Aller au fil

UFC6 min

Joaquin Buckley révèle : Alex Pereira aurait refusé leur affrontement en 2022 – Un refus qui intrigue

Joaquin Buckley révèle : Alex Pereira aurait refusé leur affrontement en 2022 – Un refus qui intrigue

Pourquoi Alex Pereira aurait-il décliné un combat contre Joaquin Buckley en 2022 ? Une révélation qui questionne l'image du Brésilien, réputé infatigable.

L'essentiel

  1. Joaquin Buckley affirme qu' Alex Pereira a refusé un combat en 2022, malgré son image d’athlète toujours prêt à monter en cage.
  2. Le camp de Pereira aurait invoqué un manque de préparation , une justification rare pour le double champion Glory.
  3. Buckley, déjà établi aux poids moyens , voyait en Pereira un défi stimulant après la blessure de son adversaire initial, Abdul Razak Alhassan .
  4. Ce refus, s’il est avéré, pourrait s’expliquer par des stratégies de gestion de carrière ou des contraintes logistiques méconnues.
  5. Une révélation qui relance le débat sur les dilemmes des combattants : accepter tous les défis ou privilégier la prudence ?

Un coup de théâtre dans les coulisses de l'UFC

Imaginez la scène : Joaquin Buckley, fraîchement préparé pour affronter Abdul Razak Alhassan en 2022, se voit proposer un changement d’adversaire de dernière minute. Pas n’importe lequel : Alex Pereira, le redoutable strikeur brésilien, alors en pleine ascension dans l’UFC. Un combat de rêve pour Buckley, connu pour son style explosif et ses KO spectaculaires. Pourtant, contre toute attente, le camp de Pereira aurait refusé l’affrontement, laissant le combattant américain sur sa faim – et le public sur sa soif de spectacle.

Dans une interview récente, Buckley a partagé les détails de cette proposition inattendue. « J’ai dit oui sans hésiter », confie-t-il, soulignant que son manager l’avait pourtant mis en garde contre les risques d’un tel combat à court terme. Mais pour Buckley, l’opportunité de mesurer son jeu contre un strikeur de l’envergure de Pereira valait bien quelques sacrifices. Las, la réponse du camp brésilien tomba comme un couperet : « Pas assez de temps pour se préparer. » Une justification qui, a posteriori, semble presque ironique pour un athlète comme Pereira, réputé pour son mental d’acier et sa capacité à s’adapter à n’importe quelle situation.


"Poatan" intraitable ? Pas cette fois-ci

La révélation de Buckley prend une saveur particulière quand on connaît le parcours d’Alex Pereira. Le Brésilien, double champion du monde de kickboxing sous la bannière Glory, s’est construit une réputation de guerrier infatigable, capable d’enchaîner les combats dans des conditions extrêmes. Son entrée dans l’UFC en 2021 avait été marquée par une série de victoires éclatantes, dont un KO retentissant contre Sean Strickland – un combat qu’il avait accepté avec seulement quelques semaines de préparation. Alors, pourquoi ce refus face à Buckley ?

Plusieurs hypothèses circulent. Certains évoquent une stratégie calculée : Pereira, alors en négociation pour des combats plus lucratifs (comme son futur affrontement contre Israel Adesanya), aurait pu éviter un risque inutile. D’autres pointent du doigt des contraintes logistiques : un changement d’adversaire en urgence aurait pu perturber son camp d’entraînement, déjà focalisé sur d’autres objectifs. Qu’importe la raison, ce refus – s’il est confirmé – reste une tache sur le CV d’un combattant habitué à relever tous les défis.

Interrogé à ce sujet, l’entraîneur de Pereira, Glauco Shield, n’a pas encore réagi publiquement. Une silence qui alimente les spéculations. Buckley, lui, semble avoir tourné la page, même s’il avoue garder un goût d’inachevé : « Ce combat aurait pu être quelque chose de spécial. Dommage que ça n’ait pas pu se faire. »


2022 : L’année où tout aurait pu basculer

Pour comprendre l’enjeu de ce combat avorté, il faut replonger dans le contexte de l’époque. En 2022, Alex Pereira était encore un nouveau venu dans l’UFC, mais son aura grandissait à chaque apparition. Son style agressif, hérité du kickboxing, et sa puissance de frappe en faisaient déjà un cauchemar pour la division des poids moyens. De son côté, Joaquin Buckley, fort de victoires contre des noms comme Antonio Arroyo ou Jordan Wright, cherchait à consolider sa place dans le top 15. Un affrontement entre les deux hommes aurait pu redéfinir la hiérarchie de la catégorie.

Pourtant, les dieux du MMA en ont décidé autrement. La blessure d’Abdul Razak Alhassan, adversaire initial de Buckley, avait ouvert une fenêtre d’opportunité. Mais au lieu de sauter sur l’occasion, le camp de Pereira a préféré fermer la porte. Une décision qui, rétrospectivement, peut se comprendre : Pereira visait déjà plus haut. Moins de six mois plus tard, il décrochait un titre de champion intérimaire face à Israel Adesanya, avant de s’emparer de la ceinture incontestée. Une trajectoire fulgurante qui justifie, peut-être, ce refus stratégique.

Reste une question : et si Buckley avait créé la surprise ? Son style imprévisible, mêlant puissance et créativité, aurait pu poser problème à Pereira, alors encore en phase d’adaptation au grappling de l’UFC. Une hypothèse que les fans ne pourront jamais vérifier… sauf si l’UFC décide, un jour, de leur offrir une revanche.


Le dilemme des combattants : Gloire ou prudence ?

Cette histoire soulève un débat récurrent dans le monde du MMA : faut-il accepter tous les combats, quitte à prendre des risques, ou privilégier une approche plus calculée ? Les exemples ne manquent pas. Conor McGregor a bâti sa légende en enchaînant les défis, parfois au mépris de la préparation. À l’inverse, Khabib Nurmagomedov a toujours refusé les combats qui ne correspondaient pas à ses objectifs à long terme.

Dans le cas de Pereira, le choix semble avoir été le bon : en évitant un combat potentiellement périlleux contre Buckley, il a pu se concentrer sur des affrontements plus stratégiques, comme celui contre Adesanya. Pourtant, cette décision entache légèrement son image de "tueur" sans peur, surtout aux yeux des puristes qui voient dans le MMA un sport où l’on doit affronter tous les défis, qu’importe les circonstances.

Buckley, lui, incarne cette philosophie du "tout accepter". Son palmarès, jonché de combats pris à court terme, en témoigne. « Je ne refuse jamais un combat », déclare-t-il souvent. Une mentalité qui force le respect, mais qui comporte aussi ses risques, comme en témoignent ses défaites contre Roman Dolidze ou Nassourdine Imavov.

Alors, qui a raison ? La réponse dépend de ce que l’on recherche : la gloire immédiate ou la construction d’un héritage. Pereira a choisi la seconde option. Buckley, lui, continue de miser sur la première. Deux visions, deux carrières, et une question qui reste en suspens : que se serait-il passé si ces deux-là s’étaient affrontés en 2022 ?


Et si l’histoire se répétait ?

Aujourd’hui, les trajectoires de Buckley et Pereira ont divergé. Le Brésilien, après son règne aux poids moyens, a tenté sa chance chez les mi-lourds, avec des résultats mitigés. Buckley, lui, alterne entre victoires éclatantes et défaites frustrantes, mais reste un nom incontournable de la division.

Pourtant, l’idée d’un affrontement entre les deux hommes refait régulièrement surface. Les fans, avides de combats explosifs, rêvent de voir ces deux strikeurs s’échanger des coups dans la cage. Pereira, interrogé à ce sujet en 2023, avait répondu avec un sourire énigmatique : « Pourquoi pas ? Un jour, peut-être. » De quoi relancer les spéculations.

En attendant, cette révélation de Buckley rappelle une vérité fondamentale du MMA : derrière les projecteurs et les KO spectaculaires, se cachent des négociations, des stratégies et des choix qui échappent souvent au public. Et parfois, les combats les plus attendus… ne voient jamais le jour.

Les confessions de Joaquin Buckley jettent une lumière crue sur les coulisses de l'UFC, où les rêves de gloire se heurtent souvent à des réalités plus prosaïques. Ce refus présumé d'Alex Pereira, s'il est confirmé, ne diminue en rien ses accomplissements, mais il rappelle que même les combattants les plus redoutés doivent parfois faire des choix difficiles. Pour Buckley, cette histoire reste un "what if" de plus dans une carrière déjà riche en rebondissements. Quant aux fans, ils peuvent toujours espérer : dans le monde imprévisible du MMA, les secondes chances existent. Peut-être qu’un jour, la cage de l’UFC verra enfin s’affronter ces deux guerriers, pour un combat qui, cette fois, ne sera pas refusé.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Nakmen

Les autres en parlent

Sur le même sujet