Le 21 avril, Paulo Costa, plus connu sous le surnom de Borrachinha, a marqué les esprits en répondant au défi lancé par Bogdan Guskov, partenaire d'entraînement de Valter Walker. Sur X, le Brésilien a affiché un mélange de respect et de provocation, ciblant directement Khamzat Chimaev, qu'il appelle systématiquement "Chenchen". Une réponse stratégique qui confirme son obsession pour le champion suédois, au point de décliner poliment un combat en mi-lourds pour se concentrer sur un affrontement bien plus médiatisé.
"Bon défi, Bogdan. Rien contre le peuple russe, que je respecte", a-t-il écrit, avant d'ajouter avec une pointe d'humour : "Mon problème, c'est plutôt avec Chenchen". Cette provocation, loin d'être anodine, révèle une rivalité qui dépasse le cadre sportif. Après son KO spectaculaire contre Azamat Murzakanov à l'UFC 327 (11 avril), Borrachinha occupe désormais la 7ᵉ place du classement des mi-lourds. Pourtant, son regard reste fixé sur une autre catégorie : les poids moyens, où évolue Chimaev.
Un dilemme de catégorie qui divise
Depuis sa victoire en mi-lourds, Borrachinha est tiraillé entre deux options. D'un côté, poursuivre son ascension dans une division où il vient de s'imposer, avec des opportunités de titre à la clé. De l'autre, redescendre en poids moyens pour affronter Chimaev, un combat qui ferait trembler l'UFC. Une décision risquée, alors que sa carrière en 93 kg semble tout aussi prometteuse.
L'organisation devra bientôt trancher : privilégier un duel de rivalité médiatique ou un parcours plus classique vers le titre en mi-lourds ? Une chose est sûre : Borrachinha ne cache plus son ambition. Et si Chimaev reste son objectif numéro un, l'UFC pourrait bien lui offrir cette opportunité... à condition qu'il accepte de quitter temporairement sa zone de confort.

