Benavidez vs. Yarde : Quand la puissance mexicaine écrase la résistance britannique
Le combat phare de la soirée opposait David "The Mexican Monster" Benavidez (31-0, 25 KOs) à l’Anglais Anthony Yarde (27-4), dans un choc pour le titre WBC des mi-lourds. Dès les premières reprises, Benavidez a imposé un rythme effréné, combinant mouvements de tête déroutants et enchaînements explosifs. Yarde, connu pour sa résistance, a tenté de riposter avec des crochets puissants, mais la précision chirurgicale de Benavidez a fait la différence. Au 6ᵉ round, une coupure au-dessus de l’œil gauche du Mexicain semblait donner un espoir à Yarde, mais ce fut l’étincelle qui a déclenché l’assaut final.
Au 7ᵉ round (1:59), un uppercut du gauche suivi d’un direct du droit a envoyé Yarde au tapis. Bien qu’il se soit relevé, l’arbitre a stoppé le combat, jugeant l’Anglais incapable de se défendre. Une victoire qui propulse Benavidez vers des affrontements encore plus prestigieux, peut-être contre Canelo Álvarez ou Dmitry Bivol. Comme l’a souligné l’analyste Teddy Atlas : « Benavidez a prouvé qu’il n’est pas seulement un puncheur, mais un boxeur complet. Sa capacité à ajuster son jeu en cours de combat est remarquable. »
Devin Haney : Le rêve devient réalité dans une troisième division
Dans un duel tactique, Devin "The Dream" Haney (33-0, 15 KOs) a dominé Brian Norman Jr. (28-1, 22 KOs) pour s’emparer du titre WBO des welters. Monté de catégorie pour affronter un adversaire réputé pour sa puissance, Haney a déjoué les pronostics avec une maîtrise technique impeccable. Dès le 2ᵉ round, un crochet du gauche suivi d’un direct du droit a envoyé Norman au tapis, brisant son nez et ébranlant sa confiance.
Le reste du combat a été une démonstration de boxe pure : Haney a contrôlé la distance avec son jab, évitant les assauts de Norman avec une mobilité latérale digne des plus grands. Les juges ont rendu un verdict unanime (117-110, 116-111, 114-113), couronnant Haney champion dans une troisième catégorie de poids après les légers et super-légers. « Je voulais prouver que je pouvais battre les meilleurs, peu importe la catégorie. Ce soir, j’ai montré que je suis une légende en devenir », a-t-il déclaré en conférence de presse.
Cette victoire ouvre la porte à des méga-combats contre Terence Crawford ou Errol Spence Jr., deux noms qui dominent actuellement la division.
Jesse "Bam" Rodriguez : L’unification éclair des super-mouches
Le combat entre Jesse "Bam" Rodriguez (23-0, 16 KOs) et Fernando Martinez (18-1, 9 KOs) était annoncé comme un duel serré, mais le Texan a transformé la rencontre en masterclass. Dès les premières secondes, Rodriguez a imposé un rythme effréné, utilisant sa vitesse de pieds pour déséquilibrer Martinez. Ce dernier, incapable de placer ses coups, a subi les assauts de Rodriguez pendant neuf rounds.
Au 10ᵉ round (1:25), un contre du gauche précis a envoyé Martinez au tapis, inconscient. Une fin spectaculaire qui consacre Rodriguez comme le roi incontesté des super-mouches, détenant désormais les ceintures WBC, WBO, WBA et Ring Magazine. « Je savais que j’étais supérieur techniquement. Martinez est un bon combattant, mais ce soir, j’étais dans une autre dimension », a-t-il confié.
Avec cette performance, Rodriguez vise désormais un combat d’unification contre le vainqueur de Willibaldo Garcia Perez vs. Kenshiro Teraji, un affrontement qui pourrait définir l’avenir de la division.
Abdullah Mason : À 21 ans, le plus jeune champion du monde des légers
Le combat entre Abdullah Mason (20-0) et Sam Noakes (17-1) pour le titre vacant WBO des légers a été un slugfest épique, où les deux hommes ont échangé des coups puissants sans recul. Malgré sa jeunesse, Mason a fait preuve d’une maturité surprenante, encaisseant les assauts de Noakes pour riposter avec des combinaisons précises.
Au 12ᵉ round, Mason a dominé les échanges, envoyant Noakes à plusieurs reprises dans les cordes. Les juges ont rendu un verdict unanime en sa faveur, faisant de lui le plus jeune champion du monde actuel à seulement 21 ans. « Je voulais prouver que je méritais cette ceinture. Noakes est un guerrier, mais ce soir, c’était mon heure », a-t-il déclaré, les larmes aux yeux.
Cette victoire propulse Mason vers des affrontements contre des légendes comme Vasyl Lomachenko ou Gervonta Davis, des combats qui pourraient définir sa carrière.
La relève saoudienne et américaine : Des étoiles en devenir
En dehors des combats principaux, Ring IV a aussi mis en lumière des talents émergents. Vito Mielnicki (22-1-1) a dominé Samuel Nnomah par KO au 9ᵉ round, signant sa 14ᵉ victoire consécutive. Le Saoudien Mohammad Alakel a, quant à lui, remporté une décision unanime face à Jiaming Li, confirmant son statut de futur champion.
Enfin, Sultan Al-Mohammed a marqué les esprits avec un KO en 2:05 au 1ᵉʳ round contre Umesh Chavan, prouvant que l’Arabie Saoudite produit désormais des boxeurs de classe mondiale. Comme l’a noté le promoteur Eddie Hearn : « Cette soirée a montré que la boxe est en pleine renaissance, avec une nouvelle génération prête à prendre le relais. »
Avec des événements comme Ring IV, Riyad s’impose comme une capitale mondiale de la boxe, attirant les meilleurs combattants et offrant des spectacles inoubliables.
Ring IV: Night of Champions restera comme l’un des événements les plus marquants de l’année 2025, avec des performances qui ont redéfini les hiérarchies dans plusieurs catégories. Benavidez a confirmé sa domination chez les mi-lourds, Haney a prouvé qu’il était bien plus qu’un simple boxeur technique, et Rodriguez a unifié les ceintures avec une autorité rare. Quant à Abdullah Mason, son titre de plus jeune champion du monde annonce l’arrivée d’une nouvelle ère.
Au-delà des stars établies, des noms comme Mielnicki, Alakel et Al-Mohammed ont montré que la relève est bien présente, portée par une Arabie Saoudite de plus en plus influente dans le monde de la boxe. Avec des combats d’unification à l’horizon et des affrontements entre champions en perspective, 2025 s’annonce comme une année historique pour le noble art.
Une chose est sûre : la Nuit des Champions a tenu toutes ses promesses, et les fans peuvent déjà rêver à la prochaine édition.

