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Jacqueline Cavalcanti : qui sont les rivales du top 10 UFC qui pourraient freiner son ascension fulgurante ?

Jacqueline Cavalcanti : qui sont les rivales du top 10 UFC qui pourraient freiner son ascension fulgurante ?

Avec cinq victoires d'affilée dans l'UFC, la Brésilienne Jacqueline Cavalcanti frappe à la porte du top 10 mondial. Ancienne reine du LFA, elle cible désormais des adversaires de renom comme Irene Aldana (6ᵉ) ou Macy Chiasson (7ᵉ) pour valider son statut de prétendante au titre. Mais ces vétéranes expérimentées, habituées aux combats à enjeu, pourraient bien lui réserver un accueil musclé. Décryptage des défis qui attendent cette pépite du MMA brésilien.

L'essentiel

  1. Cavalcanti, invaincue en 5 combats UFC, vise un choc contre Aldana ou Chiasson pour entrer dans le top 10
  2. Son style explosif (7 KO/TKO en carrière) pourrait déstabiliser des adversaires plus techniques
  3. La Brésilienne mise sur une cadence soutenue (3-4 combats/an) pour accélérer son ascension
  4. Chiasson, ancienne championne de l'UFC, représente un test tactique majeur avec son jeu au sol
  5. Aldana, 6ᵉ mondiale, pourrait lui offrir une première confrontation contre une frappeuse de haut niveau

L'irrésistible montée en puissance d'une championne née

Quand Jacqueline Cavalcanti a posé le pied dans l'octogone de l'UFC pour la première fois en 2022, peu auraient parié sur une telle trajectoire. Pourtant, avec cinq victoires consécutives - dont quatre avant la limite - la Brésilienne de 30 ans s'est imposée comme la révélation de la division poids coq. Son parcours parle pour elle : ancienne championne du LFA (Legacy Fighting Alliance), où elle a dominé avec un mélange dévastateur de boxe et de jiu-jitsu, Cavalcanti a transposé cette efficacité dans la plus grande organisation de MMA au monde.

Ce qui frappe chez cette athlète, c'est sa capacité à s'adapter instantanément au niveau supérieur. Là où beaucoup de nouveaux venus mettent des combats à trouver leurs marques, elle a enchaîné les performances convaincantes. Son dernier succès contre Joselyne Edwards (par décision unanime en mars 2024) a confirmé sa maturité : une gestion intelligente de la distance, des frappes précises et une défense au sol solide. Des atouts qui lui valent aujourd'hui de regarder vers le haut du classement.


Pourtant, son ascension n'a rien d'un long fleuve tranquille. Comme elle le confie souvent : "Chaque combat est une nouvelle épreuve. Dans le top 10, il n'y a pas de match facile." Une philosophie qui explique pourquoi elle cible désormais des adversaires bien plus expérimentées que ses précédentes rivales.

Le duel des styles : Cavalcanti face aux vétéranes du top 10

Quand on examine les possibles adversaires de Cavalcanti dans le top 10, deux noms reviennent systématiquement : Irene Aldana (6ᵉ) et Macy Chiasson (7ᵉ). Deux combattantes aux profils radicalement différents, qui représenteraient des défis complémentaires pour la Brésilienne.

Contre Aldana, ce serait l'affrontement de deux frappeuses pures. La Mexicaine, ancienne challenger pour le titre, est connue pour son boxing précis et son mental d'acier. Leur premier face-à-face en 2021 (victoire d'Aldana par décision partagée) reste dans tous les esprits. Une revanche qui ferait sens, comme l'explique Cavalcanti : "Elle est dans le top 10, c'est logique que ce soit mon prochain test. Je veux montrer que j'ai progressé depuis notre premier combat." Un match qui promettrait des échanges explosifs, avec deux athlètes capables de mettre KO leur adversaire d'un seul coup.


Face à Chiasson, le défi serait d'une autre nature. L'Américaine, ancienne championne de l'UFC en poids plume, possède un jeu au sol redoutable et une expérience des combats à cinq rounds. À 33 ans, elle a déjà tout vu : soumissions éclair, guerres d'usure, retours improbables. "Macy est une combattante complète, analyse un coach brésilien. Si Cavalcanti veut prouver qu'elle mérite le top 5, c'est le genre d'adversaire qu'il lui faut battre."

Le choix entre ces deux options n'est pas anodin. Aldana représenterait un test de striking pur, tandis que Chiasson offrirait une épreuve plus tactique, avec des phases au sol potentiellement dangereuses. Deux chemins vers la consécration, mais aussi deux risques majeurs de voir son invincibilité prendre fin.

"Je veux 3-4 combats par an" : la stratégie agressive d'une ambitieuse

Ce qui distingue Cavalcanti de beaucoup de ses concurrentes, c'est son approche ultra-active de sa carrière. Dans une division où les championnes combattent souvent une à deux fois par an, elle assume vouloir monter en rythme : "Mon objectif est clair : 3 ou 4 combats par année. C'est comme ça que je progresse le plus vite."

Une cadence qui n'est pas sans risques, comme le souligne Fernando Halfel, son entraîneur : "Physiquement, elle peut le faire. Mentalement aussi. Mais dans le top 10, chaque combat use énormément. Il faut gérer l'usure." Pourtant, cette stratégie semble porter ses fruits : depuis son arrivée dans l'UFC, Cavalcanti a combattu en moyenne tous les 4-5 mois, un rythme soutenu pour la catégorie.


Cette disponibilité constante lui a déjà valu des opportunités. Quand Norma Dumont s'est désistée face à Chiasson en 2023, c'est vers Cavalcanti que l'UFC s'est tourné. Un signe que Dana White et son équipe voient en elle une combattante fiable, capable de sauver des cartes. Une réputation qui pourrait lui ouvrir les portes de combats encore plus prestigieux.

Pourtant, tous les observateurs ne partagent pas cet optimisme. Chael Sonnen, consultant pour ESPN, tempère : "Elle a du talent, c'est indéniable. Mais le top 10, c'est une autre paire de manches. Aldana ou Chiasson vont lui faire payer chaque erreur. On verra si son mental tient." Un avis qui rappelle que l'ascension vers les sommets est rarement linéaire.

Derrière les projecteurs : le sacrifice d'une guerrière

Ce que le public ne voit pas toujours, ce sont les sacrifices qui se cachent derrière ces performances. Cavalcanti a quitté le Brésil pour s'entraîner aux États-Unis, laissant derrière elle sa famille et ses habitudes. "Les premiers mois ont été durs, avoue-t-elle. Nouveau pays, nouvelle langue, nouvelle équipe. Mais je savais que c'était nécessaire."

Son quotidien ? Des entraînements deux fois par jour, une discipline alimentaire stricte, et des nuits à étudier les vidéos de ses futures adversaires. "Quand je vois Aldana ou Chiasson à l'écran, je ne vois pas juste des noms. Je vois des failles à exploiter, des schémas à contrer." Une approche presque scientifique du combat, qui tranche avec l'image de la combattante "instinctive".


Son équipe, basée en Floride, a dû s'adapter à son style. "Au début, on voulait qu'elle ralentisse, qu'elle travaille plus la défense, raconte son coach. Mais elle a cette capacité à absorber la pression et à frapper au bon moment. Alors on a construit notre stratégie autour de ça." Le résultat ? Un style hybride, entre la précision brésilienne et l'agressivité américaine.

Pourtant, même les plus déterminées ont leurs doutes. Avant son combat contre Edwards, Cavalcanti a confié : "Cette fois, j'ai senti la pression monter. Pour la première fois, je me suis dit : 'Et si je perds ?' Mais c'est bon signe. Ça veut dire que j'avance." Une vulnérabilité rare, qui humanise cette machine de guerre.

Et si le vrai test était mental ?

Tous les experts s'accordent sur un point : le plus grand défi de Cavalcanti ne sera pas physique, mais mental. Passer du statut de "promesse" à celui de "prétendante" implique une pression médiatique accrue, des attentes plus lourdes, et des adversaires qui n'auront qu'un objectif : briser son invincibilité.

Irene Aldana, avec son expérience des grands combats (elle a affronté Amanda Nunes pour le titre en 2020), sait exactement comment gérer ce genre de pression. Macy Chiasson, elle, a déjà connu les sommets avant de redescendre, puis de remonter. Deux profils qui pourraient déstabiliser psychologiquement la Brésilienne.


Pour Laura Sanko, commentatrice UFC, "le vrai test pour Cavalcanti, ce sera de gérer l'échec. Parce qu'à un moment, elle va perdre. La question, c'est : comment va-t-elle rebondir ? Les grandes championnes se construisent dans l'adversité." Un avis partagé par beaucoup dans le milieu.

Cavalcanti, elle, assume cette pression : "Je sais que je vais perdre un jour. Mais ce jour-là, je veux que ce soit dans un combat pour le titre. Pas avant." Une déclaration qui en dit long sur ses ambitions... et sur les risques qu'elle est prête à prendre.

Les prochains mois seront décisifs pour Jacqueline Cavalcanti. Entre une possible revanche contre Aldana et un duel tactique face à Chiasson, son choix d'adversaire enverra un message clair sur ses intentions. Une chose est sûre : dans le paysage actuel des poids coq, où Raquel Pennington règne en championne et où des légendes comme Holly Holm ou Julianna Peña rôdent encore, il n'y a pas de place pour l'erreur. Son parcours rappelle celui d'une autre Brésilienne, Amanda Nunes, qui a mis des années à s'imposer avant de dominer sa catégorie. Cavalcanti a-t-elle le même destin ? Les réponses viendront sur le terrain, là où se forgent les légendes. Une chose est certaine : avec son mélange d'agressivité, de technique et de détermination, elle a déjà tous les ingrédients pour marquer son époque. À elle maintenant de prouver qu'elle peut tenir la distance face à l'élite. Le top 10 n'attend plus qu'elle.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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