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Dominick Reyes : "Si tu te réveilles aujourd’hui, c’est déjà une victoire" – Le combat d’une vie avant l’octogone

Dominick Reyes : "Si tu te réveilles aujourd’hui, c’est déjà une victoire" – Le combat d’une vie avant l’octogone

Entre la mort et la renaissance : comment Dominick Reyes a transformé une épreuve médicale en force mentale avant son duel contre Carlos Ulberg

L'essentiel

  1. Dominick Reyes révèle avoir entendu de son médecin : "Si tu te réveilles aujourd’hui, c’est déjà bien" pendant sa lutte contre une thrombose veineuse profonde en 2024, une épreuve qui a failli lui coûter la vie.
  2. Après quatre défaites consécutives et une bataille contre la maladie, Reyes enchaîne trois victoires et aborde son combat contre Carlos Ulberg (UFC 320) avec une philosophie de combat radicalement transformée : "Soit je sors sur mon bouclier, soit j’écrase l’adversaire".
  3. Le combattant priorise désormais l’équilibre entre sa carrière et sa vie personnelle , avec la naissance imminente de son premier enfant en décembre 2024 : "Je dois d’abord battre Ulberg, puis accueillir mon fils. Le reste attendra."
  4. Reyes adopte une stratégie patiente face au paysage des prétendants, notamment vis-à-vis de son ami Alex Pereira (tête d’affiche de l’UFC 320) : "Si Pereira gagne, je ne vais pas exiger un titre tout de suite. La loyauté compte plus que l’ambition."
  5. Son approche du MMA, autrefois obsédée par les ceintures, est désormais teintée de sagesse et de gratitude : "Tout se mettra en place naturellement", une mentalité forgée par l’adversité médicale et les échecs sportifs.

"Je me suis réveillé en sursaut : la thrombose veineuse profonde et le face-à-face avec la mort"

Avril 2024. Dominick Reyes se retrouve alité, le corps en guerre contre une thrombose veineuse profonde – une pathologie silencieuse qui, sans traitement urgent, peut s’avérer fatale. Les mots de son médecin résonnent comme un coup de massue : *"Si tu te réveilles aujourd’hui, c’est déjà bien. Sinon… c’est que ça n’a pas marché."* Pas de fioritures, pas de faux espoirs. Juste la réalité crue d’un combat où l’adversaire n’est pas un humain, mais son propre corps.

Pour un athlète habitué à dominer dans l’octogone, cette vulnérabilité forcée marque un tournant. Reyes décrit cette période comme une *"expérience profonde, presque mystique"*, où les priorités se redéfinissent brutalement. La foi, la gratitude, et une mission inattendue émergent : *"Amener les gens vers la lumière"*, confie-t-il, un discours qui contraste avec l’image du guerrier impitoyable qu’il incarne depuis ses débuts à l’UFC.

Cette épreuve médicale n’est pas un simple épisode de sa carrière. C’est un réveil. *"Avant, je courais après les ceintures, les victoires, la reconnaissance. Aujourd’hui, je réalise que chaque jour est un cadeau"*, explique-t-il. Une prise de conscience qui transparaît dans sa préparation pour affronter Carlos Ulberg, un combat reporté à deux reprises – d’abord à cause d’une blessure de l’adversaire, puis de son propre diagnostic.

Carlos Ulberg : un test décisif pour un Reyes métamorphosé

Avec trois victoires consécutives après une série noire de quatre défaites, Dominick Reyes aborde ce duel contre Ulberg avec une confiance retrouvée, mais aussi une lucidité rare. *"Il est dangereux, mais il n’a pas encore prouvé qu’il était un incontournable"*, analyse-t-il, pointant du doigt le style *"à l’arraché"* de son adversaire, qui peine à captiver les fans.

Pour Reyes, le MMA est avant tout un spectacle : *"Si tu ne prends pas de risques, personne ne te respectera."* Une philosophie qu’il applique depuis toujours, avec des combats souvent explosifs – comme sa fameuse confrontation contre Jon Jones en 2020, où une décision controversée lui avait coûté le titre. *"Je sors soit sur mon bouclier, soit en écrasant l’adversaire. Il n’y a pas de milieu"*, assume-t-il, une mentalité qui en fait l’un des combattants les plus excitants de l’UFC, malgré les hauts et les bas.

Mais cette fois, l’enjeu dépasse la simple victoire. C’est une déclaration d’intention : Reyes veut prouver qu’il est de retour, non seulement physiquement, mais aussi mentalement. *"Ulberg va sentir la différence. Je ne suis plus le même combattant – ni le même homme"*, prévient-il.

"D’abord mon fils, ensuite l’octogone" : la paternité comme nouvelle priorité

Une victoire contre Ulberg ne signera pas pour autant le début d’une chasse effrénée au titre. Dominick Reyes a les yeux rivés sur un horizon bien plus personnel : la naissance de son premier enfant, prévue en décembre 2024. *"Je dois d’abord battre Ulberg, rentrer chez moi, accueillir mon fils… et ensuite, on verra"*, explique-t-il, évoquant une pause nécessaire pour se consacrer à sa famille.

Cette maturité tranche avec l’urgence de ses débuts, où chaque combat était une course vers la ceinture. Aujourd’hui, il observe le paysage des prétendants avec sérénité, notamment le vainqueur du duel entre Khalil Rountree Jr. et Jiri Prochazka, qui pourrait émerger comme prochain challenger. Mais un facteur complique l’équation : son ami Alex Pereira, tête d’affiche de l’UFC 320 le 4 octobre.

*"Si Pereira gagne, je ne vais pas réclamer un titre tout de suite"*, admet Reyes, conscient que la loyauté prime sur l’ambition. Une position qui révèle une évolution remarquable, loin de l’image du combattant obsédé par la gloire. *"Tout se mettra en place naturellement"*, résume-t-il, une sagesse forgée dans l’adversité médicale et les échecs sportifs.

De Jon Jones à Carlos Ulberg : la résilience comme marque de fabrique

Le parcours de Dominick Reyes est jonché d’épreuves qui auraient brisé bien des carrières. La défaite controversée contre Jon Jones en 2020, où beaucoup estiment qu’il méritait la victoire. Les quatre défaites qui ont suivi, une chute brutale pour un combattant habitué à dominer. Puis, la thrombose veineuse profonde, ce coup du sort qui aurait pu tout arrêter.

Pourtant, Reyes a toujours su se relever. Ses trois dernières victoires en sont la preuve. *"Chaque échec m’a appris quelque chose. Contre Jones, j’ai compris que le MMA n’était pas toujours juste. Contre la maladie, j’ai compris que la vie était bien plus précieuse que n’importe quelle ceinture"*, confie-t-il.

Son combat contre Carlos Ulberg est bien plus qu’un simple duel sportif. C’est le symbole de sa résilience, la preuve vivante qu’un homme peut se reconstruire après avoir frôlé la mort. *"Je ne combats plus pour les titres. Je combats pour montrer que rien ne peut vous arrêter si vous avez la foi et la détermination"*, déclare-t-il, une phrase qui résume parfaitement l’homme qu’il est devenu.

L’héritage de Reyes : bien plus qu’un combattant, un exemple

Au-delà des statistiques et des performances, Dominick Reyes incarne aujourd’hui quelque chose de rare dans le monde du MMA : l’équilibre. Entre la férocité de l’octogone et la tendresse de la paternité, entre l’ambition sportive et la gratitude envers la vie, il a su trouver une voie qui lui est propre.

Son histoire rappelle celle d’autres athlètes qui ont transformé l’adversité en force, comme Randy Couture, qui a su prolonger sa carrière malgré les blessures, ou Rich Franklin, passé du statut de champion à celui de mentor. Mais Reyes ajoute une dimension supplémentaire : la spiritualité. *"Je crois que tout arrive pour une raison. Ma maladie, mes défaites… tout cela m’a conduit vers une mission plus grande"*, explique-t-il.

Alors qu’il s’apprête à affronter Carlos Ulberg, puis à devenir père, une question persiste : quel sera le prochain chapitre de sa carrière ? Une chose est sûre : qu’il remporte ou perde, Dominick Reyes a déjà gagné une bataille bien plus importante – celle de redéfinir ce que signifie être un combattant.

Le 4 octobre, quand Dominick Reyes monterá dans l’octogone pour affronter Carlos Ulberg, ce ne sera pas qu’un combat de plus. Ce sera le couronnement d’un parcours hors norme, où la mort a frôlé la vie, où les défaites ont forgé un caractère, et où la paternité promet de redéfinir ses priorités. *"Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve, mais je sais une chose : je suis toujours debout"*, déclare-t-il. Entre les coups de poing et les coups du sort, Reyes a appris une leçon que peu de combattants maîtrisent : la vraie force ne réside pas dans les muscles, mais dans l’esprit. Et c’est cette force-là qui, qu’importe le résultat contre Ulberg, continuera de l’inspirer – et d’inspirer les autres.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Nakmen

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