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Aljamain Sterling remet en cause l’abandon de Tom Aspinall à l’UFC 301 : "Une blessure surévaluée ?"

Aljamain Sterling remet en cause l’abandon de Tom Aspinall à l’UFC 301 : "Une blessure surévaluée ?"

L’ancien champion des poids coqs de l’UFC, Aljamain Sterling , sème le doute sur la légitimité de l’abandon de Tom Aspinall lors de l’ UFC 301 . Après un coup de doigt accidentel dans les yeux, Aspinall a mis fin au combat contre Ciryl Gane dès le premier round, une décision que Sterling qualifie d’"exagérée". En analysant les images post-combat et en comparant avec sa propre expérience controversée (victoire par DQ face à Petr Yan), il questionne la transparence des combattants et leur gestion des blessures. Une polémique qui enflamme les réseaux et relance le débat sur l’éthique sportive en MMA.

L'essentiel

  1. Aljamain Sterling conteste la gravité de la blessure oculaire de Tom Aspinall , estimant que les images ne justifient pas un arrêt immédiat du combat.
  2. Comparaison choc avec son propre passé : Sterling évoque sa victoire controversée face à Petr Yan (UFC 259) pour souligner les stratégies de communication des combattants.
  3. Critique de la réaction d’Aspinall : "Dire je ne vois rien au médecin, c’est sceller son sort", analyse Sterling, proposant des alternatives pour prolonger le combat.
  4. Polémique sur les réseaux : les fans et experts se divisent entre soutien à Aspinall et accusations de simulation, relançant le débat sur l’intégrité en MMA.
  5. Analyse technique : Sterling détaille pourquoi un combattant doit jouer avec les mots pour éviter un arrêt prématuré, même en cas de douleur réelle.

Un abandon qui fait grincer des dents

L’UFC 301 restera marqué par l’arrêt prématuré du combat opposant Tom Aspinall à Ciryl Gane, suite à un coup de doigt accidentel dans les deux yeux du Britannique. Dès le premier round, Aspinall, incapable de poursuivre en raison d’une douleur intense, a signalé son abandon au médecin. Une décision qui, bien que respectée par les règles, a suscité des réactions mitigées. Parmi les voix critiques, celle de Aljamain Sterling s’est distinguée par sa franchise habituelle. Pour l’ancien champion des poids coqs, quelque chose *ne colle pas*.

Sur son podcast The Weekly Scraps, Sterling n’a pas mâché ses mots : "Regardez les images de son œil après le combat. Oui, c’est rouge, oui, c’est gonflé, mais est-ce que ça mérite vraiment d’arrêter un fight pour le titre ?" Une remarque qui vise moins la blessure elle-même que la réaction d’Aspinall. Pour Sterling, la clé réside dans la manière dont un combattant gère la douleur et la communication avec l’arbitre et le corps médical. Un art qu’il maîtrise lui-même… parfois trop bien, comme en témoigne son passé houleux.

"Je ne vois rien" : l’erreur fatale selon Sterling

Ce qui irrite particulièrement Sterling, c’est la formulation utilisée par Aspinall auprès du médecin. "Dire *je ne vois rien*, c’est comme signer ton arrêt de mort", explique-t-il. À l’inverse, il cite son propre exemple lors de l’UFC 259 contre Petr Yan : après un coup de genou illégal qui l’avait sonné, Sterling avait insisté pour continuer, répétant "Donne-moi une minute, je vais récupérer". Une stratégie qui, bien que critiquée à l’époque (certains l’accusaient de *simulation*), lui avait permis de remporter le titre par disqualification.


Pour Sterling, la différence entre les deux situations tient à un détail crucial : la volonté affichée de poursuivre. Aspinall, en admettant clairement son incapacité, a laissé peu de marge de manœuvre à l’arbitre. "Même si tu vois flou, tu dois dire *je peux continuer*, ou au moins essayer de gagner du temps", conseille-t-il. Une approche qui, selon lui, sépare les *vrais guerriers* des combattants trop prompts à abandonner.


Cette prise de position divise. Certains, comme le commentateur Daniel Cormier, ont défendu Aspinall, soulignant que "personne ne peut juger la douleur d’autrui". D’autres, à l’instar de l’analyste Chael Sonnen, ont salué le réalisme de Sterling : "Le MMA, c’est aussi un jeu d’échecs verbal. Si tu montres ta faiblesse, tu perds."

Le syndrome du "coup de doigt" : un classique controversé

Les blessures oculaires par coup de doigt (*eye poke*) sont récurrentes en MMA, mais rarement elles n’ont autant alimenté les débats. Sterling rappelle que des combattants comme Charles Oliveira ou Michael Chandler ont subi des *pokes* bien plus violents sans abandonner. "Oliveira a continué avec un œil presque fermé contre Dustin Poirier !", s’exclame-t-il, avant d’ajouter : "Bien sûr, c’est douloureux, mais est-ce que c’est *impossible* ?"


Le problème, selon lui, réside dans l’inconsistance des décisions. Certains combats sont arrêtés pour des blessures mineures, tandis que d’autres se poursuivent malgré des dommages bien plus graves. "Où est la ligne rouge ?", interroge Sterling. Pour lui, Aspinall aurait pu – et dû – tenter de reprendre le combat après une pause, comme le permettent les règles.


Un avis que ne partage pas Dr. Jeffrey Davidson, médecin spécialiste des sports de combat : "Un traumatisme oculaire peut entraîner des lésions permanentes. La prudence est essentielle." Un argument que Sterling balaye d’un revers : "Bien sûr, mais dans ce cas, pourquoi ne pas donner 5 minutes à Aspinall pour voir si ça s’améliore ?"

Derrière la polémique : une rivalité UFC-PFL en embuscade ?

Certains observateurs y voient aussi une dimension stratégique. Sterling, désormais sous contrat avec la PFL, n’a jamais caché son amertume envers l’UFC après son départ. Son attaque contre Aspinall, star montante des poids lourds de l’UFC, pourrait-elle être un moyen de discréditer la promotion ?


"Non, je critique un comportement, pas une organisation", rétorque-t-il. Pourtant, ses propos tombent à point nommé : la PFL cherche à attirer des audiences, et une polémique impliquant une figure de l’UFC ne peut que servir ses intérêts. Ciryl Gane, vainqueur par TKO suite à l’abandon, est resté discret, mais son manager a glissé : "Tom a fait ce qu’il fallait. Point."


Sterling, lui, assume son rôle de *truble-fête* : "Si ça fait réagir, tant mieux. Le MMA a besoin de débats, pas de bisounours." Une philosophie qui, qu’on l’apprécie ou non, garantit une chose : le sujet ne sera pas clos de sitôt.

Ce que les images ne montrent pas

Au-delà des spéculations, une question persiste : que ressentait vraiment Aspinall dans ces instants ? Les images diffusées montrent un œil rouge et larmoyant, mais pas l’ampleur de la douleur. Sterling, lui-même victime de blessures oculaires par le passé, admet : "Oui, ça fait mal. Mais est-ce que c’est *insurmontable* ?"


Un ancien combattant comme Bas Rutten apporte un éclairage différent : "Parfois, la douleur est telle que tu perds toute coordination. Aspinall a peut-être eu raison d’arrêter." Une nuance que Sterling semble ignorer volontairement, préférant insister sur l’aspect *mental* du sport.


Reste un fait indéniable : depuis cet incident, les appels à clarifier les règles sur les *eye pokes* se multiplient. La Commission Athlétique du Brésil (où se déroulait l’UFC 301) a d’ailleurs annoncé une révision de ses protocoles pour les blessures oculaires. Une petite victoire pour ceux qui, comme Sterling, réclament plus de cohérence.

La polémique lancée par Aljamain Sterling dépasse le simple cas d’Tom Aspinall. Elle révèle une tension plus large dans le MMA : celle entre l’intégrité physique et l’esprit combatif. Si les règles existent pour protéger les athlètes, elles laissent aussi une marge d’interprétation qui alimente les débats. Sterling, en provocateur assumé, a le mérite de poser une question cruciale : jusqu’où un combattant doit-il pousser ses limites ?
Une chose est sûre : cette affaire relancera les discussions sur les eye pokes, ces coups accidentels qui, trop souvent, décident du sort des combats. Et si Aspinall et Gane se retrouvent un jour pour une revanche, les regards seront encore plus scrutateurs… surtout ceux de Sterling.

Article rédigé par SkimAI Révisé et complété par Nakmen

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