Un Makhachev "incontournable" : la déclaration choc de Javier Mendez
Islam Makhachev n’a pas fini de faire parler de lui. Alors que le monde du MMA retient son souffle avant son prochain combat contre Jack Della Maddalena, son coach emblématique, Javier Mendez, a lâché une déclaration qui résonne comme un avertissement pour ses adversaires : "Il est tout simplement incontournable. Personne ne peut rivaliser avec lui en ce moment." Une affirmation forte, mais étayée par des performances en entraînement qui laissent peu de place au doute.
Selon Mendez, Makhachev a franchi un cap ces derniers mois. Plus seulement un expert en grappling, il a développé une puissance de frappe redoutable, une explosivité accrue et une résistance mentale à toute épreuve. "Il est plus compact, plus rapide, et ses coups portent avec une précision chirurgicale. Même ses partenaires d’entraînement, qui sont des combattants de haut niveau, ont du mal à tenir face à lui", confie le coach de l’American Kickboxing Academy (AKA). Une évolution qui s’explique par un travail acharné, mais aussi par une volonté de dominer chaque aspect du combat.
Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : lors des dernières sessions, Makhachev a enchaîné les rounds contre trois partenaires différents, certains jetant l’éponge après seulement deux reprises. "Ce n’est pas une question de chance, c’est une démonstration de supériorité technique et physique", insiste Mendez. Une préparation qui contraste avec les doutes émis par certains observateurs, comme Daniel Cormier, qui avait récemment suggéré que Makhachev pourrait rencontrer des difficultés face à des frappeurs purs comme Della Maddalena.
La réponse indirecte à Daniel Cormier : "Il a encore progressé"
Les propos de Daniel Cormier, ancien double champion UFC et désormais commentateur, avaient fait réagir. Le légendaire combattant avait émis des réserves sur la capacité de Makhachev à s’imposer face à des adversaires spécialisés en strike, comme Dustin Poirier ou justement Jack Della Maddalena. Une critique que Javier Mendez semble prendre avec philosophie, tout en y répondant avec les faits.
"Daniel est un grand champion, et je respecte son avis. Mais Islam a travaillé spécifiquement sur ses faiblesses perçues. Aujourd’hui, il n’a plus de faiblesses", lance Mendez, avant d’ajouter : "Il a toujours été un génie du grappling, mais maintenant, il frappe comme un poids lourd. Et mentalement ? Il est inébranlable." Une réponse en forme de défi, appuyée par des vidéos d’entraînement où Makhachev enchaîne les combinaisons avec une fluidité déconcertante.
L’enjeu est de taille : un combat contre Della Maddalena, jeune loup australien en pleine ascension, pourrait servir de tremplin pour Makhachev vers de nouveaux défis. Mais pour Mendez, la question ne se pose même pas : "Jack est un bon combattant, mais il n’a jamais affronté quelqu’un comme Islam. Personne ne l’a fait. Et c’est ça, la différence."
Derrière les gants : la routine d’un champion "obsédé par la perfection"
Ce qui frappe chez Makhachev, au-delà de ses performances, c’est sa rigueur quasi militaire. À l’AKA, son emploi du temps est un modèle de discipline : deux séances de grappling par jour, des heures passées à peaufiner sa boxe, et des sessions de sparring où il exige de ses partenaires qu’ils lui donnent le meilleur d’eux-mêmes. "Il ne veut pas juste gagner, il veut écraser. Et pour ça, il n’y a pas de place pour l’à-peu-près", révèle un proche de l’équipe.
Une anecdote illustre cette obsession : lors d’un stage en altitude au Mexique, Makhachev aurait refusé de quitter le tapis avant d’avoir enchaîné 50 soumissions différentes en une seule session. "La plupart des gars auraient abandonné après 20. Lui, il a continué jusqu’à ce que chaque mouvement soit parfait", raconte un témoin. Cette quête d’excellence explique pourquoi, malgré son palmarès déjà impressionnant, il continue de progresser à un rythme effréné.
Même son alimentation est calculée au gramme près. "Pas d’écarts, pas d’excuses. Si son corps a besoin de 3 200 calories pour performer, il en consomme 3 200, pas une de moins", précise son nutritionniste. Une discipline qui paie : à 32 ans, Makhachev est dans la meilleure forme de sa carrière, avec un physique sec et explosif qui tranche avec l’image du "grappler lent" que certains lui collaient il y a encore deux ans.
Della Maddalena : un test ou une formalité ?
Jack Della Maddalena, 27 ans, incarne la nouvelle génération de frappeurs de l’UFC. Avec un record de 16 victoires pour 2 défaites, dont 11 par KO, l’Australien a de quoi inquiéter. Mais pour Mendez, le matchup est clair : "Jack a du talent, mais il n’a jamais affronté un combattant aussi complet. Islam va lui montrer ce que ça signifie de combattre un vrai champion."
Les statistiques penchent en effet en faveur de Makhachev :
- Taux de réussite au takedown : 58% (contre 40% pour Della Maddalena en défense).
- Précision des frappes : 52% (contre 48% pour l’Australien).
- Expérience en 5 rounds : Makhachev a déjà combattu et gagné en "championship rounds", là où Della Maddalena n’a jamais dépassé le 3ème round.
Certains observateurs, comme le journaliste Ariel Helwani, tempèrent cependant cet optimisme : "Della Maddalena a un chin en acier et une gauche qui peut changer un combat en une seconde. Si Makhachev sous-estime sa puissance, ça pourrait être problématique." Un avis que Mendez balaye d’un revers de main : "Islam ne sous-estime personne. Mais il sait aussi qu’il est au-dessus. Et ça, ça fait toute la différence."
Et après ? Vers un super-combat contre Leon Edwards ?
Si Makhachev l’emporte, comme tout le monde s’y attend, la question d’un éventuel combat contre Leon Edwards, champion des poids mi-moyens, refait surface. Un affrontement qui ferait rêver les fans, mais que Mendez préfère aborder avec prudence : "Leon est un grand champion, mais Islam est dans une autre dimension. Si l’UFC veut organiser ce combat, nous serons prêts. Mais pour l’instant, l’objectif, c’est Della Maddalena."
Une chose est sûre : avec cette préparation et cette confiance affichée, Makhachev semble déterminé à prouver qu’il n’est pas seulement le meilleur poids léger du monde, mais bien l’un des plus grands combattants de l’histoire du MMA. "Il écrit sa légende, round après round. Et le prochain chapitre s’annonce spectaculaire", conclut Mendez, un sourire en coin.

