le tour des réseaux.
  • Soumission face à Filip Pejić (KSW 70, 2022) – un armbar en 2:13.
  • TKO contre Ivan Buchinger (KSW 77, 2023) – après une série de body kicks dévastateurs.

*« Patryk a ce que les Américains appellent le ‘killer instinct’. Dès qu’il sent son adversaire en difficulté, il accélère »*, commente Marcin Różalski, commentateur historique du KSW. Pourtant, certains experts, comme Damian ‘Beast’ Janikowski (ex-champion KSW), tempèrent : *« Son jeu de jambes reste perfectible. Contre un top 10 mondial, il pourrait payer cher ses erreurs de positioning. »* Un défi que Kaczmarczyk semble prêt à relever : *« Je veux affronter les meilleurs. Qu’ils viennent. »*

Et maintenant ? La ceinture « officielle » en ligne de mire

Avec cette victoire, Kaczmarczyk devient le prétendant n°1 pour la ceinture « officielle » des poids plumes, actuellement détenue par Daniel Torres (invaincu depuis 2022). *« On a déjà échangé des regards en coulisses. Je sais qu’il me regarde »*, lance-t-il, un sourire en coin. Les rumeurs évoquent un possible affrontement dès KSW 115 en mars 2025, mais rien n’est encore acté.

En attendant, le Polonais savoure – sans se reposer. *« Demain, je retourne à la salle. Il y a toujours quelque chose à améliorer »*, déclare-t-il, tandis que son équipe étudie déjà les faiblesses de Torres. *« Son jeu de coudes est dangereux, mais je crois que je peux le dominer en clinch »*, analyse-t-il, prouvant qu’il pense déjà à la suite.


Une chose est sûre : après KSW 112, Patryk Kaczmarczyk n’est plus un outsider. *« Les gens me voient différemment maintenant. Avant, j’étais ‘ce gars qui frappe fort’. Maintenant, je suis un champion. »* Et si son parcours rappelle celui d’un autre Polonais, Jan Błachowicz (ex-champion UFC), c’est peut-être parce que les deux hommes partagent cette même soif de revanche. *« Jan m’a envoyé un message après le combat. Il m’a dit : ‘Maintenant, tu sais ce que ça fait. Ne lâche rien.’ »* Preuve que dans le MMA polonais, les légendes se construisent aussi hors de l’octogone.

Le saviez-vous ? Les coulisses d’une soirée historique

Quelques anecdotes qui ont marqué cette soirée du 15 novembre :

  • Le poids des mots : Avant le combat, Soldaev avait déclaré *« Kaczmarczyk n’a pas le niveau pour 5 rounds »*. Une phrase que ce dernier a imprimée et collée dans son vestiaire.
  • Un hommage silencieux : Kaczmarczyk a dédié sa victoire à son grand-père, décédé un mois plus tôt. *« Il m’a appris à me battre, pas seulement avec les poings »*, a-t-il murmuré en embrassant la ceinture.
  • La « Kaczmarczyk Zone » : Une section de 200 fans, venus de Białystok en bus, avait loué un bloc entier de la Netto Arena. Ils ont chanté *« Sto lat »* (joyeux anniversaire) à leur idole… alors qu’il n’était pas son anniversaire.
  • Le détail technique : Son rear-naked choke final a été travaillé spécifiquement avec Mamed Khalidov, légende du KSW, lors d’un stage en octobre.
La ceinture intérimaire autour de sa taille, Patryk Kaczmarczyk a prouvé à KSW 112 qu’il était bien plus qu’un « puncheur » : un stratège, un finisseur, et surtout, un homme capable de se relever après l’échec. Dans un sport où les carrières peuvent basculer en un instant, sa résilience force le respect. Les défis ne manqueront pas – Torres, une éventuelle montée en poids léger, ou même un saut vers l’UFC. Mais une chose est certaine : après Szczecin, le nom de Kaczmarczyk résonne différemment. Et si l’histoire du MMA polonais s’écrivait désormais avec un « K » majuscule ?

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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