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Ben Askren : Le Retour Inattendu d’un Guerrier après une Double Greffe des Poumons

Ben Askren : Le Retour Inattendu d’un Guerrier après une Double Greffe des Poumons

Un combat hors de l’octogone : Ben Askren défie la mort et revient sur le tapis

L'essentiel

  1. Ben Askren revient à l’entraînement après une double greffe des poumons , conséquence d’une pneumonie fulgurante qui l’a frôlé de la mort en 2023.
  2. Son message viral : "Il y a 4 mois, j’étais au bord de la mort. Aujourd’hui, je remets les chaussures. Quelle est ton excuse ?" — un symbole de résilience qui inspire des milliers de fans.
  3. Ancien champion de Bellator MMA et de ONE Championship , Askren a marqué l’histoire avec 19 victoires (12 par KO/TKO ou soumission) et des combats légendaires contre Robbie Lawler , Jorge Masvidal et Demian Maia .
  4. Un retour qui dépasse le sport : comment un athlète de 41 ans a-t-il pu reconstruire son corps et son mental après une épreuve aussi extrême ?

"Je ne devrais pas être là" : quand la médecine et la volonté font des miracles

En 2023, Ben Askren a vécu ce que peu de sportifs osent imaginer : une pneumonie fulgurante qui a détruit ses poumons en quelques jours, le plongeant dans un coma artificiel. Les médecins étaient formels : sans une double greffe des poumons en urgence, il n’avait aucune chance. Pourtant, aujourd’hui, le voici de retour sur les tapis, sourire aux lèvres et détermination intacte. *"Je ne devrais pas être là"*, avoue-t-il dans une interview récente. Mais si Askren est bien connu pour une chose, c’est bien son refus d’abandonner.

La vidéo qu’il a partagée sur les réseaux sociaux en mai 2024 a fait le tour du monde. On y voit l’ancien combattant de l’UFC, vêtu d’un short d’entraînement et d’une paire de chaussures offertes par The Rudis (une marque de lutte), enchaîner des mouvements techniques avec une aisance déconcertante. *"Il y a 4 mois, j’étais au bord de la mort. Il y a 3 mois, je ne pouvais pas tenir debout. Il y a 2 mois, j’utilisais un déambulateur. Aujourd’hui, je lutte. Alors, quelle est ton excuse ?"*, lance-t-il, défiant presque le destin. Un message qui a touché des millions de personnes, bien au-delà de la communauté MMA.


Derrière cette vidéo se cache une réalité bien plus sombre. Les séquelles de la greffe sont lourdes : rejet possible de l’organe, traitements immunosuppresseurs à vie, et une rééducation pulmonaire aussi douloureuse qu’incertaine. Pourtant, Askren a transformé cet enfer en carburant. *"Chaque jour où je respire, c’est un jour volé à la mort"*, confie-t-il à ESPN. Une philosophie qui résume à elle seule l’état d’esprit d’un homme qui a toujours vécu par le combat — littéralement et figurément.

De Bellator à ONE Championship : le parcours d’un "Funny Man" au palmarès monstrueux

Avant de devenir un symbole de résilience, Ben Askren était déjà une légende des sports de combat. Originaire du Missouri, il a dominé la lutte universitaire avant de se lancer dans le MMA, où son style unique — mélange de pressure fighting, de prises de lutte écrasantes et d’un humour décalé — a marqué les esprits. *"Je ne suis pas là pour gagner des concours de beauté, mais pour gagner des combats"*, répétait-il souvent, provocateur et sans filtre.

Son palmarès parle pour lui :

  • Champion des poids mi-moyens de Bellator MMA (2010–2013), avec une série invaincue de 9 combats.
  • Champion de ONE Championship (2019), où il a soumis Shinya Aoki en moins de 6 minutes, prouvant que son grappling était toujours aussi redoutable.
  • 19 victoires professionnelles, dont 6 par KO/TKO et 6 par soumission, face à des adversaires comme Robbie Lawler (victoire controversée en 2019), Jorge Masvidal (défaite en 5 secondes en 2019, son record de KO le plus rapide), ou Demian Maia (défaite en 2017, mais un combat technique mémorable).


Pourtant, malgré ces succès, Askren a toujours été un personnage clivant. Son style défensif, son manque apparent de puissance de frappe, et ses déclarations souvent arrogantes lui ont valu autant de détracteurs que de fans. *"Les gens m’aiment ou me détestent, mais ils ne m’oublient jamais"*, assumait-il. Une stratégie qui a payé : même après sa retraite en 2019, il est resté une figure incontournable du MMA, notamment grâce à son podcast *"The Funky MMA Show"*, où il décrypte l’actualité avec un humour corrosif.

"Le tapis m’a sauvé la vie" : quand le sport devient thérapie

Ce qui frappe dans le retour d’Askren, c’est moins la performance physique que la dimension psychologique. Après une greffe, beaucoup de patients sombrent dans la dépression, écrasés par le poids de leur nouvelle réalité. Pas lui. *"Le jour où j’ai remis les pieds sur un tapis, j’ai senti que je reprenais le contrôle"*, explique-t-il. La lutte, ce sport qu’il pratique depuis l’enfance, est devenue sa thérapie.

Ses entraîneurs témoignent d’une progression fulgurante. *"Au début, il pouvait à peine faire 10 minutes sans s’essouffler. Aujourd’hui, il enchaîne les séances comme un pro"*, raconte Mike Rhodes, son partenaire d’entraînement et ami de longue date. Mais Askren reste lucide : *"Je ne reviendrai pas en compétition. Mon corps a ses limites, et je les respecte. Mais tant que je peux m’entraîner, je me sens vivant."*


Son histoire rappelle celle d’autres athlètes ayant surmonté l’impossible, comme Jon Jones après ses problèmes de dopage, ou Dominick Cruz après ses multiples blessures. Mais Askren va plus loin : il incarne l’idée que le sport peut guérir, bien au-delà des trophées. *"Je ne lutte pas pour les médailles maintenant. Je lutte pour chaque respiration"*, résume-t-il, philosophique.

L’héritage d’Askren : bien plus qu’un combattant, une leçon de vie

Alors, que retenir de ce retour ? D’abord, que Ben Askren n’a jamais été "juste" un combattant. C’est un conteur, un provocateur, et désormais, un symbole. Son histoire dépasse le MMA : elle parle à quiconque a déjà dû se relever après un échec, une maladie, ou un accident. *"Si un gars avec des poumons greffés peut remonter sur un tapis, alors oui, tu peux te lever de ton canapé"*, lance-t-il, malicieux, dans une récente interview pour Fox Sports.

Ensuite, son parcours pose une question fascinante : jusqu’où la volonté humaine peut-elle repousser les limites du corps ? Les médecins qui l’ont suivi sont unanimes : son rétablissement est *"exceptionnel"*, presque *"inexplicable"*. *"On voit souvent des greffés reprendre une vie normale. Mais revenir à un niveau sportif, même amateur, c’est extrêmement rare"*, explique le Dr. David Weill, spécialiste des greffes pulmonaires à l’Université de Stanford.


Enfin, Askren rappelle que les légendes du sport ne se mesurent pas seulement aux titres. Parfois, c’est dans l’adversité qu’elles se révèlent. *"Je ne serai peut-être plus jamais le 'Funny Man' de l’octogone, mais je serai toujours le type qui a refusé de mourir"*, conclut-il. Et ça, aucun palmarès ne peut le résumer.

Aujourd’hui, Ben Askren n’est plus l’homme qui défiait Jorge Masvidal ou Robbie Lawler. C’est l’homme qui a défié la mort — et qui continue de le faire, un entraînement à la fois. Son retour sur le tapis n’est pas celui d’un combattant en quête de gloire, mais celui d’un survivant qui a choisi de vivre à fond, malgré tout. Dans un monde où les athlètes sont souvent réduits à leurs statistiques, son histoire rappelle une vérité simple : le plus grand combat est parfois celui qu’on mène contre soi-même.
Une chose est sûre : la prochaine fois que quelqu’un cherchera un exemple de résilience, le nom de Ben Askren viendra naturellement. Et lui, quelque part sur un tapis, sourira en enfilant ses chaussures de lutte.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Celtic

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