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Gable Steveson vs Craig Jones : l’accusation de tricherie qui enflamme le MMA et le jiu-jitsu

Gable Steveson vs Craig Jones : l’accusation de tricherie qui enflamme le MMA et le jiu-jitsu

Entre deux mondes, une guerre psychologique éclate : Gable Steveson, légende olympique de la lutte, accuse Craig Jones, star du jiu-jitsu, d’avoir tenté de négocier une défaite arrangée pour le *Craig Jones Invitational 2*. Une polémique qui transcende les disciplines, tandis que Steveson répond sur les tatamis – et dans l’Octogone – avec une entrée tonitruante en MMA. Dénégations, provocations et performances explosives : le choc des egos fait rage.

L'essentiel

  1. Gable Steveson , champion olympique à 21 ans , brise un tabou en accusant Craig Jones d’avoir proposé un combat arrangé au CJI 2 , un tournoi déjà critiqué pour ses "stipulations funky" .
  2. L’Australien, quadruple perdant face à Gordon Ryan , contre-attaque en moquant la "fragilité mentale" de Steveson, évoquant sa défaite surprise aux NCAA 2025 – un argument qui ravive les tensions.
  3. Entre deux polémiques, Steveson explose son premier adversaire en MMA en 98 secondes , un KO qui fait taire (temporairement) les sceptiques sur sa transition vers les arts martiaux mixtes.
  4. Le forfait controversé de Steveson pour un "orteil du gazon" et les sous-entendus ambigus de Jones avant l’annulation du combat alimentent les théories du complot dans le milieu du grappling.
  5. Derrière les échanges musclés, une question persiste : cette rivalité est-elle une stratégie marketing ou le symptôme d’un clash culturel entre lutte olympique et jiu-jitsu moderne ?

"Tu veux que je perde ?" : quand l’or olympique rencontre l’ombre du grappling

23 avril 2025, une date qui aurait dû marquer l’histoire du grappling. Le Craig Jones Invitational 2 (CJI 2), tournoi phare du jiu-jitsu no-gi, promettait un choc des titans : Gable Steveson, le colosse olympique de la lutte libre, contre Craig Jones, l’Australien aux jambes redoutables, quadruple vaincu face à Gordon Ryan mais toujours redouté pour son jeu technique. Pourtant, à quelques jours de l’affrontement, Steveson déclare forfait pour une blessure à un orteil – un diagnostic qui fera sourire (ou grincer des dents) plus d’un observateur. "Un orteil du gazon ? Vraiment ?", raillera plus tard Jones sur les réseaux.

Mais c’est après l’annulation que l’affaire prend une tournure explosive. Dans une interview accordée à MMA Fighting, Steveson lâche une bombe : "Craig m’a demandé de perdre exprès. Pas directement, bien sûr – c’était dans le regard, dans les sous-entendus. Mais c’était clair." Une accusation grave, surtout venant d’un athlète qui incarne l’excellence olympique, où l’éthique est (en théorie) intouchable. Pour Steveson, habitué à dominer en lutte avec un palmarès impeccable (3 NCAA titles, or à Tokyo 2020), cette proposition aurait été une insulte à son intégrité.

Pourtant, le contexte donne à réfléchir. Le CJI 1, remporté par la B-Team de Jones, avait déjà suscité des controverses, certains estimant que les règles avantageaient démesurément son équipe. Et puis, il y a cette défaite inattendue de Steveson en finale des NCAA 2025 – un revers qui a ébranlé sa réputation d’invincibilité. "Peut-être qu’il avait peur d’un deuxième échec en peu de temps", suggère un proche du lutteur. Jones, lui, nie en bloc : "C’est du pur délire. Si j’avais voulu un combat arrangé, j’aurais choisi quelqu’un de plus… coopératif." Sous-entendu : Steveson, avec son ego surdimensionné, n’était pas le partenaire idéal pour un "show friendly".


L’affrontement médiatique prend une tournure personnelle lorsque Jones évoque la défaite de Steveson aux NCAA : "Un gars qui perd en finale et qui vient me donner des leçons de compétitivité, c’est fort." Une pique qui touche l’Américain là où ça fait mal. Car si Steveson a dominé la lutte mondiale, son passage au MMA – annoncé depuis des mois – était scruté avec scepticisme. "Beaucoup pensaient qu’il allait se planter", confie un entraîneur de la Roufusport Academy, où Steveson s’entraîne. "Il avait tout à prouver."

98 secondes pour faire taire les doutes : le KO qui change la donne

La réponse de Steveson ne viendra pas sur les réseaux, mais dans l’Octogone. Le 18 mai 2025, pour son premier combat en MMA (organisé sous la bannière Dana White’s Contender Series), le lutteur olympique écrase Brandon McMahan en 1 minute et 38 secondes – un KO aussi rapide que violent. "Je devais montrer que j’étais fait pour ça", déclare-t-il après le combat, le visage à peine marqué. La performance est sans appel : Steveson démontre une explosivité digne de ses années de lutte, mais aussi une précision en striking que peu anticipaient.

"On savait qu’il était fort en lutte, mais là, il a montré qu’il pouvait finir un combat debout. C’est rare pour un ancien lutteur", analyse Daniel Cormier, double champion UFC et commentateur pour ESPN. Les doutes sur sa transition vers le MMA s’envolent d’un coup. Même Dana White, président de l’UFC, réagit : "Ce gars est une bête. On va lui trouver un contrat, c’est sûr."

Pourtant, Steveson reste lucide : "C’était qu’un début. Le vrai test, ce sera contre un grappler ou un striker expérimenté." Une allusion à peine voilée à Jones, qui n’a toujours pas réagi à cette démonstration de force. "Il a peut-être compris qu’un combat entre nous, en MMA, ne se finirait pas comme il l’espère", glisse Steveson avec un sourire en coin.


La performance relègue (temporairement) la polémique du CJI 2 au second plan. Mais dans l’ombre, les questions persistent : pourquoi Jones aurait-il proposé un arrangement ? Certains y voient une stratégie marketing – après tout, une rivalité Steveson-Jones en MMA ferait vendre. D’autres évoquent une peur de perdre, surtout après les défaites répétées contre Gordon Ryan. "Craig a toujours été un compétiteur, mais depuis ses défaites contre Ryan, il a changé. Il évite les risques", estime Eddie Bravo, légende du jiu-jitsu.

Derrière le clash : un choc des cultures sportives

Au-delà des egos, cette polémique révèle un fossé culturel entre deux mondes : celui de la lutte olympique, où l’honneur et la performance pure priment, et celui du jiu-jitsu moderne, où les "superfights" et les règles excentriques (comme celles du CJI) bousculent les traditions. "En lutte, tu perds, tu serres la main et tu passes à autre chose. Là, on dirait qu’on est dans un soap opera", confie un ancien coéquipier de Steveson.

Jones, lui, incarne cette nouvelle génération de grapplers pour qui le spectacle prime parfois sur le sport pur. Son tournoi, le CJI, est critiqué pour ses règles peu conventionnelles (comme les "stipulations funky", où les combattants peuvent négocier des conditions spéciales). "C’est du sport-divertissement, pas de la compétition pure. Certains aiment, d’autres détestent", résume Lex Fridman, podcasteur et pratiquant de jiu-jitsu.

Steveson, lui, vient d’un univers où la défaite est une honte – d’où sa réaction épidermique aux propositions (réelles ou supposées) de Jones. "Dans la lutte, tu ne triches pas. Point. Si tu perds, c’est que l’autre était meilleur", martèle-t-il. Une philosophie qui entre en collision frontale avec l’approche de Jones, plus pragmatique : "Parfois, il faut adapter les règles pour faire avancer le sport."


Et maintenant ? La balle est dans le camp de Jones. Va-t-il répondre sur le tatami, dans l’Octogone, ou continuer cette guerre sur les réseaux ? Une chose est sûre : le public, lui, est déjà gagnant. Entre deux champions aux egos surdimensionnés, la rivalité Steveson-Jones a tout pour devenir l’une des plus explosives de ces dernières années – à condition qu’elle ne reste pas qu’une querelle de clics.

"L’orteil du gazon" et autres zones d’ombre : ce que cache le forfait

Revenons sur ce fameux forfait pour "orteil du gazon". Officiellement, Steveson souffrait d’une fracture de stress au pied, une blessure bénigne mais douloureuse. Pourtant, plusieurs éléments troublent :

  • Le timing : la blessure est annoncée 48h avant le combat, alors que Steveson s’était entraîné sans problème les semaines précédentes.
  • Les "stipulations funky" : Jones avait évoqué des "règles spéciales" pour le combat, sans préciser. Steveson aurait-il refusé ces conditions, menant à l’annulation ?
  • L’absence de preuves médicales : contrairement à l’usage, aucun certificat n’a été rendu public.
"Soit il avait vraiment mal, soit il a utilisé ça comme excuse pour éviter un combat qu’il ne voulait pas", analyse un médecin du sport sous couvert d’anonymat. Une théorie qui alimente les rumeurs : et si Steveson avait lui-même peur de perdre ?

Jones, lui, n’y va pas par quatre chemins : "S’il était vraiment blessé, il n’aurait pas pu s’entraîner pour son combat de MMA deux semaines plus tard. C’est du pipeau." Un argument difficile à contredire. Mais Steveson reste ferme : "J’ai dit non à ses conneries, et il n’a pas aimé. Maintenant, il essaie de sauver la face."

Le mystère reste entier. Une chose est sûre : dans l’univers impitoyable des sports de combat, les blessures douteuses et les annulations de dernière minute font partie du jeu. Mais rarement elles n’avaient déclenché une telle tempête médiatique.

La polémique entre Gable Steveson et Craig Jones dépasse désormais le cadre d’un simple désaccord sportif. Elle cristallise les tensions entre deux visions du combat : l’exigence olympique contre le spectacle du grappling moderne. Steveson a répondu par les faits – un KO éclair en MMA qui force le respect. Jones, lui, mise sur les mots et les sous-entendus, une stratégie risquée quand ton adversaire vient de prouver qu’il sait frapper fort.

Reste une question : cette rivalité aboutira-t-elle à un vrai combat, en MMA ou en grappling ? Les bookmakers lorgnent déjà sur les cotes, les fans réclament du sang, et les deux hommes savent qu’un affrontement légendaire les attend. À condition de laisser les egos de côté… ce qui, vu leur caractère, est loin d’être gagné.

Une chose est sûre : dans l’arène comme sur les réseaux, Steveson et Jones ont déjà écrit l’un des chapitres les plus fous de l’année 2025. Et le dernier mot n’est pas près d’être prononcé.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Nakmen

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