Le vétéran de l'UFC Bobby Green, après sa troisième victoire consécutive à l'UFC 328, a choisi l'émission Love & War pour exprimer son mécontentement. Ses cibles ? Les récents combats de titre d'Islam Makhachev et Khamzat Chimaev, qu'il qualifie de "pires combats de titre" qu'il ait jamais vus. Pourquoi un tel tollé ? Pour Green, ces affrontements, bien que victorieux pour les champions, manquent cruellement de spectacle.
Connu pour son jeu debout explosif et son approche spectaculaire, Green défend une vision du MMA où l'action prime sur la technique pure. Après avoir subi une défaite face à Makhachev en 2022, il a prouvé à l'UFC 328 qu'il maîtrisait aussi le grappling, soumettant Jeremy Stephens par étranglement. Mais pour lui, la nuance est cruciale : "Quand je lutte, je cherche la finition, pas l’étouffement du spectacle", explique-t-il. Il critique ouvertement les phases de contrôle prolongées où les combattants "s’enlacent sans action", un spectacle qui, selon lui, lasse le public.
Un débat qui dépasse les simples préférences
Cette prise de position a donné lieu à un échange animé avec Joe Rogan, figure emblématique de l'UFC, lors d'un podcast récent. Alors que Rogan défend le grappling comme une composante essentielle du MMA, Green insiste : "Le public ne veut pas voir des combats où rien ne se passe. Il veut des KO, des soumissions dynamiques, pas des rounds entiers à terre sans action décisive." Une critique qui vise directement les derniers combats des deux champions, où la domination technique a souvent pris le pas sur l'intensité.
Pourtant, Green ne rejette pas totalement le grappling. Il reconnaît sa légitimité, comme en témoigne sa performance contre Stephens. Mais il exige qu'il soit pratiqué avec une "intention claire : finir le combat, pas juste contrôler". Une philosophie qui résume bien son approche : le MMA doit rester un sport-spectacle, où chaque round compte et où l'action ne s'essouffle jamais.
Entre tradition et modernité : quel avenir pour le MMA ?
Le débat soulevé par Green n'est pas isolé. Il reflète une tension croissante dans le monde du MMA entre les puristes, qui valorisent la technique et le contrôle, et les partisans d'un spectacle plus accessible. Makhachev et Chimaev, avec leurs styles dominants, incarnent cette tendance. Mais pour Green, le risque est réel : "Si le MMA devient trop technique, il perd son âme. Le public veut du sang, des KO, des fins de combat spectaculaires." Une vision qui, si elle peut sembler radicale, rappelle l'importance de l'équilibre dans ce sport en constante évolution.

