UFC Vegas 111 : quand une guillotine relance une carrière
Le 1er juin 2024, le MGM Grand Garden Arena de Las Vegas a vu naître une étoile montante des poids mouches. En 2 minutes et 47 secondes, Joseph Morales a plié le combat contre Matt Schnell, un vétéran de l’UFC, grâce à un étranglement guillotine d’une précision chirurgicale. Une performance qui n’a pas seulement impressionné les fans, mais aussi les observateurs : après 14 victoires (dont 9 par soumission) pour seulement 2 défaites, Morales prouve qu’il maîtrise l’art de transformer les opportunités en victoires.
Interrogé en backstage, l’Américain de 28 ans a révélé son état d’esprit : "Je savais que Schnell allait me sous-estimer. Il aime le striking, alors je l’ai attiré dans mon monde." Une déclaration qui résume sa philosophie : exploiter les faiblesses adverses avec une patience de prédateur. Cette victoire, diffusée en co-main event de l’UFC Vegas 111, lui a valu un bonus de "Performance de la Soirée"… et surtout, une légitimité nouvelle dans la division.
Pourtant, Morales n’est pas du genre à se reposer sur ses lauriers. Dès le lendemain du combat, son équipe a commencé à étudier les prochains défis — et le plus alléchante des options s’appelle Alexandre Pantoja.
UFC 323 : pourquoi Pantoja l’emportera (et pourquoi c’est une bonne nouvelle pour Morales)
Le 6 décembre 2024, à Las Vegas, Alexandre Pantoja (26-5) défendra sa ceinture contre Joshua Van (14-1), un jeune loup aux coups de pied dévastateurs. Alors que les bookmakers hésitent (Pantoja favori à 1.65 contre 2.20 pour Van), Morales tranche sans hésiter : "Pantoja gagne en trois rounds max. Van a le talent, mais pas l’expérience des five-round fights."
Son analyse ? Trois raisons clés :
- La gestion du rythme : "Pantoja sait doser son énergie. Van, lui, part trop fort et s’épuise." (Exemple : sa victoire contre Kai Kara-France à l’UFC 293, où Van a dominé les deux premiers rounds avant de s’effondrer.)
- Le jiu-jitsu défensif : "Même si Van le surprend avec un coup, Pantoja a un grappin en béton. Regardez son combat contre Brandon Moreno [UFC 290]."
- La pression mentale : "Un premier combat de titre, c’est un monstre à affronter. Pantoja, lui, a déjà perdu et regagné la ceinture [contre Moreno en 2023]. Il sait gérer."
Mais derrière ce pronostic apparent se cache une stratégie personnelle : Morales veut Pantoja comme prochain adversaire. "Son style me convient parfaitement. Il est complet, mais je vois des trous dans son jeu au sol quand il est pressé." Une confidence qui en dit long sur ses ambitions…
"Je veux sa ceinture" : le plan secret de Morales pour 2025
Dans les coulisses de l’UFC, on murmure que Morales aurait déjà trois combats idéaux en tête pour décrocher un shot au titre :
- Un top 10 d’ici fin 2024 : "Je vise David Dvorak ou Amir Albazi. Deux gars qui montent, comme moi."
- Un contendant en 2025 : "Si je bats l’un d’eux, je mérite un top 5. Kai Kara-France serait un bon test."
- Le champion en 2025 : "Pantoja sera encore là. Et je serai prêt."
Son atout maître ? Un jiu-jitsu noir sous la tutelle de Rafael Cordeiro (entraîneur de champions comme Israel Adesanya), couplé à une analyse vidéo obsessionnelle. "Je regarde chaque combat de Pantoja au ralenti. Je connais ses tics : il baisse la garde quand il recule, et son side control est prévisible."
Un optimisme qui n’est pas partagé par tous. Daniel Cormier, commentateur pour ESPN, tempère : "Morales a du potentiel, mais Pantoja est un niveau au-dessus. Van pourrait créer la surprise… et alors, adieu les plans de Morales !" Une remarque qui fait sourire l’intéressé : "DC a raison sur un point : dans ce sport, rien n’est garanti. Sauf ma préparation."
Derrière la confiance : l’ombre d’un doute
Pourtant, lors d’un entretien avec MMA Junkie, Morales a laissé échapper une faille : "Si Van gagne… je devrai tout repenser. Son kicking game est un cauchemar pour les poids mouches." Une rare marque de vulnérabilité, rapidement effacée : "Mais je mise sur Pantoja. Et si je me trompe ? Je battrai Van aussi."
Son coach, Eric Albarracin (ancien entraîneur de TJ Dillashaw), confirme : "Joseph a cette capacité à visualiser ses combats des mois à l’avance. contre Pantoja, il voit déjà la soumission au 4ème round." Une méthode qui rappelle celle de Khabib Nurmagomedov, connu pour ses "rêves prémonitoires" de victoires.
Reste une question : et si l’UFC avait d’autres plans ? Avec des prétendants comme Brandon Royval ou Matheus Nicolau en embuscade, Morales pourrait se voir griller la politesse. Qu’à cela ne tienne : "Je ferai ce qu’il faut pour qu’ils ne puissent plus m’ignorer."
Le mot de la fin : un défi lancé à Pantoja
Alors que l’UFC 323 se profile, Morales a envoyé un message direct au champion brésilien via les réseaux sociaux : "Alex, je serai là le 6 décembre. Regarde bien comment je réagis quand tu gagnes. Parce que après, ce sera notre tour." Une provocation calculée, qui a fait réagir Pantoja : "Ce gamin a du cran. Qu’il gagne deux combats de plus, et on verra."
Une réponse qui, loin de décourager Morales, semble l’avoir électrisé : "Deux combats ? Donne-moi-en un seul. Je te montre ce que vaut mon jiu-jitsu." L’affrontement verbal est lancé… et le vrai combat pourrait bien avoir lieu d’ici mi-2025.
Une chose est sûre : après le 6 décembre, la division des 125 lbs ne sera plus jamais la même.

