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Dione Barbosa : "Je ne suis pas une combattante malhonnête" après le coup illégal qui a secoué l'UFC Vegas 115

Dione Barbosa : "Je ne suis pas une combattante malhonnête" après le coup illégal qui a secoué l'UFC Vegas 115

Un coup de pied illégal qui relance le débat sur l'arbitrage en MMA Lors de l'UFC Vegas 115, Dione Barbosa a remporté une victoire controversée face à Melissa Gatto après un *soccer kick* clairement interdit. L'incident, qui a valu à Barbosa une simple pénalité d'un point, soulève des questions sur la cohérence des décisions arbitrales et la frontière entre erreur tactique et malhonnêteté en combat.

L'essentiel

  1. Un soccer kick illégal en plein combat, filmé sous tous les angles, divise les fans et les experts.
  2. Barbosa minimise l'incident, évoquant une "erreur de timing" et non une intention malveillante.
  3. L'arbitre Chris Tognoni n'a infligé qu'une pénalité d'un point, malgré la gravité du geste.
  4. La Brésilienne assume son style risqué : "Je prends des risques à chaque combat, c'est ma vie."
  5. Un spécialiste des soccer kicks, Renato Canuto, pourrait bientôt rejoindre l'UFC – et entraîner Barbosa.

Le coup qui a fait basculer UFC Vegas 115 : anatomie d'une décision arbitrale contestée

Samedi soir, sur la carte préliminaire de l'UFC Vegas 115, Dione Barbosa et Melissa Gatto s'affrontaient dans un combat flyweight qui promettait d'être technique. Pourtant, c'est un geste illégal qui a volé la vedette – et relancé un débat récurrent dans le MMA : où s'arrête l'erreur tactique, et où commence la tricherie ? À la 2ᵉ reprise, alors que Gatto était au sol, Barbosa a asséné un *soccer kick* d'une violence rare, frappant clairement la tête de son adversaire. Le coup, diffusé en boucle sur les réseaux sociaux, a immédiatement suscité l'indignation.

L'arbitre Chris Tognoni, pourtant expérimenté, n'a sanctionné Barbosa que d'une pénalité d'un point, une décision jugée trop clémente par de nombreux observateurs. "Cinq minutes de repos pour Gatto, c'était insuffisant", estime Daniel Cormier, ancien champion UFC et analyste pour ESPN. "Un *soccer kick* à la tête, c'est une faute grave, surtout quand le combattant est au sol. Ça peut causer des dommages irréversibles." Pourtant, malgré la controverse, Barbosa a conservé son avantage et remporté une majorité decision (29-27, 28-28, 29-27), prolongeant ainsi sa série de trois victoires consécutives dans l'octogone.

Interrogée après le combat, Barbosa a défendu sa position avec véhémence : "Je n'ai aucunement senti le contact avec son visage. Je sentais que je tenais sa tête pour éviter de la frapper. C'était une erreur, pas une intention." Une déclaration qui contraste avec les images, où l'on voit clairement le pied de Barbosa percuter la tempe de Gatto. Pour beaucoup, cette justification sonne comme une tentative de sauver les apparences – d'autant que la Brésilienne assume pleinement son style de combat risqué.

Dione Barbosa : "Le risque fait partie de mon ADN de combattante"

Originaire de Curitiba, au Brésil, Dione Barbosa est une combattante atypique. Spécialiste du grappling, elle a progressivement intégré des techniques de striking à son arsenal, au point de devenir l'une des combattantes les plus imprévisibles de la division flyweight. "Je suis une grappler, mais aujourd'hui, je veux finir les combats debout", explique-t-elle. "Je veux ce bonus de 100 000 dollars. Pour ça, je dois prendre des risques."

Un discours qui en rappelle un autre, celui de Conor McGregor à ses débuts : une confiance inébranlable, mêlée à une forme d'arrogance assumée. Pourtant, contrairement à l'Irlandais, Barbosa n'a pas encore atteint le sommet de la discipline. Son palmarès (15-4 en MMA professionnel) reste modeste, et son style, bien que spectaculaire, comporte des failles évidentes. "Elle a du talent, mais elle manque de discipline", analyse Juliana Werner, entraîneuse brésilienne et ancienne combattante. "Un *soccer kick* comme celui-là, c'est soit de la négligence, soit un manque de contrôle. Dans les deux cas, c'est dangereux."

Pourtant, Barbosa assume. "Chaque fois que j'entre dans l'octogone, c'est un risque. Trois secondes peuvent tout changer. Un seul coup peut renverser le combat." Une philosophie qui, si elle séduit certains fans en quête de spectacle, en inquiète d'autres. "Le MMA, c'est un sport, pas un cirque", tempère Georges St-Pierre, légende de l'UFC. "Les combattants doivent respecter les règles, sinon on bascule dans la brutalité pure."

Barbosa, elle, semble déterminée à continuer sur cette voie. "Je vais recalculer, m'entraîner mieux. J'ai Renato Canuto dans mon coin, un spécialiste des *soccer kicks*. Bientôt, il sera lui aussi à l'UFC. On va travailler ensemble pour éviter les erreurs." Une promesse qui, si elle est tenue, pourrait faire d'elle une combattante encore plus redoutable – ou, au contraire, précipiter sa chute.

L'UFC face à un dilemme : tolérance zéro ou spectacle à tout prix ?

L'incident de l'UFC Vegas 115 relance une question cruciale pour la promotion : comment concilier sécurité des combattants et spectacle ? Depuis sa création, l'UFC a toujours oscillé entre ces deux pôles. D'un côté, des règles strictes pour protéger les athlètes ; de l'autre, une volonté de laisser libre cours à l'improvisation et à la créativité des combattants.

Le *soccer kick*, par exemple, est une technique interdite depuis 2009 dans les règles unifiées du MMA, sauf dans certains cas très précis (comme lorsque les deux combattants sont debout). Pourtant, des incidents similaires se produisent encore régulièrement. En 2021, Sean O'Malley avait lui aussi été sanctionné pour un coup illégal, avant de remporter son combat. "L'UFC a une politique de tolérance, tant que le combat reste intéressant", explique John Morgan, journaliste spécialisé. "Ils ferment les yeux sur certaines fautes si ça permet de garder le public en haleine."

Une approche qui n'est pas sans risques. En 2015, Joanna Jędrzejczyk avait été sévèrement critiquée pour avoir frappé son adversaire au sol avec des coups de genou répétés. L'incident avait conduit à une révision des règles, mais les arbitres restent souvent réticents à disqualifier un combattant en plein match, de peur de gâcher le spectacle. "C'est un problème culturel", estime Randy Couture, ancien champion UFC. "Les arbitres ont peur de prendre une décision qui déplairait aux fans ou aux promoteurs. Résultat, certains combattants en profitent."

Pourtant, des solutions existent. Certains pays, comme le Royaume-Uni, appliquent des règles plus strictes, avec des disqualifications immédiates pour les coups illégaux. "L'UFC devrait s'inspirer de ces modèles", suggère Miesha Tate, ancienne championne et vice-présidente de la promotion. "La sécurité des combattants doit primer sur tout le reste. Sinon, on court à la catastrophe."

Melissa Gatto, la grande oubliée d'un combat qui a viré au scandale

Alors que Dione Barbosa monopolise l'attention médiatique, Melissa Gatto reste la grande perdante de cette soirée. La Brésilienne de 30 ans, qui en était à son 5ᵉ combat à l'UFC, a non seulement perdu une décision controversée, mais elle a aussi subi un coup qui aurait pu avoir des conséquences bien plus graves. "Elle a eu de la chance", confie un membre de son équipe. "Un *soccer kick* comme celui-là peut causer des commotions, des fractures, voire pire. Gatto a été sonnée, mais elle s'en est sortie."

Pourtant, malgré la défaite et l'injustice ressentie, Gatto a choisi de ne pas envenimer la situation. "Je respecte Dione en tant que combattante", a-t-elle déclaré après le combat. "Je sais qu'elle n'a pas fait exprès. Mais les règles existent pour une raison, et elles doivent être respectées." Une réaction qui contraste avec l'attitude de Barbosa, plus combative dans ses déclarations.

Gatto, qui évolue dans l'ombre des stars de la division flyweight comme Valentina Shevchenko ou Amanda Nunes, a pourtant un parcours remarquable. Ancienne championne du Jungle Fight (l'une des principales organisations de MMA au Brésil), elle a rejoint l'UFC en 2020 avec l'espoir de se faire un nom. Mais avec un bilan de 2 victoires pour 3 défaites dans l'octogone, son avenir dans la promotion semble incertain. "Elle a le niveau, mais elle manque de visibilité", estime Thiago Alves, ancien combattant UFC et entraîneur. "Un combat comme celui-là, c'est une occasion manquée. Elle aurait pu profiter de la controverse pour se faire remarquer, mais elle a préféré rester professionnelle."

Reste à savoir si l'UFC lui offrira une nouvelle chance. Avec des combattantes comme Manon Fiorot ou Erin Blanchfield qui montent en puissance, la concurrence est féroce. "Gatto a besoin d'un combat marquant pour rebondir", analyse Ariel Helwani, journaliste spécialisé. "Mais après cette défaite controversée, ce ne sera pas facile."

Renato Canuto, le spécialiste des *soccer kicks* qui pourrait changer la donne

Parmi les déclarations les plus intrigantes de Dione Barbosa après son combat, il y a cette mention d'un certain Renato Canuto, présenté comme un "spécialiste des *soccer kicks*". Peu connu du grand public, Canuto est pourtant une figure respectée dans le milieu du MMA brésilien. Ancien combattant du Bellator et du Jungle Fight, il s'est fait remarquer par sa maîtrise des techniques de pied, notamment les coups illégaux dans les règles de l'UFC.

"Renato est un génie méconnu", explique Wanderlei Silva, légende du MMA brésilien. "Il a développé des techniques de *soccer kick* qui sont à la fois efficaces et difficiles à contrer. Le problème, c'est qu'elles sont souvent à la limite de la légalité." Canuto, qui a récemment signé un contrat avec l'UFC pour rejoindre l'équipe d'entraîneurs de la promotion, pourrait bien devenir un atout majeur pour Barbosa. "Si elle arrive à maîtriser ses techniques sans enfreindre les règles, elle deviendra encore plus dangereuse", estime Vitor Belfort, ancien champion UFC.

Pourtant, l'arrivée de Canuto à l'UFC ne fait pas l'unanimité. Certains y voient une provocation, comme si la promotion encourageait indirectement les combattants à jouer avec les limites des règles. "C'est un message dangereux", juge Mark Hunt, ancien combattant connu pour son style explosif. "L'UFC dit qu'elle veut protéger les combattants, mais en même temps, elle embauche des spécialistes des coups illégaux. C'est contradictoire."

Quoi qu'il en soit, une chose est sûre : si Barbosa parvient à perfectionner ses *soccer kicks* sous la houlette de Canuto, elle pourrait bien devenir l'une des combattantes les plus redoutées de la division flyweight. "Elle a le potentiel pour aller loin", confirme Anderson Silva, légende du MMA. "Mais elle doit apprendre à contrôler son agressivité. Sinon, elle finira par se faire disqualifier, ou pire, blesser gravement un adversaire."

L'affaire Dione Barbosa à l'UFC Vegas 115 est bien plus qu'un simple incident de combat : c'est le symptôme d'un sport en pleine mutation, tiraillé entre spectacle et sécurité. Si la Brésilienne a réussi à s'en sortir avec une simple pénalité, son cas relance le débat sur la cohérence des décisions arbitrales et la responsabilité des combattants.

Pour l'UFC, le défi est de taille : comment maintenir l'équilibre entre un sport spectaculaire et des règles strictes ? La réponse à cette question pourrait bien déterminer l'avenir du MMA. Quant à Barbosa, son avenir dépendra de sa capacité à canaliser son agressivité sans franchir la ligne rouge. Une chose est sûre : avec Renato Canuto dans son coin, elle aura les moyens de devenir une combattante encore plus redoutable – ou de se brûler les ailes.

En attendant, une question persiste : et si le prochain *soccer kick* illégal ne se terminait pas aussi bien ?

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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