Aller au fil

UFC6 min

Justin Gaethje menace de raccrocher les gants : "Si Paddy Pimblett obtient un combat de titre avant moi…"

Justin Gaethje menace de raccrocher les gants : "Si Paddy Pimblett obtient un combat de titre avant moi…"

Un ultimatum qui fait trembler l'UFC : Gaethje prêt à tout pour un dernier assaut vers l'or

L'essentiel

  1. Justin Gaethje envisage de mettre fin à sa carrière si l'UFC accorde un combat de titre à Paddy Pimblett plutôt qu'à lui-même, malgré son statut de vétéran et ses performances.
  2. Classé 5ᵉ mondial chez les poids légers , Gaethje réclame un affrontement contre Ilia Topuria pour le championnat, après des victoires marquantes contre Poirier et Chandler.
  3. Son palmarès impressionnant : 26 victoires (21 par KO/TKO) , 9 bonus de performance, et une réputation de "guerrier" inégalé dans l'octogone.
  4. Ali Abdelaziz , son manager, confirme : "Justin ne restera pas éternellement dans l'ombre. L'UFC doit choisir : le mérite ou le marketing ?"
  5. Une carrière construite sur l'explosivité et le spectacle , mais une patience qui s'épuise face aux stratégies promotionnelles de l'UFC.

Justin Gaethje a lancé un avertissement sans équivoque : si l'UFC ose offrir un combat de championnat à Paddy Pimblett avant lui, il pourrait bien raccrocher les gants pour de bon. Une déclaration qui résonne comme un coup de tonnerre dans le monde du MMA, surtout lorsqu’elle est relayée par son manager, Ali Abdelaziz, connu pour ne pas mâcher ses mots. *"Justin a donné tout ce qu’il avait à cette organisation. S’ils préfèrent miser sur le buzz plutôt que sur le mérite, il n’hésitera pas une seconde à partir"*, a-t-il confié à MMA Fighting. Une menace qui en dit long sur l’exaspération d’un combattant qui, malgré un palmarès exceptionnel, se sent littéralement ignoré par les dirigeants de l’UFC.

"Je ne serai pas le dindon de la farce" : Gaethje, entre colère et détermination

À 35 ans, Justin Gaethje n’a plus rien à prouver. Classé 5ᵉ mondial chez les poids légers, il a déjà goûté à l’amertume d’un combat de titre en 2020, lorsqu’il s’était incliné face à la légende Khabib Nurmagomedov. Depuis, il a enchaîné les performances de haut vol : une victoire spectaculaire par KO contre Tony Ferguson en 2022, un succès en décision unanime face à Dustin Poirier (lui-même ancien prétendant au titre), et une démonstration de résilience contre Michael Chandler en novembre 2023. Avec 26 victoires en carrière (dont 21 par arrêt prématuré) et 9 bonus de performance à son actif, Gaethje incarne l’archétype du combattant que les fans adorent : un guerrier infatigable, prêt à tout pour le spectacle.

Pourtant, malgré ces réalisations, l’UFC semble hésiter à lui offrir une deuxième chance pour le titre. Pire : les rumeurs persistent selon lesquelles Paddy Pimblett, star montante britannique au charisme indéniable mais au palmarès bien moins impressionnant (19-3, 0 combat de titre), pourrait être propulsé en tête d’affiche. Une perspective qui fait grincer des dents Gaethje. *"Paddy est un bon combattant, et il a du potentiel, mais on ne donne pas un combat de titre à quelqu’un parce qu’il sait bien parler ou qu’il fait rire les fans"*, a-t-il lancé lors d’une récente interview. Derrière ces mots, une question persiste : l’UFC privilégie-t-elle désormais le marketing au mérite sportif ?

Le dilemme de l'UFC : mérite vs. business

Le cas de Justin Gaethje soulève un débat récurrent dans le MMA : faut-il récompenser les combattants pour leur parcours, ou ceux qui génèrent le plus d’audience ? D’un côté, Gaethje représente l’excellence technique et l’engagement sans faille. Ses combats sont systématiquement épiques, et ses statistiques parlent d’elles-mêmes. De l’autre, Pimblett incarne la nouvelle génération : jeune (28 ans), charismatique, et ultra-populaire sur les réseaux sociaux, où il cumule des millions de vues pour ses interviews déjantées.

Dana White, président de l’UFC, se retrouve donc face à un cas de conscience. En 2021, il avait déjà suscité la polémique en offrant un combat de titre à Colby Covington (alors 2ᵉ du classement) plutôt qu’à Leon Edwards (1ᵉʳ), avant de finalement revenir sur sa décision. Aujourd’hui, le scénario semble se répéter. *"Justin est un vétéran respecté, mais Paddy vend des PPV. C’est aussi simple que ça"*, analyse Chael Sonnen, ancien combattant et désormais commentateur. Une logique économique que Gaethje refuse d’accepter : *"Si c’est comme ça que ça marche, alors je n’ai plus ma place ici."*


Pourtant, tous les experts ne partagent pas cet avis. Daniel Cormier, double champion UFC et analyste pour ESPN, tempère : *"Paddy a encore tout à prouver, mais Gaethje non plus n’a pas battu le top 3 récemment. L’UFC doit peser le pour et le contre."* Un argument qui pique Gaethje au vif, lui qui a dominé Chandler (alors 6ᵉ) et Poirier (3ᵉ) ces deux dernières années.

Derrière les projecteurs : le sacrifice d’une légende

Ce que beaucoup ignorent, c’est que Justin Gaethje a failli tout abandonner bien avant cette polémique. En 2019, après sa défaite face à Dustin Poirier, il avait sérieusement envisagé la retraite. *"J’étais vidé. Mentalement, physiquement… Je me demandais si ça valait encore le coup"*, avait-il confié à Ariel Helwani. C’est finalement son amour du combat et l’envie de laisser un héritage qui l’avaient convaincu de continuer. Aujourd’hui, cette même passion est mise à l’épreuve par l’injustice perçue de l’UFC.

Son entourage proche révèle qu’il a refusé plusieurs combats lucratifs ces derniers mois, préférant attendre une opportunité pour le titre. *"Justin veut un combat qui a du sens. Pas juste un chèque, mais une chance de marquer l’histoire"*, explique un membre de son équipe. Une position noble, mais risquée : dans un sport où les carrières sont courtes, chaque mois sans combat est un mois de perdu.


Ironie du sort, c’est peut-être Ilia Topuria, le champion en titre, qui pourrait sauver la situation. Le Géorgien, qui a ravi la ceinture à Alexander Volkanovski en février 2024, a déjà exprimé son intérêt pour affronter Gaethje. *"Justin est un vrai killer. Ce serait un honneur de le combattre"*, avait-il déclaré. Un duel qui, sur le papier, promettrait feu et sang – exactement ce que les fans réclament.

Et si Gaethje avait raison ? Le precedent qui fait peur

L’histoire de l’UFC regorge d’exemples où des combattants méritants ont été mis de côté au profit de "stars médiatisées". Ben Askren, malgré un palmarès impeccable, n’a jamais obtenu de combat de titre. Demetrious Johnson, considéré comme l’un des plus grands champions de l’histoire, a été échangé à ONE Championship alors qu’il était encore dans la force de l’âge. Gaethje connaît ces histoires, et il refuse d’en être la prochaine victime.

*"Soit ils me donnent ma chance, soit je pars. Mais je ne resterai pas là à attendre qu’on me jette des miettes"*, a-t-il martelé lors d’une conférence de presse. Une déclaration qui a fait réagir jusqu’à Conor McGregor, lui-même habitué aux controverses : *"Justin a raison. L’UFC doit respecter ses légendes, sinon ils n’auront plus de légendes du tout."*


Reste une question : bluffe-t-il ? Gaethje a toujours été un homme de parole. Quand il avait annoncé vouloir devenir champion du monde en 2017, beaucoup avaient ri. Trois ans plus tard, il y était presque. Aujourd’hui, son ultimatum semble tout aussi sérieux. *"Je ne menace pas, je préviens"*, a-t-il conclu. À l’UFC de choisir : récompenser un parcours exemplaire, ou miser sur l’avenir au risque de perdre une icône.

La balle est désormais dans le camp de Dana White et de l’UFC. Entre la loyauté envers un vétéran qui a tout donné pour l’organisation et la tentation du business avec Paddy Pimblett, le choix s’annonce cornélien. Une chose est sûre : si Gaethje quitte l’UFC, ce ne sera pas en silence. Ce sera avec le bruit et la fureur d’un homme qui, une fois de plus, aura tout donné jusqu’au bout. Et les fans, eux, retiennent déjà leur souffle : et si ce coup d’éclat était le prélude à un dernier combat légendaire ?

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

Les autres en parlent

Sur le même sujet