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Israel Adesanya et Alex Pereira : quand la rivalité cède la place à l’admiration après l’UFC 302

Israel Adesanya et Alex Pereira : quand la rivalité cède la place à l’admiration après l’UFC 302

L’UFC 302 a marqué un tournant dans la relation entre Israel Adesanya et Alex Pereira . Après une rivalité légendaire, le Nigérian a salué avec une lucidité rare la victoire éclair de "Poatan" face à Ankalaev. Entre analyse technique, projections pour Carlos Ulberg et jeux d’influence, Adesanya se révèle aussi stratège qu’observateur avisé. Un chapitre inattendu dans l’histoire de deux des plus grands combattants de leur génération.

L'essentiel

  1. Un KO en 88 secondes : Pereira pulvérise Ankalaev à l’UFC 302, s’offrant une revanche immédiate après sa défaite controversée de janvier.
  2. "Chama !" : La réaction spontanée d’Adesanya, symbole d’une admiration nouvelle pour son rival historique, malgré leurs duels passés en kickboxing et MMA.
  3. L’analyse chirurgicale : "Dès qu’Ankalaev est passé en garde orthodoxe, j’ai su que c’était fini" – Adesanya décrypte la faille tactique exploitée par les low kicks dévastateurs de Pereira.
  4. Ulberg dans la ligne de mire : Le Nigérian envisage un combat entre Pereira et son coéquipier Carlos Ulberg , prétendant n°1, tout en pointant la menace des coups de pied bas.
  5. Superfight vs. pragmatisme : Alors que Pereira rêve d’affronter Jon Jones, Dana White privilégie la défense du titre, laissant Adesanya influencer les coulisses de l’UFC.
  6. De la haine au respect : Comment une rivalité féroce a évolué vers une reconnaissance mutuelle, révélatrice de la maturité des deux champions.

88 secondes pour entrer dans l’histoire : le retour triomphal de "Poatan"

L’UFC 302 restera gravé dans les mémoires comme l’événement où Alex Pereira a réaffirmé sa domination chez les mi-lourds avec une violence inouïe. Face à Magomed Ankalaev, réputé pour sa résistance et son jeu défensif implacable, le Brésilien n’a eu besoin que de 88 secondes pour sceller son destin. Un KO foudroyant, conclu par une série de *low kicks* dévastateurs suivis d’un crochet du gauche précis, qui a envoyé le Russe au tapis pour la première fois de sa carrière en MMA.

Cette victoire n’était pas qu’une simple défense de titre. C’était une revanche symbolique après la défaite controversée de Pereira face à Ankalaev en janvier 2024, où une décision partagée avait privé "Poatan" de sa ceinture. Cette fois, aucun doute possible : le Brésilien a imposé son style, mélange explosif de puissance brute et de précision chirurgicale. *"Il est sorti comme un démon, sans hésitation"*, confiera plus tard son entraîneur, Gloria Pereira, soulignant la détermination absolue de son poulain.


Mais ce qui a marqué les esprits, au-delà de la performance elle-même, c’est la réaction d’un homme qui connaît Pereira mieux que quiconque : Israel Adesanya. Le Nigérian, assis devant son écran, n’a pu retenir un *"Chama !"* enthousiaste en voyant son ancien rival triompher. Un cri du cœur qui résonne comme un hommage, venant d’un homme qui a partagé avec Pereira certains des combats les plus intenses de sa carrière, en kickboxing comme en MMA.

De l’affrontement à l’analyse : quand Adesanya devient le décrypteur de Pereira

La relation entre Adesanya et Pereira est un roman à elle seule. Deux fois battu par le Brésilien en kickboxing (en 2016 et 2017), puis vaincu à l’UFC 281 dans un combat pour le titre des poids moyens, le Nigérian aurait pu cultiver une amertume tenace. Pourtant, à l’UFC 302, c’est avec le regard d’un expert qu’il a analysé la performance de son rival.

*"Dès qu’Ankalaev est passé en garde orthodoxe, j’ai su que c’était fini"*, a-t-il expliqué lors d’une interview post-combat. Une déclaration qui en dit long sur sa capacité à lire un combat. Adesanya a pointé du doigt la faille tactique exploitée par Pereira : la jambe avant d’Ankalaev, déjà fragilisée par des *low kicks* répétés, est devenue la cible idéale. *"Il a attaqué cette jambe comme un requin sent le sang. Ankalaev n’avait aucune échappatoire"*, a-t-il ajouté, presque admiratif.


Cette lucidité tranche avec les échanges houleux du passé. Qui peut oublier les provocations avant l’UFC 281, où Pereira avait imité la danse d’Adesanya après l’avoir mis KO ? Ou les tensions en conférence de presse, où les deux hommes semblaient prêts à en venir aux mains ? Pourtant, à l’UFC 302, Adesanya a montré qu’il pouvait séparer l’homme du combattant. *"C’est un tueur, et ce soir, il a fait ce qu’il fait de mieux"*, a-t-il reconnu, sans une once de jalousie.

Une évolution qui interroge : et si la maturité, pour deux athlètes d’exception, passait par la reconnaissance mutuelle ? *"On a tous les deux grandi"*, glissera Adesanya plus tard sur ses réseaux sociaux, comme pour clore un chapitre.

"Poatan" vs. Jon Jones : le superfight qui fait rêver (mais que Dana White freine)

Avec cette victoire, Alex Pereira a immédiatement appelé à un combat qui fait saliver les fans : un superfight contre Jon Jones, considéré comme le meilleur combattant de l’histoire du MMA. *"Je veux ce combat. Donnez-moi Jones, et je vous montre qui est le vrai roi"*, a-t-il lancé, micro en main, sous les ovations du public.

Pourtant, Dana White, le président de l’UFC, a rapidement tempéré les ardeurs. *"On verra d’abord comment il défend son titre une nouvelle fois"*, a-t-il déclaré en conférence de presse, rappelant sa politique : pas de superfight sans une domination claire. Une position pragmatique, mais qui laisse Pereira dans l’expectative.


C’est là qu’Israel Adesanya entre en jeu, non plus en tant que combattant, mais en tant que stratège. Alors que Pereira rêve de Jones, Adesanya, lui, voit un autre nom s’imposer : Carlos Ulberg, son coéquipier à la City Kickboxing et prétendant n°1 chez les mi-lourds. *"Ce serait un bon combat"*, a-t-il estimé, avant d’ajouter, malicieux : *"Mais Carlos devra faire attention aux low kicks. Si Pereira touche sa jambe avant, c’est fini."*

Une analyse qui n’est pas anodine. Ulberg, connu pour son jeu de boxe et sa puissance, a justement une faille défensive sur les coups de pied bas – une arme que Pereira maîtrise à la perfection. Adesanya le sait, et en parlant ainsi, il prépare déjà le terrain pour son coéquipier. *"On travaille là-dessus à l’entraînement"*, a-t-il glissé, comme pour envoyer un message subtil à Pereira.

Derrière les projecteurs : quand Adesanya influence les coulisses de l’UFC

Ce qui se joue aujourd’hui entre Adesanya et Pereira dépasse le simple cadre sportif. C’est une bataille d’influence, où le Nigérian, bien que non combattant dans cette division, pèse de tout son poids. Son analyse publique des faiblesses d’Ankalaev ? Une façon de montrer qu’il comprend Pereira mieux que quiconque. Ses commentaires sur Ulberg ? Une manière de positionner son coéquipier comme le prochain défi logique.

*"Izzy [Adesanya] est un génie pour ça"*, confie un proche de l’UFC sous couvert d’anonymat. *"Il sait que Pereira écoute ce qu’il dit. En parlant d’Ulberg, il force presque la main à l’UFC."* Une stratégie risquée, mais qui pourrait payer. Car si Pereira affronte Ulberg, Adesanya aura non seulement vengé ses défaites passées par procuration, mais aussi renforcé la position de son équipe dans la hiérarchie des mi-lourds.


Reste une question : et si Pereira refusait ce combat ? *"Il n’a pas le choix"*, répond un observateur. *"Dana White ne lui donnera pas Jones sans une ou deux défenses de titre supplémentaires. Ulberg est le seul nom qui fait sens."* Dans ce jeu d’échecs, Adesanya a déjà plusieurs coups d’avance.

La rivalité qui a changé le MMA : retour sur une saga hors norme

Pour comprendre l’importance de la réaction d’Adesanya à l’UFC 302, il faut revenir en arrière. Tout commence en 2016, lorsque Pereira, alors inconnu du grand public, inflige à Adesanya sa première défaite en kickboxing lors du Glory of Heroes 7. Un KO qui marquera le Nigérian, qui perdra à nouveau face à Pereira l’année suivante.

Quand les deux hommes se retrouvent à l’UFC 281 en novembre 2022, la tension est à son comble. Pereira, monté chez les poids moyens pour affronter Adesanya, remporte le titre avec un KO au 5ème round, avant d’imiter la célèbre danse de son adversaire – un geste qui sera perçu comme une provocation ultime. *"Ce jour-là, j’ai cru que je ne le respecterais jamais"*, avouera plus tard Adesanya.


Pourtant, les victoires de Pereira chez les mi-lourds (dont celle contre Jiří Procházka pour remporter le titre) et sa défaite controversée face à Ankalaev en janvier 2024 ont changé la donne. Adesanya, lui-même en pleine reconstruction après ses défaites face à Sean Strickland et Dricus Du Plessis, semble avoir trouvé dans le parcours de Pereira une source d’inspiration. *"On a tous les deux connu des hauts et des bas. Ça rapproche"*, confiera-t-il.

Aujourd’hui, leur histoire n’est plus celle de deux ennemis jurés, mais de deux légendes du sport qui se respectent. *"Pereira est un monstre, et je suis heureux de voir qu’il domine"*, a déclaré Adesanya. Des mots qui, il y a deux ans, auraient été impensables.

Et maintenant ? Les scénarios possibles pour Pereira et Ulberg

Avec la victoire de Pereira à l’UFC 302, plusieurs scénarios se dessinent. Le plus probable reste une défense de titre contre Carlos Ulberg, comme le suggère Adesanya. Un combat qui aurait tout pour plaire : d’un côté, le puissant strikeur qu’est Pereira ; de l’autre, Ulberg, un boxeur explosif capable de mettre KO n’importe qui (comme il l’a prouvé face à Ihor Potieria en 2023).

*"Si Carlos arrive à esquiver les low kicks et à imposer son jeu de boxe, il a une vraie chance"*, analyse Adesanya. Un défi de taille, car Pereira a fait de ses coups de pied bas une arme redoutable, comme l’a montré son combat contre Ankalaev. *"Mais Carlos a le menton solide et une droite qui peut changer un combat"*, ajoute-t-il, optimiste.


Dans le cas où Pereira l’emporterait, le superfight contre Jon Jones redeviendrait une possibilité. Mais Dana White, connu pour son approche méthodique, pourrait exiger une deuxième défense de titre avant d’envisager un tel combat. *"Jones est une légende, mais il n’est plus invincible"*, estime un analyste. *"Pereira a la puissance pour le menacer, mais Jones reste un maître du grappling."*

Quant à Adesanya, son rôle dans cette équation est désormais celui d’un mentor et stratège. Après ses propres défaites, il semble trouver une nouvelle mission : guider Ulberg vers les sommets, tout en observant Pereira avec un mélange d’admiration et de curiosité. *"On verra comment tout ça se termine"*, a-t-il conclu, un sourire énigmatique aux lèvres. Comme si, finalement, l’histoire entre ces deux géants du MMA n’était pas encore tout à fait écrite.

L’UFC 302 aura marqué un tournant dans la carrière d’Alex Pereira, mais aussi dans sa relation avec Israel Adesanya. D’une rivalité féroce est née une forme de respect mutuel, révélatrice de la maturité de deux combattants d’exception. Alors que Pereira rêve de Jon Jones, Adesanya, lui, trace discrètement la voie pour Carlos Ulberg, tout en restant un observateur avisé des dynamiques de l’UFC. Une chose est sûre : que ce soit sur le ring ou dans les coulisses, ces deux hommes continuent de façonner l’histoire du MMA. Et leur prochain chapitre promet d’être tout aussi captivant.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Nakmen

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